vendredi 31 août 2007

Private Psychic Disorder




Parce qu'on a fait 25435469563405924 fois Space Mountain (le premier qui me dit 5, je le tue)

Parce qu'on a fait 34235434645747406794 fois Indiana Jones ("nah mais au bout de la 4e fois, tu sens plus rien")

Parce que Matt est vert et qu'il perd sa peau ("tu crois que c'est pareil que le vomi? quand tu la perds en haut d'un looping, tu la récupères en bas?")

Parce que Matt comprend le russe mieux que moi qui en ai fait 5 ans...

Parce que j'ai MERITE mon serre-tête Winnie et parce que les vendeurs sont tous des MENTEURS: "non, ça se fait plus"

Parce que je suis une "bande d'enfoirés" à moi toute seule

Parce que j'ai eu du mal à dire "fastpass" au début

Parce que les churros c'est bon pour la santé

Parce qu'il y a des caméras qui nous filment en train de "piailler"

Parce que Disneyland révèle les vocations cachées de chacun (Matt en princesse)

Parce que j'ai appris qu'on ne doit crier QUE quand c'est plat ou quand c'est fini, sinon ça sert à rien, franchement

Parce que qu'on ne PEUT PAS gruger la machine à fastpass

Parce qu'ils devraient mettre de petits coussins à tête pour Space Mountain

Parce qu'on ne sait pas rencardés assez vite sur la position de l'appareil photo sur Space Mountain (mais quand on a su, on est devenus trop classes sur la photo, genre sereins attendant la déferlante, m'enfin la fois d'après j'ai ENCORE oublié :p)

Parce qu'on a eu mal aux pieds (enfin, nous dirons plutôt "j'ai morflé ma race" xD)

Parce que j'ai appris par coeur le jingle de High School Musical xD (et on a BIEN compris que Matt n'aimait pas le héros)

Parce que les lucioles sont de sales perverses (en plus yen a plein qui les ont rejoints dans le coin en haut à droite :p ya un clic clac là tu crois?)

Parce que les gazelles avaient le cul à l'air (ou alors Matt a mal vu)

Parce que la San Pellegrino fait très mal aux mains (merci Pepsi, grâce à toi j'ai pu prouver que je n'étais pas une faible femme :p)

Parce que le "problème technique" CA NE PREND PLUS tas de feignasses, on sait que vous prenez votre pause de midi!

Parce que je rentre dans un costume taille 10 ans

Parce qu'il ne faut pas oublier de s'attacher les cheveux AVANT que le truc démarre, sinon on ne te voit pas sur la photo

Parce que même si tu t'attaches les cheveux, capillairement, il y aura toujours ceux qui viennent de faire Space Mountain et les autres

Parce que Matt adorerait avoir les mules de Cendrillon

Parce que le boa jaune poussin va trop bien à Memei

Parce que maintenant j'ai mal à la bouche tellement j'ai dit de conneries (bon j'ai un peu trop crié aussi)

Parce que Memei va se faire tatouer I Love Marketing

Parce qu'on est toujours aussi forts dans notre sport favori: cracher sur les gens ("tain avec vous je redeviens méchante")

Parce qu'ils mettent toujours des désespérés de la vie derrière les caisses

Parce qu'on est le club de Nuggets

Parce qu'il ne faut jamais demander son chemin à Matt... ("DANS TON CUL")

Parce que les beaux mecs, donc, on les trouve DANS MON CUL (j'avais jamais pensé à cette possibilité là, m'enfin jvais y réfléchir...)

Parce qu'après 1 an sans se voir, le Losers' Club est (presque... quoique... :p) au grand complet et qu'il n'y a que ça de vrai (*petite minute d'émotion*)

Parce qu'on attend tous janvier pour faire sa fête à mon appart :)

Parce que tout ça (oui, je récapitule)...

...ben je me rends compte que j'ai tout ce dont j'ai besoin :)

Et aussi longtemps qu'il y aura un truc aussi énorme, ça me donnera envie d'avancer... de décrocher un métier à fric et de pouvoir retourner à Disneyland tous les jours :p

dimanche 26 août 2007

Sexy quotes : cuz life is too short to be blind

Daphne: Don't tell me that you've never used sex to get what you want
Frasier: Men can't use sex to get what we want. Sex *IS* what we want.
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Grab them by the balls -- the hearts and minds will follow.
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Women can fake orgasms. Men, on the other hand, can fake whole
fucking relationship.
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I'd call him a sadistic, hippophilic necrophile, but that would be
beating a dead horse.
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Chastity..the most unnatural of all the sexual perversions....
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Lister: Love is what separates us from the animals
Rimmer: No, Lister -- what separates us from animals is that we don't use our tongues to clean our genitals.
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1. Life's too short to drink cheap beer.
2. It isn't dancing if I can't hold her close.
3. Stupid people shouldn't breed.
4. Children are a sexually transmitted disease.
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mardi 21 août 2007

Flood

Je reçois quelques lettres, les lis avec une sorte d’urgence propre aux jours-à-ciel-bleu, puis les range pêle-mêle dans un tiroir, sans y avoir compris un traître mot.

La frénésie des beaux jours, ceux où le soleil est enfin franc, où la chaleur imprime sa marque sur la peau, le ciel bleu clair, comme repassé, sans la dentelure d’un nuage. C’est là que je m’achève.

Les heures du matin sont les plus sincères, peut être parce qu’il fait encore trop frais pour que l’on soit tout à fait fort.

« Le Temps, c’est le moyen qu’a trouvé la nature pour que tout ne se passe pas en même temps. »

A midnight pizza dream

Une seule chose est sûre : Il, comme Lui, comme les rares corps vraiment aimés, donne sa forme au paysage. Quand je les attends, la ville se referme. Elle s’ouvre avec leur sourire.

Après avoir retourné le mot dans tous les sens, l’avoir soupesé, tâté, inventé quelques synonymes aussitôt repoussés, je me décide. Essayer des mots comme des chapeaux, qui ne vont guère, m’entassent : je suis trop petite pour porter le désespoir avec élégance. Désespoir fait décidément trop prétentieux, solennel. Non, rien à faire : depuis 17 ans, je suis dans le désarroi.

Je ne supporte plus de ne rien envisager, de vivre dans un sable de sensations, heureuse simplement quand un recoin de soleil effleure une vitre, quand l’eau brille dans les verres, quand une main nue se pose à mon cou. J’ai l’impression de voler chaque seconde, d’avoir pour toute morale un « toujours ça de pris » consternant. Oui, la chasse à la joie à présent me désespère, elle aussi.

O.B. Again

« Lors de la disparition, aussi intempestive et silencieuse, de Rémi, Nathalie déjà m’avait prévenu. Tandis que je lui expliquais que je demandais de moins en moins à mes amants, que leur présence seule me suffisait, et que je me croyais devenu assez facile à vivre, elle protesta : c’est justement cette sérénité, cette acceptation immédiate de ce qu’ils sont, ce manque de demande qui les rejette, finalement les exclut.
A prétendre sans cesse offrir, sans rien demander, je gagnerais sur tous les tableaux, m’isolant finalement tout en me payant le luxe de la générosité. Je placerais autrui, d’emblée, dans une dépendance que je me refuserais à vivre. Supportant caprices, palinodies, cédant aux demandes, admettant sans réserve aucune ce qu’ils sont, je me maintiendrais, selon elle, dans une position inaccessible. »

A l'Ouest d'Eden, ou quand James Dean tombe la chemise

En relisant Barbarant, je m’étonne de le voir citer Levinas, inscrit au programme de SHS cette année, avec son hilarante tirade sur l’épiphanie. L’Autre est sous ma responsabilité dès qu’il me montre son visage : je ne peux pas Le tuer. Encore quelque chose qui nous lie, cet écrivain que je ne connais qu’en mots, et moi, qui le rêve de loin.

Le corps pour me distraire, des livres, les livres pour me défaire des lèvres… la roue tourne. Je ne fais rien de moi, ni du temps qui me reste, ni de ces feuilles que je parcours, étonnée de leur dérisoire répétition.

« Se faire une beauté » : décompte assassin de nos hideurs.

Trouvé par hasard un acteur danois ou suédois (?) qui ressemblait à Gaël. Je pourrai voir plus souvent ces lèvres en forme d’ailes, l’acier coulant du regard, quelque chose entre la Bête et son reflet, il y a tellement de force qu’il finit par ne plus lui ressembler du tout.

Ciel tavelé de gris et de noir. Pas le moindre saignement d’étoile. Je ne sais plus vers où crier « je t’aime ».

Mais moi, vous savez, l’Eden, je m’en fous…

I'm your girl

Ce qui se déchire, ce qui lacère, se pulvérise, ce qui tremble ; ce qui s’émiette ou vacille, ce qui ruisselle et s’éparpille, palpite et scintille ; ce qui s’éteint, ce qui hésite – ce qui meurt. Je ne suis capable d’attention que pour l’instable et l’irisé.

Coquelicots : chaos de lèvres dans un champ.

Ma bataille est celle du temps : c’est vrai pour cette mélancolie où je m’effondre régulièrement, esprit fondu, bras ballants. Vrai pour le goût de l’amour : vitesse, précipitation. Ce n’est ni le sens, ni même la chair, mais le feu, qui vous arrache au passage, cloue au sol le corps et le présent. Quand le cœur s’affole, le temps semble soudain se taire : c’est nous, pour une fois, qui le comptons.

L’intérêt que je peux éprouver devant ce genre de phrases, qui sont, à proprement parler, des « phrases » : j’en ai pleine conscience, et il y a cependant, la nécessité de les écrire, comme si – et c’est le cas – le fait que le temps passe ne me suffisait pas, comme si la mise en mots la plus précieuse qui soit le dotait encore de certaine profondeur… Tout cela lourdement formulé, mais exact : je suis sans cesse de l’autre côté des choses, du côté où la réflexion du langage donne sa couleur à ce qui pourtant en dehors d’elle resplendit.

Je voudrais que son sourire ne se déplie que pour moi, encore et encore…

Transfert

Il y a des gens qui nous électrisent dès le premier regard, nous piègent au premier contact, nous lient par leur voix. Il y a quelque chose en eux qui déchire le voile, il n’y a d’un coup plus de gêne mais une curiosité subite, un désir viscéral de plaire, une espèce d’urgence soudaine de n’être plus que soi. Il n’y a pas tout le complexe protocole que l’on met en place pour mieux s’en déshabituer ensuite, du mur qu’on élève soi même pour respecter les convenances, des rôles pleins de tact et de prudence, des escaliers à gravir progressivement. Tout n’est qu’instinct, réflexe, ça relève plus d’une passion qu’autre chose, un échange presque charnel d’émotions, tout devient naturel, presque animal, vivant.

Amor Amor pour Lui. Une goutte sur la manche et j’ai l’impression qu’il est près de moi, que je porte ses vêtements, et je dors en serrant ma chibi-peluche contre moi (!). Je brûle.

Tout est tellement triste lorsqu’on tire sur le fil qui nous unit. Il devient si ténu que je n’arrive plus à sentir s’il pense à moi ou pas :p D’ailleurs je ne suis plus sûre de rien, je n’entends plus l’air vibrer autour de lui, je ne m’entends plus ressentir, je ne me connais plus.

« Pourquoi le désir renaît-il dans un couple ? Il ne renaît pas, voyons, il fait semblant. Il a pitié du temps qui passe, il sourit à ces deux bougres qu’il a eus jusqu’au trognon, jusqu’à leur dernière illusion, à travers tous les âges, encore ensemble malgré les anathèmes et les embrassades volées, encore à s’aimer d’un amour sans feu. Allez-y, prenez-vous. C’est bien simple, il suffit de fermer les yeux : il était une fois… » Je ne veux pas grandir, je veux aimer toujours, cristalliser cette flamme qui brûle encore un peu, doucement, elle a besoin de lui, besoin…

On ne caresse pas l’eau. C’est bien dommage.

Cette nuit froide, encore, rugueuse.

samedi 18 août 2007

Celui qui me jouera ces deux morceaux, j'en ferai mon mari, avec des enfants et tout s'il le faut vraiment (ben s'il veut rester que pour les enfants je comprendrais mdrrr)






vendredi 17 août 2007

Et à la fin, tout le monde meurt. Les fantasmes résistent très bien au temps qui passe.
Attention, copier-coller des articles de ce blog peut entraîner des maladies graves.

samedi 11 août 2007

I Could Have Dance All Night


Entre nous soit dit, je suis distraitement heureuse. Tant qu'il s'agit de ne pas y penser, il y a quelque chose de franchement extatique.

Sinon, non, évidemment.

mercredi 8 août 2007

mardi 7 août 2007

Somewhere between your arms...

Un jour, Peter Pan a dit :

"Rêve ta vie en couleur, c'est le secret du bonheur"

Certes, Peter Pan-porte des collants verts et se prend-pour un deltaplane. Comme quoi niveau citation c'est pas Descartes mais quand même.

Je crois qu'on est déjà trop vieux pour rêver, la date limite c'est 8 ans. Après 8 ans normalement, t'as compris que le père Noël, la petite-souris et même les minikeums, c'était pas vrai. Et c'est là que t'as réalisé que t'avais déjà du mal avec les additions alors pour devenir cosmonaute t'allais bien ramer.

Et les gens s'efforcent de flinguer tes rêves en te ramenant tout le temps à la réalité. Mr Tronchdecake fait partie de ces gens là. Mr Tronchdecake, comme son nom l'indique, travaille à La Poste. Il a une tronche de cake de compèt', avec pas de cheveux sur le dessus. Mais Mr Tronchdecake est astucieux, il a ingénieusement regroupé tous ses ptits poils de tête sur le haut de son crâne, pour créer une illusion capillaire. Et Mr Tronchdecake a besoin de 26mn pour te vendre 4 timbres. Les " Mr Tronchdecake " sont aussi disponibles en " Madame Facederat ", vendeuse à La Fnac. ("non, ici c'est la caisse 10 articles minimum") Nan, ça n’incite pas au rêve.

Alors j'ai pas le droit de faire un vœu quand je trouve une coccinelle parce qu'elle va très probablement se faire bouffer par un moineau dans la journée? (ou me voler dans l'oeil, je sais pas) (et qu’accessoirement j’ai peur des coccinelles)
J'ai pas le droit de faire un génocide de pâquerettes dans mon futur bac à plantes pour savoir si oui ou non je vais me marier avec Sid Vicious (mort depuis 1979, rappelonsse-le) parce que les chiens ont déjà fait pipi sur toutes les pâquerettes du monde mondial? (j’habite au premier étage entre nous soit dit)
J'ai pas le droit de verser ma ptite larmichette quand ils mettent la maman de Dumbo en prison (« à 17 ans, merde, un peu de dignité Lothie ») et les gens ont le droit de pleurer comme des bœufs devant France - Italie?



BAH C’EST POURRI. Je déclare présentement ouverte la Journée Du Tout Le Monde Dit Qu’il En A Marre. (JDTLMDQEAM)


Ps. Pourquoi est-ce que c'est toujours quand t'as plus un centime que le best of de _ _ _ _ _ _ _ _ sort en édition limitée ( faut que tu mettes le nom du groupe sur lequel tu trippes à mort in ze pointillés… Oui, ya des effets spéciaux monstrueux, on sent la grosse production hein) Tu sais, les périodes creuses où il te reste 47 centimes dans ton portefeuille et que tu t'auto-fais pitié. Bah voila c'est ça.

[Add.

Il y aura sans doute d'autres lendemains
Que ceux que nous caressons jalousement en rêve.
D'autres amis, d'autres amants, d'autres vins
Effleureront nos existences déjà trop brèves.

Mais seul importe qui présentement fait envie
Qu'une chair danse tout contre la notre qui saigne
Bien trop de temps est passé sans mordre le fruit
De l'arbre difforme que le poison de l'amour baigne.

Poison, en vérité, nourri de promesses traîtres!]

pps. Alexandre, dans son effort de définir les choses: un idéal qui nous rendrait malheureux...
Un jeune à gueule, entre Gaspard Ulliel et Adrien Brody, doublé d'un Iggy Pop bien conservé dans l'acide. Quelque chose de cérébral mais d'inutile, une intelligence mal placée, complet décalage au monde que seul un homme véritablement doué peut entretenir. Double face, double jeu, angélique et pervers. Scalp sombre et yeux clairs. Lothie et son bourreau.

dimanche 5 août 2007

I am Jack's smirking revenge.

I'm Lothie's horny feeling.

mercredi 1 août 2007

Interprétations modernes

"Si on s'inquiète de ce que j'ai voulu dire dans tel poème, je réponds que je n'ai pas voulu dire, mais voulu faire, et que ce fut l'intention de faire qui a voulu ce que j'ai dit..." P. Valéry