
Il y a eu ce délire du vent froid, la lumière crue, qui m'a remise au monde. Il y a eu ce battement du plaisir, dans le cou, qui m'a faite chavirer de nouveau. Il y a eu cette intuition, comme une autorisation de recommencer à vivre.
Cette moue de petit garçon dans ses chemises impeccablement repassées... Insupportable. Presque douloureux.
Quelques nouvelles, pas de nouvelles. Entre nous, c'est lorsque j'ai abandonné l'attente que tout s'est enchaîné petit à petit, s'est mis en place avec un certain soulagement, le fait de ne plus avoir à forcer les situations m'épargne beaucoup de la vie.
Je recommence à me supporter, petit à petit. Et de nouveau à faire la fête pour la sensation d'absolu que je ressens lorsque je suis avec eux, non plus pour me détourner de ce que je ne veux plus voir. Il me réapprend à regarder les choses en face.
Délicate balance financière. Autant dire que je suis grave dans la merde, le chèque ne sera envoyé que début février. Comptons sur le hasard de la destinée (mais c'est vraiment n'importe quoi).
