mercredi 14 janvier 2009

You'll never belong to me.


Screaming your name on the microphone
Going back home all alone
Listen to the tunes that you sent to me
Listen to them good company
Come and attack me, it's not gonna hurt
Fight me, deny me, if I fear when you're close
Let's make love and listen to death from above


Une nuit de sommeil et mon corps se sent toujours aussi lourd et cotonneux. Je passerai sûrement cette journée au lit, à écouter ces chansons qui m'avaient fait me lacérer les poignets et les mains, mon dieu que j'étais faible il y a quelques années de ça. Maintenant ça me donne juste envie de me pendre.

Je hais le fait d'être complètement lunatique, de passer de l'extase la plus intense eu mode "putainviedemerde" en quelques minutes. J'imagine ce que mon autour doit subir, pardonnez-moi de vous déchirer ainsi, de mes petites mains tremblantes. Je vous tue, je vous secoue, je vous abandonne. Amen.

Je relis Lolita, lentement, pour les "brûlante et soyeuse doucette", "affreux désastre", "cour inondée de poussière". Je sais ce livre, ses multiples identités, "périlleuse magie des nymphettes", je sais sa fin misérable comme nous autres. Ce livre, je l'aime et je le hais, car tout délectable qu'il est il sera toujours celui pour lequel Nabokov sera applaudi, alors que l'ô (?) combien plus riche, ohmondieuohmondieu, Ada, lui... Ada ada Ada Ada ada... J'ai l'impression d'avoir respiré l'odeur de ma chérie, cette petite héroïne à la nuque duveteuse et aux jambes maigres.

J'ai envie de me rendormir, la tête sur tes genoux, la capuche rabattue sur mes yeux. Ainsi, je ne vois plus le monde, et il y a une sorte d'apaisement dans tout ça.

Je veux voir la mer.