
Je suis coincée. Dans une espèce de comportement primaire et régressif. Je sais que l'amour est quelque chose de simple, d'évident, paraît même qu'il rend heureux. Mais je ne suis pas sûre d'en être capable. Je ne sais même pas si je le mérite.
(Il faut toujours se méfier des gens qui trouvent que la vie est belle, et qui surtout se sentent obligés de le crier au monde entier plusieurs fois par jour).
Pour qu'éclate de joie chaque heure et chaque jour. Parfois je voudrais monter sur scène et chanter, savoir seulement ce que c'est que cette exaltation qui transforme sa face de cheval, à Jacques Brel. Putain qu'est ce que c'est bon, de laisser brûler sa cigarette en gueulant "ALORS SANS AVOIR RIEN D'AUTRE QUE LA FORCE D'AIMER NOUS AURONS DANS NOS MAINS AMIS LE MONDE ENTIER". J'ai même ouvert la porte et gueulé dans la cour. Jte pète les genoux, syndic. T'avais qu'à pas vouloir entrer chez moi à 4 heures du mat. Vive le Che.
Et je vais officiellement mourir de faim dans ma putain de grotte, mes parents ne répondent pas à mes mails désespérés du genre "MAMAN JE SUIS TA FILLE NATURELLE TU PEUX BIEN M'ENVOYER 300 EUROS (ou 30 si t'as pas assez, je comprendrais, juste pour m'acheter de la viande, j'ai l'impression de plus trop savoir ce que c'est...) SINON JE VAIS DEVOIR
