jeudi 26 février 2009

Je renais de l'aile gauche.


"Il me faudra me résoudre à accepter que je mourrai un jour sans avoir compris ce qu'il y a de si essentiel pour moi dans les fichus superposés du ciel, les gouttes de pluie sur les carreaux, les coups de fouet en pleine âme que nous font le chant des hommes, et la lumière de leur regards." O.B.



Hier, je sombre rapidement sur Phil Collins, en en pensant à rien, rien excepté quelque chose qui m'obsédait, par vagues, et que j'ai déjà oublié.

Fabuleux contraste avec ces dernières semaines ou rien - absolument rien, n'arrive à capturer mon attention plus de quelques heures. Je perds l'intérêt pour tout ce qui m'entoure, rien ne me retient plus d'un jour, même des changements importants dans ma vie, même ce que je retrouve après tant de temps. Etat de semi-veille, je joue, je contrefais, je minaude. Mais rien ne s'éveille.

Qu'en rêve.

J'ouvre mon Ada, ce matin, comme j'ouvrirais un nouveau jour. Les photos s'en échappent. Petits tombeaux à la gloire des brefs instants où l'on aurait eu le sentiment, inexplicable, d'exister un peu plus, et même pas un peu mieux.

J'en pleurerais.


Puisque ne me retiennent, semble-t-il, que l'inadéquat, l'inconfortable, que je ne m'éprends jamais que des chairs qui m'échappent...

Les gens me fatiguent a être aussi fatalistes. Comme si le monde pouvait s'écrire.

Une pensée a quelqu'un qui peine a prendre des risques. Je ne l'envie pas. Je n'ai plus rien a perdre. Vraiment plus rien.

Je ne m'engage plus. Il ne s'agissait que d'un jeu. Il paraît que je me donne trop de mal.



Et de saluer, comme d'un sanglot, la claire maladresse
Contre un mur de béton, de vos premiers baisers.



Il faut du temps pour renaître. Semblable à soi-même.

mercredi 25 février 2009

Les Poupées Russes

"C'est quoi ce bordel avec l'amour, là? Comment ça se fait qu'on devient dingues à ce point? T'imagines même pas le temps qu'on passe à se prendre la tête là dessus. T'es seul, tu te plains. Est-ce que je vais trouver quelqu'un? Est-ce que c'est la bonne? Est-ce que je l'aime vraiment et est-ce qu'elle m'aime autant que moi je l'aime? Est-ce qu'on peut aimer plusieurs personnes dans sa vie? Pourquoi est-ce qu'on se sépare? Est-ce que qu'on peut arranger les choses quand on sent que ça se barre en couilles? Toutes ces questions à la con qu'on se pose tout le temps. Pourtant on ne peut pas dire qu'on y connait rien, on est préparés, quand même. On lit des histoires d'amour, on lit des contes, on lit des romans d'amour, on voit des films d'amour, l'amour l'amour, l'amour!"

jeudi 19 février 2009



OHMONDIEU. Bon, OK, ils sont pas au top de la sexytude. *pleure*


I know your eyes in the morning sun
I feel you touch me in the pouring rain
And the moment that you wander far from me
I wanna feel you in my arms again

And you come to me on a summer breeze
Keep me warm in your love and then softly leave
And its me you need to show

Chorus:
How deep is your love
I really need to learn
cause were living in a world of fools
Breaking us down
When they all should let us be
We belong to you and me

I believe in you
You know the door to my very soul
Youre the light in my deepest darkest hour
Youre my saviour when I fall
And you may not think
I care for you
When you know down inside
That I really do
And its me you need to show

Lie down. Breathe. Live. NOW!


Bon, sinon, voilà. Je passe mon temps à écouter "How deep is your love" des Bee Gees. Je ne sais plus vraiment si ça me rappelle mon père ou A-kûn. Les gens qui me manquent, surement. Finalement, avec le recul, c'est moins angoissant, il faut seulement que j'apprenne à canaliser mes passions, et me mettre dans la tête que je ne peux pas avoir le beurre et la baguette, toussa toussa.

J'ai bien trouvé, moi, de toute façon. J'ai de nouveau envie de vivre ma vie comme je l'entends, ses angles se sont arrondis à un regard, la douceur s'est répandue comme l'eau savonneuse qui laverait un parquet ensanglanté. Je suis neuve, je suis propre, je m'attache à nouveau. Je réapprends à aimer ce qui m'attend. Les soirs où je suis en retard, le capharnaüm qui ronge l'appartement petit à petit, les nuits où je me blottis, les nuits où je l'entends parler dans son sommeil ("c'est à toi que je parlais, patate"), les matins où je me réveille avec des stations improbables. Je sens que l'hiver a disparu depuis décembre.

Tiens moi par la main, parfois, ça me ferait plaisir.

Tu m'as menti. [Feel all my hate and sorrow]


Encore.

Tu m'avais promis qu'on serait toujours là l'un pour l'autre. Tu m'avais promis qu'on se marierait, qu'on aurait des enfants et qu'on vieillirait ensemble (sisi, il y a longtemps, là). Tu m'avais promis que je pourrais t'appeler n'importe quand, n'importe où pour te pleurer ou te rire dessus. Tu m'avais promis que j'étais la mieux. Tu m'avais promis qu'on était au-dessus et qu'on le resterait. Qu'on était plus que du sel qui se dissout.

Tu ne m'as jamais promis l'amour éternel, mais je t'avoue que j'ai bien failli y croire.

Mais surtout.

Tu m'as promis que tu ne m'oublierais pas.

Et.

Maintenant. Maintenant, tu m'a flanqué cette gifle dans la figure. Et tout est en train de disparaître. Cette fois ci c'est pour de bon, et ça me fait peur. Il n'y aura plus cette espèce de.

Du coup, ça me déprime de penser à toutes ces heures, toute cette énergie, toutes ces faussetés que je vais devoir déployer, du moins au début, pour devenir aussi proche de quelqu'un que tu l'as été de moi. Même pas envie de commencer. Mais c'est pas comme si tu m'en laissais le choix.

mercredi 4 février 2009

Cover Boy.


C'est comme le printemps, désormais.

Le risque que l'on prend, à n'attendre rien des gens, c'est qu'effectivement il n'en sorte rien. Il y a certaines choses qui se défont naturellement et comme je m'étais promis de vivre légèrement, doucement, sans me précipiter ni analyser les choses, et bien, il est fort possible que la chimie se soit dissoute d'elle même. Peut-être même qu'elle n'existait pas au départ. Je vais peut être abandonner, tellement ses défenses sont impénétrables.


Mon appartement est tout juste assez grand pour déambuler en dansant.


Je crois que si je lui annonçais que j'ai rencontré un garçon, qu'il est brun, qu'il a les yeux noirs et qu'il est beau comme un dieu, presque tout son contraire, il me tuerait et ensuite il se tuerait. Il aurait très mal au coeur, comme moi j'ai eu. Il pleurerait un dimanche soir, sans s'arrêter, contre le frigo, dans la douche, devant l'ordinateur, assis sur le lit, par terre, il aurait mal au ventre, il voudrait vomir et mourir. Il tremblerait, son coeur n'aurait jamais eu aussi mal. Puis il se calmerait parce qu' il n'aurait plus de larmes à sa disposition. Il accepterait la dure réalité de la vie mais elle n'aurai plus de sens pour lui, et à partir de ce jour il recommencerait à vivre, mal. Je voudrais l'ébranler, mais je crois que même quelque chose d'aussi énorme ne servirait à rien. On se parle de moins en moins, je ne veux pourtant pas qu'il s'éloigne, envie de le retenir par la main, comme la fois où je l'ai mis dehors et que je ne pouvais pas courir après lui parce que j'étais en chaussettes et qu'il pleuvait. N'oublie pas de ne pas m'oublier.

Il est temps d'abandonner l'idée de rencontrer quelqu'un avec qui je puisse m'accorder. C'est juste IMPOSSIBLE. En plus, je redécouvre Hendrix, sans m'énerver, c'est aussi dur que d'arrêter de fumer.

mardi 3 février 2009

Lost days.


Je laisse traîner cette faim de lui, ça s'amplifie de minute en minute. Montre-moi ce sourire moqueur, encore. Laisse-moi penser qu'il ne se déplie que pour moi.