jeudi 25 septembre 2008

Ad vitam aeternam.

Haha, tu ne le sais pas encore, mais je vais te voler un baiser, puis une gifle, puis un deuxième baiser, que je poserai par dessus ton chavirement.



M'enfuir en posant ma vie quelque part dans un coin, comme on abandonnerait le fruit d'un larcin.

Tu m'as rappelée que je t'avais promis de mieux faire. Essayons. Après, on ira se balader à Noisiel, pour que tu tombes dans le lac, encore. J'ai beaucoup de tendresse envers ce mouvement compulsif de ta main, lorsqu'elle sursaute, presque surprise de tenir une cigarette, un stylo, entre deux doigts, comme tu tiens ton existence et la mienne, comme ça, entre deux doigts, fragiles.

Je devrais me tourner vers d'autres, je finirais bien par leur trouver quelque chose.

lundi 22 septembre 2008

L'énormité de l'amour par le corps.


L'air est vibrant autour de moi, et toute sensation est comme prétexte au plaisir. Ce vent qui court sur ma peau, c'est ton souffle qui effleure ma nuque. Je sens leur regard posés sur moi, comme autant des tiens.

“Devenir immortel… et puis… mourir”

Il y a ce reflet d’un moi.

Il y a cette envie ici et cet autre ailleurs. Cette chaleur dans le ventre ce soir.

Il y a cette ressemblance troublante si je n’étais pas cette fille aujourd’hui. La vie est une garce qu’on aime malgré tout.

Je lis, j’écoute cette vie défiler, ce goût à petites doses qui réveille mon impatience, les émois de ces derniers jours. Viens avec moi courir pieds nus dans l'herbe. Viens contre moi, poser ta voix dans mon cou, je sais comment te réchauffer. Des morceaux de l’un, des tranches de l’autre, nous ne sommes que des instants, un passage, des bouts de vie. Nous ne sommes rien et ce tout qui nous bouffe.

Ce soir, j’emboîte les morceaux de ce puzzle. Je lis et relis l’éphémère.

Et je t’imagine, tout habillé des odeurs de la forêt… ce petit cœur à la noisette.

Attache-moi encore. Ne laisse pas ces marques s'effacer.

jeudi 18 septembre 2008

"Ce que tu portais. Quelques gouttes de Shalimar."

Dead Disturbia.


Il est de ces jeunes gens qui aiment poser en vie, narguant les esprits obtus et les plus prudes d'entre nous. Leur enveloppe futile exhale un parfum d'interdit, un air nonchalant d'une violence extrême, celle qui attise le désir animal et voile le regard, la bouche entrouverte et le souffle court, brûlant. Intouchable.
Je nomme violence une audace au repos, amoureuse des périls. On la distingue dans un regard, une démarche, un sourire, et c'est en vous qu'elle produit des remous. Elle vous démonte. Cette violence est un calme qui vous agite. Sa délicatesse surtout était violence. Comme un baiser suivi d'une gifle.


Le bien, le mal, les principes, les croyances, les règles, la culture, la soumission, l'éducation, le respect, la normalité, l'autorité, les valeurs, la sagesse; je commence agréablement à m'en défaire sans tomber dans le côté obscur et ça fait autant de bien qu'un grattement impulsif. C'est bon de prendre du recul sur toutes ces choses, (qui certes ne te disent peut être rien) faire le tri sur ce qui compte vraiment aussi égoïste que ça puisse être, et en tirer la conclusion de vivre pleinement avec le moins d'hésitation possible.
Sèche tes larmes et passons à autre chose, ce fut une lecture incompréhensible émouvante pour toi aussi, je comprends.


L'un des pires paradoxes qui puisse exister, ce sont les gens moches et cons (jusque là tout va bien), mais qui, en plus de tout, sont égocentriques, salauds et calomniateurs. Ce n'est pas dans l'ordre des choses. Il y a comme une erreur quelque part ; un gros bug dans le système. Quand rien ne nous prédestine à être aimé, la moindre des choses serait de rester humble.

Je côtoie coexiste avec ce genre d'individus.

J'étais entré dans le monde facultaire avec à l'idée que je rencontrerais des gens intéressants, distingués, matures. Des personnes qui ne rechigneraient pas à visiter des musées ou à lire des bouquins oubliés de tous, avec qui j'irai boire un café rue du Bac, avec qui j'irai écouter les jazzbands de rue en sirotant un thé au jasmin les après-midi de juillet, au Jardin de la Villette (je m'emporte?). Des personnes qui s'émouvraient devant les nus de Ingres et devant un lever de soleil où nous serions couchés dans l'herbe humide. Des personnes qui assumeraient un style différent et excentrique. Ce genre de personnes qui sortent du lot, que l'on remarque tout de suite et qui vous charment dès le premier coup d'oeil.

Au lieu de ca, je me coltine des êtres banals BANAUX et fades. J'évolue depuis des mois dans un environnement corrompu par la normalité, gangréné par des esprits cloisonnés et primaires. Je vomis la platitude, l'uniformité. Tout cette monotonie, je la conchie.


Tu es devenu inaccessible, à jamais, je ne t'en désire que plus.

Reviens, et nous ferons de la vie un luxe, comme autrefois, les lumières éblouissantes, les trompettes qui retentissent, comme un amour sans fiel, et nos lèvres abandonnées, le coeurs qui s'arrete, reprend, s'arrête, reprend, s'arrête, reprend, veuillez continuer jusqu'en bas de la page, s'il vous plaît.