dimanche 20 juillet 2008

Moi les émissions culinaires ça me rend folle. ON DIRAIT QUE JE PEUX LE FAIRE. Mais non.

Atelier Alechinsky.


Why do you ignore
That we both felt like this
Before it starts to show
We're all the same
And love is blind
The sun is gone
Before it shines


Photos et vidéos matinales. Dernières embrassades, étreintes désespérées, recommandations de dernière minute, ne laisse pas ta vaisselle traîner dans l'évier, range ta chambre, passe l'aspirateur, on va se revoir, on va se revoir, on est pas loin (!), on t'appelle de l'aéroport, sois sage.

Je les regarde partir.

J'attends d'avoir fermé la porte avant d'éclater en sanglots, sur les marches, contre rien, mes bras encerclent le vide.

Le paquet de cigarettes ouvert, anecdotique, sur le parquet. Je joue avec, distraitement. Je respire l'odeur du tabac, ma mère à peu à peu recommencé à fumer, mais elle ne sent pas la cigarette. Je veux retrouver ma mère.

Je sors sur le seuil, devant la traînée blanche laissée par le destop, et je fume la seconde cigarette de ma vie, le pouce en deuil (foutue protection des briquets). Je m'étrangle au milieu de mes larmes, j'essaye d'avaler cette fumée au goût de poubelle brûlée. J'ai pensé à finir le paquet, je me suis arrêtée à ma 3e, le coeur en cendres.

Ca se finit lentement. Je sors pour acheter des affiches, j'ai besoin de marcher un peu.

J'ai envie de le voir. Douche froide.

Je passe 2 heures au téléphone, je m'épanche, le mal s'évanouit. Je respire.

vendredi 4 juillet 2008

So close yet so far away.

jeudi 3 juillet 2008

Vivre comme il faut.

Plonger la main dans le vide qui m'emplit, m'arracher le coeur par la gorge.

"Ne sait pas exactement « ce qui le possède et le pousse à dire à voix haute », comme disait l’autre – mais demeure certain que la qualité d’une écriture ne saurait tenir qu‘à la profondeur de l’intimité qu’elle atteint."

Oui-da, quelle intimité.

L'illusion rétrospective, qui change ma vie en destin.

Ecoutez-le danser. La poésie lui a prêté son souffle.
I can't resist. Je suis obsédée par ces péchés de désir.

You told me that you'd never leave my side again.


...après les coups de minuit, l'entre-deux jours, écouter le ruissellement de la pluie sur l'herbe, contempler les astres et surprendre le discret murmure du vent, comme autant de voix qui ne meurent jamais. Nos cœurs ont chevauché ensemble, uniques. Il y eut ces brillants instants d'hébétude et les souvenirs, fantômes de la veille. Ces souvenirs que l'on emprisonne, ces fragments de vie, lumineux, que l'on s'interdit d'oublier, que l'on désire voir défiler devant nous avant l'ultime expiration.

mercredi 2 juillet 2008

Why are you lying to me?


I've tried everything and this is dying. I know that I'm pushing you away.

J'ai toujours eu des périodes d'intenses passions. Je me souviens de ces moments passés dans les bibliothèques de la ville, le nez enfoui dans des bouquins ésotériques poussiéreux (J'ai pratiqué le vaudou sur certaines personnes, ai conversé avec un esprit un soir de février et ai un jour arrêté la pluie à l'aide d'un grimoire de poche. A moins que ça n'ait été qu'une pure coïncidence météorologique), ou de ces longues après-midi de chasse au trésor que j'organisais avec des amis que je n'ai d'ailleurs jamais revus.

J'en parle avec nostalgie. Parce qu'avec le temps, je commence à croire que nous nous abrutissons grave. Qui aurait pu croire que la gamine sage, intéressée de tout, sans cesse armée d'un bouquin, oui, qui aurait pu croire qu'elle serait devenue le personnage arrogant, superficiel et blasé que je suis à présent.

J'aime les beautés insultantes, le vin épais, les champs de blé, les regards hautains, les bruns, j'aime l'odeur qui émane de la nuit, le vacarme du silence, les belles mains, la ligne pure d'un cou, j'aime l'argent, les passions, l'ivresse et l'éclat de la mort. Ainsi cela est dit.