
"Il me faudra me résoudre à accepter que je mourrai un jour sans avoir compris ce qu'il y a de si essentiel pour moi dans les fichus superposés du ciel, les gouttes de pluie sur les carreaux, les coups de fouet en pleine âme que nous font le chant des hommes, et la lumière de leur regards." O.B.
Hier, je sombre rapidement sur Phil Collins, en en pensant à rien, rien excepté quelque chose qui m'obsédait, par vagues, et que j'ai déjà oublié.
Fabuleux contraste avec ces dernières semaines ou rien - absolument rien, n'arrive à capturer mon attention plus de quelques heures. Je perds l'intérêt pour tout ce qui m'entoure, rien ne me retient plus d'un jour, même des changements importants dans ma vie, même ce que je retrouve après tant de temps. Etat de semi-veille, je joue, je contrefais, je minaude. Mais rien ne s'éveille.
Qu'en rêve.
J'ouvre mon Ada, ce matin, comme j'ouvrirais un nouveau jour. Les photos s'en échappent. Petits tombeaux à la gloire des brefs instants où l'on aurait eu le sentiment, inexplicable, d'exister un peu plus, et même pas un peu mieux.
J'en pleurerais.
Puisque ne me retiennent, semble-t-il, que l'inadéquat, l'inconfortable, que je ne m'éprends jamais que des chairs qui m'échappent...
Les gens me fatiguent a être aussi fatalistes. Comme si le monde pouvait s'écrire.
Une pensée a quelqu'un qui peine a prendre des risques. Je ne l'envie pas. Je n'ai plus rien a perdre. Vraiment plus rien.
Je ne m'engage plus. Il ne s'agissait que d'un jeu. Il paraît que je me donne trop de mal.
Et de saluer, comme d'un sanglot, la claire maladresse
Contre un mur de béton, de vos premiers baisers.
Il faut du temps pour renaître. Semblable à soi-même.
