
I've tried everything and this is dying. I know that I'm pushing you away.
J'ai toujours eu des périodes d'intenses passions. Je me souviens de ces moments passés dans les bibliothèques de la ville, le nez enfoui dans des bouquins ésotériques poussiéreux (J'ai pratiqué le vaudou sur certaines personnes, ai conversé avec un esprit un soir de février et ai un jour arrêté la pluie à l'aide d'un grimoire de poche. A moins que ça n'ait été qu'une pure coïncidence météorologique), ou de ces longues après-midi de chasse au trésor que j'organisais avec des amis que je n'ai d'ailleurs jamais revus.
J'en parle avec nostalgie. Parce qu'avec le temps, je commence à croire que nous nous abrutissons grave. Qui aurait pu croire que la gamine sage, intéressée de tout, sans cesse armée d'un bouquin, oui, qui aurait pu croire qu'elle serait devenue le personnage arrogant, superficiel et blasé que je suis à présent.
J'aime les beautés insultantes, le vin épais, les champs de blé, les regards hautains, les bruns, j'aime l'odeur qui émane de la nuit, le vacarme du silence, les belles mains, la ligne pure d'un cou, j'aime l'argent, les passions, l'ivresse et l'éclat de la mort. Ainsi cela est dit.
