Pfffffiu je descends du train, dormi une petite demie-heure recroquevillée sur moi même, d’ailleurs faudrait un fer à repasser Lothie, ça va plus du tout là. Il arrive derrière moi, me fais plein de bisous glacés dans le cou (bon j’ai moins rigolé après qu’il a glissé ses mains gelées sur mon ventre), pi il sent bon, très très bon, je me blottis contre lui et je me plains de ma matinée, il me caresse les cheveux doucement, doucement comme mon Pépé, je ronronne. Il prend les sacs, et direction chez lui, ça sent l’orgie d’hydromel, on régresse avec la chaleur, on dirait deux gamins de 8 ans (merci de m’avoir presque poussée sous le train baka).
Au programme, bonne sieste, parce qu’on se couche « tard » ce soir (pourquoi vous vous moquez tous, c’est normal d’être fatigué à 21h xD), festival et fanfare (un obscur cousin à lui joue dans l’Harmonie), feux d’artifices, battue de forêt, festin, lampions. On s’endort main dans main, j’ouvre un œil, il ressemble vraiment à un canard quand il dort (et pourquoi est-ce que j’ai toujours le mauvais côté du canapé ?).
2h plus tard, je crois qu’il fait un mauvais rêve il me broie les phalanges, je le réveille en lui tirant les cheveux, « j’ai rêvé que je t’avais ratée à la gare », on partage l’angoisse du rendez-vous, c’est maladif. On se prépare lentement, douches froides, Sunny Delight glacé, coma sur le canapé, « rho dis, viens on n’y va pas » - « ben en fait j’avais promis que je te présenterai à des amis à moi, ils sont très gentils tu verras, pi j’aime pas quand tu es seule, je trouve que ça te va mieux d’être accompagnée » - « au point où j’en suis… » - « et puis quand tu es célibataire, j’ai l’impression que tu peux partir avec n’importe qui, que tu m’es infidèle sans que je le sache, tandis que quand petit ami il y a, je SAIS qu’il est moins bien que moi :p ». Ca s’est terminé en bataille de claques et de coussins. Il m’énerve à être aussi prétentieux, mais j’aime cette façon qu’il a de prendre soin de moi :) Et il a raison, je devrais me trouver un copain de vacances, pour me sentir à nouveau désirée en tant que fille, me sentir belle dans les yeux de l’autre, c’est valorisant, et en dehors de ces conneries de psychologie féminine, j’ai besoin de contact masculin, et par contact je ne parle pas de se prendre par la main ou de se faire la bise :p
21h : on retrouve avec ses amis au départ de la fanfare, Lothie, voilà Javier, il est colombien, salut, Maxime et Raphaël, salut, salut. « Woa, c’est trop meugnon, tu m’arrives à l’épaule ! » Haha~ ~ Javier, il fait partie de la catégorie des gens qui déclenchent étrangement dès le premier abord une énorme vague de sympathie, comme Gaël ou le vendeur qui m’a montré Muji. Ca doit être le sourire d’une oreille à l’autre. « Faudra que tu m’éclaires de ton lampion pendant la marche de l’orchestre, pour que je puisse lire la partition » Huhu~~ Depuis quand la batterie de fanfare a une partition hein ? Mais Lothie joue le jeu, chaperonne Javier avec son lampion en sautillant sur les pavés, le brûle 2 ou 3 fois, toute fière qu’il lui lance des clins d’œils, pi applaudit à la fin, renverse le lampion, se brûle avec la cire fondue, grimace de douleur mais reste stoïque.
22h30 : direction le buffet géant en plein air, entrée payante, sauf pour les gars de l’orchestre, sont tous avec leur copine, argh je commence à me sentir carrément en trop, Alexandre a sorti une blondasse de je ne sais pas où, elle a l’air aussi bête que la dernière, mais je dis rien, « on vient de se rencontrer sur le chemin, tiens tu t’appelles comment ?, bon Lothie, voilà Viviane, c’est mon amie pour ce soir », et il lui roule une pelle de collégien, bon dieu, comment il peut faire ça, « tu vois que ce n’est pas si compliqué », ouais ben vais pas embrasser une blonde rien que pour te faire plaisir mon grand. « Elle est avec moi », ça sort de la bouche de Javier et ça me permet d’entrer gratuitement, j’espère juste que ça ne veut pas dire que je vais devoir lui rouler une pelle, quand même hein.
Une consécration ce buffet, de la nourriture de luxe sur des nappes en papier, on a dû manger la moitié de tout ça à nous trois (ouais, la blondasse picore une salade), avec les mains. Pi on file sur l’immeeeeeeeeeeeeeeeeense pelouse pour aller voir les feux d’artifices.
12h00 : Ca commence. Pfiu ! Pfiu ! Pssssssssssh PAH ! Pssssssss PAH ! Pfiu ! PSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSS PAAAAAAAAAAAH ! Bom bom bom ! FFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFSSSSSSSSSSSSSSSSSHHHHHHHHHHHHHHH (canons à lumière)
Le final était absolument magnifique, ça s’est terminé par une pluie d’or, j’ai gardé une paillette, on se tenait tous par la main allongés par terre, on a chanté I luv you baby et La ballade des gens heureux, on était repus et euphoriques. On est rentrés vers une heure et demie du matin, doucement, doucement, dans le noir, ils avaient coupé l’électricité pour qu’on puisse allumer les lampions, on se tenait tous par un bout du T-shirt pour ne pas se perdre, en file indienne, en chantant.
Il m’a dit au revoir, une bise sur la joue, une autre sur l’oreille, une autre qui se perd dans mes cheveux, son numéro de téléphone griffonné sur mon bras avec du jus de cerise.
Il ne sait pas que je n’appelle jamais personne, moi. What a pity :p
Dis, tu prendras ton lampion lorsqu’on ira faire les feux d’artifice le ouïkende prochain ? :)
Je sombre le visage enfoui ans un T-shirt d’Alexandre, ça sent bon la lessive. Elle a de la chance, sa blonde.
Comment on fait pour tomber amoureux tout de suite?
