Classieux hein? Prenez-en de la graine, ptits méchus en slim! Matt mode *jme la pète* is in da place!
Il y avait des ambulances, des tanks, des gens en sang partout.
Pfffiuuuu tough day. Bibliothèque (une première, arrivée avant Bao :p), wifi qui plante au milieu d'une conversation des plus intéressantes (et imbeuzibilité de la reprendre plus tard), la pluie qui recouvre le soir, ciné avec Ti , une part de cheesecake maison, complètement dégueu, on est d'accord hein (arrête de faire des gâteaux pas bons, Ti :p), je marche sous la pluie toute seule, en pensant à la façon dont je voudrais que ma vie soit belle, qu'il ne me manque plus que ça pour être heureuse, ça et un câlin, parce que tout devient compliqué quand j'ouvre ma gueule, sterrible.
Il y avait des morts, des mutilés, des vapeurs de gaz toxique.
J'irais bien faire une pédalée sous la pluie ce soir, ou une promenade aux Sablons, dans le noir, m'asseoir dans l'herbe détrempée ou sur une souche, et écouter la pluie tomber et le ruisseau qui lèche les pierres. Chantonner l'Halleluja de Jeff Buckley les yeux grand ouverts et le regard vide.
En fait, j'aime l'odeur de la pluie, APRES la pluie.
C'est vrai qu'il suffit de s'arrêter un peu, pour que le temps se cristallise et qu'on puisse voir à travers, comme un kaléidoscope, des choses qu'on n'aurait jamais imaginées à cet endroit. Parce qu'elle n'existent que si on s'arrête de courir, que si on meurt un peu et qu'on se donne à l'instant. J'ai vu les destins et les morts, des pages avec des numéros dessus, qu'on tourne ou qu'on déchire, les bulles d'une fureur aveugle, et l'amour.
"Ça y est. Ça recommence. Y'a ma libido qui me chatouille. J'arrive plus à bosser. Coucher, baiser, sauter, y a plus que ça qui compte, je n'arrête pas.
Samedi, j'étais tellement obsédé que j'ai sauté deux repas, j'ai baisé le fisc, et j'ai même couché avec allégresse quelques alexandrins sublimes sur le déclin de la rose."
elle borde l’image découverte
qu’elle ne prenne pas froid
n’attrape plus la mort
s'emmitoufle d'un nord toute débousseulée
attend l'attendrissement du sort croit à la pitié de l'impossible
à un réel pas de bois à soudain le ciel qui te donne
un morceau de son bleu comme ça
je suis revenue de ta mort par le dernier corps, les valises des yeux chargées de nuits blanches
j’ai passé le seuil avec ton absence portée comme une mariée
et j’ai envié l’enfance des pierres tu sais
et les endeuillés appliqués
portant leurs fleurs comme des cravates
sur les costumes de marbre
accablés
toujours le mot pourri
et le mort pour pleurer.
Je ne crois en rien de ce que je construis ou que je possède.
