Je t’écris, un peu comme si je parlais à quelqu’un d’autre, sans être vraiment sûre qu’il puisse y avoir une répercussion quelconque, d’ailleurs, c’est un fait, il n’y en a pas.
C’est un peu comme tout ce que je suis en train de faire en ce moment. J’efforce et je me contorsionne, je me débats, je griffe et je hurle, je me bats contre rien.
Il faudra rire, peut-être.
Je voudrais goûter les tableaux de maîtres, qu’on m’apprenne à aimer et à voir, à chercher autre chose dans le toucher qu’une hypothétique révélation des choses, puisqu’elles ne se révèlent jamais d’elles-mêmes, il faut savoir ce que l’on cherche et où le trouver, ainsi on peut tendre la main vers. Sans cela, on est aveugles et sourds.
Les maisons en pierre me fascinent, parce qu’elles laissent une trace sur la main, qui devient crayeuse ou saigne parfois, et l’odeur de la pierre est celle des caves humides où l’on jouait enfants.
