vendredi 30 novembre 2007

Un mal de bonheur aux lèvres

Solaire auréolée aux yeux de brume.

Grecque pieds nus, dans une île si belle, toute de myrtes, de lentisques et de circassiers.

Lui, choc de sang à la poitrine lorsqu'il reconnaissait l'écriture sur l'enveloppe, et il emportait la lettre partout avec lui.

Un sang de velours dans leurs veines.

Mais je t'adore, et louées soient mes trente-deux dents.

Grands baisers noirs battant l'aile.

When you get what you want but not what you need...

Today was fine.

Je finis par aimer les fins de semaine, plus de cours, plus d’idiots qui s’agitent dans tous les sens, plus de froid, le lundi approche, je peux dormir ou avoir les cheveux électriques, je choisis entre Belle du Seigneur ou Autodafé et je peux partir ailleurs.

« Attentes, ô délices, attentes dès le matin et tout le long de la journée, attentes des heures du soir, délices de tout le temps savoir qu’il arriverait ce soir à neuf heures, et c’était déjà du bonheur.

Aussitôt réveillée, elle courait ouvrir les volets et voir au ciel s’il ferait beau ce soir. Oui, il ferait beau, et il y aurait une nuit chaude avec beaucoup d’étoiles qu’ils regarderaient ensemble, et il y aurait du rossignol qu’ils écouteraient ensemble, elle tout près de lui, comme la première nuit, et ensuite ils iraient, iraient se promener dans la forêt, se promener en se donnant le bras. Alors elle se promenait dans sa chambre, un bras arrondi, pour savourer déjà.

(…)

Ou encore, prise d’une terrible envie de l’entendre, elle lui téléphonait, après avoir renvoyé tous chats éventuels de sa gorge et fait quelques essais d’intonations dorées, lui demandait mélodieusement et en anglais s’il l’aimait, en anglais à cause de la domestique aux aguets. Ensuite, toujours en anglais et d’une vois céleste, elle lui rappelait inutilement ce soir à neuf heures, (…) puis l’informait qu’elle l’aimait, et de nouveau lui demandait s’il l’aimait, et alors, la réponse ayant été satisfaisante, elle faisait à l’embouchure du téléphone un sourire de cadeaux de Noël. »

Héhé je suis toujours bien une petite fille, je tourne encore sur moi-même lorsque personne ne me regarde, je m’enroule dans les rideaux et lorsque je garde les yeux ouverts dans le noir, je ne peux pas m’empêcher de te parler pour me sentir moins seule. Parfois même je grignote des barquettes à la fraise et passe toute la nuit à en chercher les miettes dans les draps. Et j'aime qu'on me dise (souvent) qu'on m'aime.

Je suis Ariane. Je n’ai pas encore fait la rencontre de Solal dans Belle du Seigneur, mais ça ne peut être que toi, puisqu’elle l’aime. Il y a quelque chose de tellement naïf chez cette fille, la vie passe au-dessus d’elle.

jeudi 29 novembre 2007

Making me feel like I want too much

Il y a un moment où ça finit par s’écrouler d’un petit peu partout à la fois, de plus en plus souvent et de plus en plus loin, comme un château de sable devant la marée, mais c’est de ma faute, pourquoi est-ce que je rêve autant les autres, je n’arrive tout simplement pas à voir les choses telles qu’elles sont, je les veux meilleures, et je les vis meilleures jusqu’à ce qu’on me remette à ma place, c’est à dire pas très loin du sol. Ils ont tous raison. Seulement ça ne leur fait pas plus de bien qu’à moi, et pendant que je rêve et que mon cœur bat, ils s’occupent de choses graves ou importantes. Là, là où tout se joue, où chaque chose compte, il seront morts et je vivrai.

Je sais que demain tout ira mieux, que je pourrai recommencer à rêver les gens, jusqu’à la prochaine fois encore, mais ça m’arrive tout le temps, ça fait juste un peu mal, je n’arrive pas encore à éviter ça, comment est-ce que je pourrais éviter ça, peut être que ça vient à force, on finit par ne plus rien sentir, mais c’est comme tout, ça vient avec la mort de quelque chose. Et ça s’apaise toujours dans une grande fatigue, ça va de plus en plus loin là aussi et peut-être qu’un jour ça s’arrêtera tout à fait de rêver, je verrai sûrement toute cette réalité là en face, comme tout le monde, et je me rendrai compte que ce que j’avais tenu si précieusement dans mes mains, ce n’est ni plus ni moins que ce qu’ils avaient tous.

Et ce jour là peut-être que j'aurai le courage de faire quelque chose avec ce que je n'ai pas.

Il faut apprendre en regardant les autres, il n’y a aucun moyen d’échapper au monde tel qu’ils le vivent, sauf quand l’Amour est vraiment là, il y a quelque chose qui nous emmène loin, mais c’est tellement rare, et il faut l’aider, c’est dur, d’autant plus lorsqu’on est seul à le vivre vraiment.

Parfois il faut voir les choses autrement, "try to see it in another way" et le rhinocéros se transforme en énorme pêche.

Allons-y, il y a FORCEMENT un moyen d'être heureux quand on aime.

You're not going to accept me after all...

On me demande parfois qui est ce "tu" auquel je m'adresse. Ce n'est plus tout à fait clair pour moi non plus. Quelques fois il s'incarne, et la plupart du temps, il est libre, comme si je vous pointais du doigt. C'est ici chez moi, et c'est pour vous.

Il est spécial, parce qu'il n'est pas facile de s'adresser à quelqu'un que l'on imagine, tu es spécial, parce que tu es quasiment toujours absent.

Ici est un lien peut-être, puisque je sais que tu me lis, mais tacite, pas comme celui qui n'a pas réussi à s'exprimer parce que j'ai parlé trop tôt, trop vite. Ici, il sera toujours question de sous-entendus et de mots voilés, parce qu'ils te sont tous adressés et si tu peux en tirer quelque chose, c'est que je n'ai fait que formuler ce qui flottait là. Et de toutes façons, tu sais déjà tout ce qu'il faut savoir n'est-ce pas? :p

Sois libre d'interpréter. C'est un avantage que de ne pas savoir tout à fait où on va.


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Dans ta pensée où tout est beau,
Que rien ne tombe ou ne recule.

Fais de ton amour ton flambeau.

On s'éclaire de ce qui brûle.



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Il fait déjà nuit, rien d'aujourd'hui ne laissera de trace, sûrement par paresse, ou parce que c'est un fait que tous les jours se ressemblent.

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Soyons le miroir et l'image!
Soyons la fleur et le parfum!
Les amants, qui, seuls sous l'ombrage,

Se sentent deux et ne sont qu'un!


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Je me demande comment je vais faire pour expliquer à mes enfants que malgré ce qu'on leur fait croire, le "si tu veux, tu peux" n'est qu'un mensonge. On peut souhaiter quelque chose un peu trop fort, et, à la fin, briser et la cage, et l'oiseau.

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Je ne veux plus entendre parler d'espoir, mais de futur, il y a quelque chose là. Mais je préférerais quand même qu'il n'y ait pas de lendemain.

mercredi 28 novembre 2007

Who's gonna fix me?

Bon, d'accord, peut-être que j'ai un peu exagéré, là :p

Asleep from now

Je t’écris, un peu comme si je parlais à quelqu’un d’autre, sans être vraiment sûre qu’il puisse y avoir une répercussion quelconque, d’ailleurs, c’est un fait, il n’y en a pas.

C’est un peu comme tout ce que je suis en train de faire en ce moment. J’efforce et je me contorsionne, je me débats, je griffe et je hurle, je me bats contre rien.

Il faudra rire, peut-être.


Je voudrais goûter les tableaux de maîtres, qu’on m’apprenne à aimer et à voir, à chercher autre chose dans le toucher qu’une hypothétique révélation des choses, puisqu’elles ne se révèlent jamais d’elles-mêmes, il faut savoir ce que l’on cherche et où le trouver, ainsi on peut tendre la main vers. Sans cela, on est aveugles et sourds.

Les maisons en pierre me fascinent, parce qu’elles laissent une trace sur la main, qui devient crayeuse ou saigne parfois, et l’odeur de la pierre est celle des caves humides où l’on jouait enfants.

Late Cut

"De quoi est-ce que tu as besoin?" - "Tu attends quelque chose de moi?"

Et là, franchement, j'ai ri, ri de voir que certaines personnes tombent si juste, qu'elles vous interrogent sur ce que personne n'a pensé à vous demander, et de façon surprenante, il ne s'agit pas de ceux qui pensent vous connaître et vous aimer, seulement ils ont ce regard nouveau sur vous, c'est comme une chance. Et ces questions étaient quelque part à l'intérieur, là où je tombe.

Et la question posée, il s'avère assez difficile de trouver une réponse précise et intelligible.

De façon générale, ai-je dit, j'ai besoin d'un échange unique, spécial, qui ne puisse survivre qu'entre nous. Un flux, un mouvement, une sorte d'élan qui transporte et t'aveugle, mais que ce soit justement notre association qui donne naissance à ce mouvement et qu'on soit toujours à la recherche de l'autre parce que personne ailleurs n'est capable de reproduire ce "ça". C'est ce qui fait le spécial de la chose hein? :D En fait, j'aime les choses uniques, me sentir spéciale, m'avouer que jamais encore je n'avais rencontré quelqu'un comme ça et que la relation qu'on entretient est une découverte pour l'un comme pour l'autre. C'est en ça que je hais les gens blasés, moi qui passe mon temps à m'émerveiller après tout ce qui m'entoure. Mais peut-être que pour la plupart, tout le monde se vaut. Et je ne veux pas être juste "quelqu'un" ou "un gens". Plutot ne pas toucher au pot de Dulce de Leche.

mardi 27 novembre 2007

Is there anybody going to listen to my story / All about a girl who came to stay

Boogie-Woogie night, mates.

J'aime les émissions nocturnes, genre "Une voix dans la nuit", qui te rappelle qu'il y a des millions de noctambules ou insomniaques dans la France entière, et franchement, on dirait qu'ils ont cent fois plus de problèmes que le commun des diurnes. Et le "papillon de nuit" était un homme... euh une femme, pardon, qui avait de la présence, même par radio interposée.

Je dérive un peu, je me laisse flotter. Je sors par la fenêtre, l'air est glacial, mais je ne sens que le mouvement du vent, pas sa morsure. Il y a quelque chose à attraper dans le ciel, marbré de gris ce soir encore. Je tends le bras et je touche au plus haut, je sens le relief des étoiles. Et je tombe. Encore et encore. Il n'y a pas de fond à ce gouffre, seulement le vertige.

Il n'y a pas grand chose à dire sur moi tout compte fait. A part qu'il se creuse quelque chose de toujours plus profond, à l'image de ce vide, je vais sûrement y tomber aussi, c'est drôle, tomber à l'intérieur de moi, je vais ptet me régénérer en mini-dracosire.

I'm feeling...

Le psychisme humain a trop besoin d'évasion. Je suis en quête de cette saveur différente.



Je voudrais ressentir autrement. Combler le vide. Si l'amour est invention humaine, ce n'est définitivement pas un progrès.

Reste à décider s'il faut mieux souffrir ou renoncer à tenter de combler ce vide.

Il se peut que ce soit une question tout à fait universelle, c'est peut-être l'enjeu de notre vie, le temps qu'on y passe, pas seulement ce qu'on en tire.



Il y a maintenant dans l'air de plus en plus d'or. J'aime être riche de cette façon.


Rien de tout à fait négatif ici, ni jamais, mais de manière générale, une attente de quelque chose que j'imagine si fort, que les chances d'atteindre ce rêve se font de plus en plus ténues.


Rien de quoi s'inquiéter. Tout ira mieux demain.

En plus, la révélation d'une nouvelle force dans un rayon Monoprix améliore considérablement ma condition.

mercredi 14 novembre 2007



Moi je suis sûre que Maurice est devenu un transsexuel délinquant (non, ya pas vraiment de lien direct) qui viole les mémés obèses (là non plus).

mardi 13 novembre 2007

Whose girl am I?

Brouhaha (haha~~).

Bon il se trouve que ça n'avance pas du tout, je pédale dans la farine (?) et pour le reste, et j'ai l'impression d'avoir avalé une dose impressionante de speed de mauvaise qualité.

Je ne comprends pas comment est-ce que je peux être tellement en forme, alors que je ne devrais pas avec les 4 heures de sommeil à rattraper.

Wish I were snogging with my boyfriend. Mais au lieu de ça, je suis coincée ici avec juste l'envie de pas rentrer, entre ma bio qui me crie "Lothie tu m'as oubliée" (oui, c'est vrai), et ma chimie ben qui dit rien, elle est encore dans mon sac.

Tiens je réecoute les Guns'n Roses, November Rain me rappelle ces matins de printemps où je j'attendais que tu sortes d'anglais, affalée sur le rebord de la fenetre et en train de regarder la lumière blanche, dehors, la cour avec le gros arbre autour duquel tu tournais occasionnellement, ne mens pas, je t'ai vu :p

J'ai parlé à Tigger hier soir. Il dit que je dois continuer à avoir du courage même si je dois le jeter dans le vide, parce que c'est le seul moyen de s'en sortir après tout. Je me sens enfermée dans quelque chose, seulement je n'arrive pas vraiment à déterminer ce que c'est. Mes études? Ma famille? Mes amis? Lui? Je crois que c'est tout à la fois, j'ai l'impression que tous mes petits bateaux coulent, j'ai besoin de quelque chose de neuf, quelque chose de propre, je voudrais repartir à zéro une fois pour toutes, avoir une nouvelle chance de faire de mon mieux, parce que je regrette tellement de choses, je sais que je ne devrais pas, mais c'est plus fort que moi, je regrette.

Je commence à croire que c'est l'impatience de la jeunesse. C'est une obsession que cette vitesse, ce tout ou rien qui explose, je veux tout et tout de suite, je veux du mouvement, pouvoir me griser continuellement, pour oublier que je me sens seule, que je suis seule, et c'est pour ça que cette société de consommation et de plaisir passe par moi lol Consommatrice née. L'idée seulement qu'il y ait quelque chose de neuf, quelque chose qui entre dans ma vie et qui n'y était pas avant, un porte clefs, une paire de chaussures ou une fleur que j'ai cueillie dans la forêt, ça m'oblige à revoir tout mon univers (comme ça, ça a l'air assez complexe, mais ça m'amène à voir les choses qui m'entourent autrement). Ce n'est pas une idée de possession mais de mouvement. Je ne consomme pas pour posséder, mais pour ouvrir les yeux parce que je ne suis guère plus capable de le faire maintenant.

Hahaha~~ Je ne peux qu'en rire. Riez avec moi. C'est tout ce que vous êtes capables de faire avec moi.


I want it now
I want it now
Not the promises of what tomorrow brings
I need to live in dreams today
I'm tired of the song that sorrow sings

And I want more than I can give
Just trying to, trying to, trying to forgive

I'd walk to you through rings of fire
And never let you know the way I feel
Under skin is where I hide
The love that always gets me on my knees

And I want more than I can get
Just trying to, trying to, trying to forget



Je viens de comprendre ce que voulait dire la réplique de Connolly dans Notes on a scandal. Je ne voyais pas du tout le rapport entre "vous êtes bonne cuisinière?" et "vous faites des gateries?", alors que la VO prend tout son sens.

Steven Connolly: What're you having for tea, Miss?
Sheba Hart: I don't know, I'll probably buy something on the way home.
Steven Connolly: Are you a good cook?
Sheba Hart: Not really.
Steven Connolly: You suck?

OH YEAH~~
Il fait beau aujoud'hui. C'est un bon jour pour mourir.

lundi 12 novembre 2007

En général, je voudrais que tout le monde soit heureux, surtout moi.


J’ai passé une journée assez déroutante, un peu trop rapide peut-être, mais j’ai pu me retrouver seule en début de soirée (ou fin d’aprèm, il fait noir si vite…), pour penser à autre chose, pour figer ce temps qui part si vite.

Passée chez Gibert, tournicoté, mangé avec XL, partagé les éclairs, mangé une crêpe avec les doigts, bibliothèque, mail qui ne veut rien dire, excuses pathétiques parce qu'il faisait beau (mais au fond on sait ce que j'en pense hein), chaussettes retrouvées, crayons dans TON nez, 18h, enfin SEULE.

J’ai fait un petit tour vers Montparnasse (en ai profité pour m’acheter des chaussures vernies rouges, mais on en reparlera après, promis, en plus suis sûre que j’aurai jamais l’occasion de les mettre…), le cimetière, puis redescendu la côte, je me suis arrêtée sur le banc occupé la dernière fois par une fabrique provisoire de sapins de Nowel. Et je me dis à ce moment là qu’effectivement, c’est bientôt Nowel, il y aura encore des sapins à cette endroit-là, peut-être moi aussi, encore sur le banc.

Je ne vois pas bien pourquoi est-ce que je raconte tout ça, ça n’a aucune espèce d’importance.

Parfois j’aimerais qu’on me dise quoi faire. J’aimerais me laisser guider aussi, qu’on me prenne par la main et qu’on s’occupe de moi, qu’on me dise que tout ira bien et que je n’ai pas à avoir peur, parce « je suis là, et que tant que je serai près de toi il ne pourra rien t’arriver ». Je n’ai plus 10 ans et j’ai toujours peur du noir, de la vie et tout ça. Je crois toujours qu’il y a un monstre dans les armoires et un squelette qui vous tire par les pieds sous le lit. Je pleure très souvent, souvent pour rien, je fais des caprices et je tire sur la manche de tout le monde pour réclamer de l’attention. Si on m'aime absolument, je fais de même. Je voudrais trouver cette personne, celle qui n'aura pas peur de moi, pas peur de se livrer entre mes petites mains potelées :D Mais c'est vrai que je suis pas très attachante comme petite fille.

Quand j’étais petite, je me cachais souvent en espérant que quelqu’un s’aperçoive de ma disparition et se mette à me chercher. Et je continue à le faire, par des moyens plus ou moins détournés (maintenant que j’y pense, ma mère n’a jamais pensé à me chercher -_-). Une fois, je m’étais attachée moi-même en attendant de venir me délivrer (oui parce qu’il manquait un protagoniste à l’histoire, donc je jouais la Demoiselle en détresse ET le Prince), et ma tante est entrée du boulot à ce moment là et j’ai eu une des plus grandes décharges d’adrénaline de toute mon enfance : j’ai eu peur qu’elle me prenne pour une sado-maso lol

Là non plus je ne vois pas bien pourquoi est-ce que je vous raconte ça xD

Somme toute c’est un flood sans aucun intérêt, mais je suis ici chez moi héhé.


(Ah mince, j'ai pas parlé des chaussures.)

samedi 10 novembre 2007

GRAWH

Je déteste cette façon qu'ont les filles de passer une éternité dans les toilettes publiques... Perso, je mets 1 minute maximum pour entrer et sortir de là. Franchement, combien de temps est-ce que ça prend de descendre une fermeture éclair, s'asseoir, faire pipi (ce message est évidemment adressé aux non-pokémons), s'essuyer et remonter cette fermeture éclair? C'est pas vraiment très difficile. Et c'est pas non plus une mission spatiale.

J'attends toujours longtemps, trèèèèès longtemps, qu'une place se libère, en me demandant ce qu'il leur prend si longtemps à ces garces (enfin, VOUS vous demandez hein). Parfois je vois leur pieds sous la porte, leurs pieds qui sont dirigés DANS LA MAUVAISE DIRECTION, ou qui font de petits tours hasardeux sur eux-mêmes, dans un sens et dans l'autre, comme la danse de Hamtaro... WHAT THE HELL?? Mais faites ce que vous avez à faire là-dedans et sortez, ya toute une file de mémés incontinentes derrière moi...

Parfois, quand elles sortent de là, j'ai envie de leur mettre là main à l'entrejambe, pour vérifier que ce ne sont pas des hommes. Là j'aurais enfin une explication, les 45 minutes étant largement justifiées par le fait qu'ILS auraient du ranger cet honteux prolongement d'eux-mêmes (merci Ti de cette magnifique expression) afin de le soustraire à la vue du monde entier.

Ca m'arrive aussi d'avoir envie de les prendre par les genoux (non, leurs épaules sont hors d'atteinte pour moi) et de les secouer, secouer, secouer, en leur criant CES TOILETTES NE SONT PAS TA MAISON!

vendredi 9 novembre 2007

Boh. Ca ira sûrement mieux demain.

Where's Summer?


Fin de semaine.

J'ai de plus en plus de mal à revenir à mon état normal, surtout par -40°C. Parfois, j'arrive à m'agiter assez pour faire fondre cette petite couche de glace qui obscurcit mon jugement, mais c'est pas souvent. Je ne me mets plus en colère, la joie intense ne m'atteint plus, plus vraiment de tristesse non plus, une sorte d'état second (non, je n'ai pas léché de crapaud, je ne suis pas Homer Simpson) très détaché de tout, en observatrice extérieure, dans lequel, périodiquement, de petits événements provoquent une sorte de déclic, soit un grand poids qui s'envole, soit une sorte d'agacement nerveux, qui me fait presque perdre le contrôle. Le reste du temps, hibernation affective.

Par contre je rentre dans une phase d'intense activité intellectuelle et artistique (enfin intense, le tout est relatif hein :p), lecture, écriture, dessin, musique, monologues intérieurs essentiellement d'ordre existentiel...

Parfois surgit le désir, mais ce n'est plus qu'une recherche de plaisir presque raffiné ou mis en scène, sûrement qu'en m'y plongeant je le trouverais fade, plus rien de vraiment naturel, aucun instinct véritablement animal ne me hante. Il me manque l'objet, le plus souvent, la cible de fantasmes licencieux. Et cette chaleur qui exige que l'on froisse les draps.

Oh! par nos vils plaisirs, nos appétits, nos fanges,
Que de fois nous devons vous attrister, archanges!
C'est vraiment une chose amère de songer
Qu'en ce monde où l'esprit n'est qu'un morne étranger
Où la volupté rit, jeune, et si décrépite!
Où dans les lits profonds l'aile d'en bas palpite,
Quand, pâmé, dans un nimbe ou bien dans un éclair,
On tend sa bouche ardente aux coupes de la chair,
A l'heure où l'on s'enivre aux lèvres d'une femme,
De ce qu'on croit l'amour, de ce qu'on prend pour l'âme,
Sang du coeur, vin des sens âcre et délicieux,
On fait rougir là-haut quelque passant des cieux!

Pourvu que l'hiver ne soit pas trop rude, ou il se pourrait que je m'éteigne tout à fait.

mercredi 7 novembre 2007

Devant le pathétique de la situation, j'ai ri intérieurement. Puis je me suis rappelée que c'était à moi que ça arrivait.

mardi 6 novembre 2007

Moments d'innocence. Aurores, peut-être.

Ce matin, réveillée vers 3heures du mat, je me suis accoudée à la fenêtre, dans le froid. Et j'ai fait des bulles de savon. J'ai eu un instant d'absence.

Penchée, elle m'offrait la cerise à sa bouche ;
Et ma bouche riait, et venait s'y poser,
Et laissait la cerise et prenait le baiser.

J'ai caressé les Contemplations, comme si un peu du talent de l'auteur pouvait se glisser en moi par ce contact. Laissez moi rêver quoi xD

Je t'ai vu hier, avant hier, presque tous les jours, je t'invente un peu, puisque tu n'es pas là. On discute, on se tait, et l'autre Lothie que personne voit peut sautiller dans la rue. Je ne sais plus trop où j'en suis, malade de la tête, malade du coeur aussi. Peut-être que je m'invente un vide, qui sait, peut-être qu'il n'est simplement pas là.

Je continue à avoir le coeur qui bat quand je sors de la fac, il s'éteint un peu plus loin. Chaque minute de ton absence efface quelque chose. Je ne sais plus comment m'y prendre pour retenir ce qu'il y a encore. J'essaie juste de penser à autre chose, et ça se fige, je me détends, j'ai l'impression de sauver la planète xD Fais vite, Prince, ou la vie aura raison de nous.

Tout conjugue le verbe aimer. Voici les roses.

C'est tout a fait injuste. Il a les mots et la force. C'est moi qui aurait dû écrire les Contemplations. Pf. Bientôt.

Le pré ne l'aura pas, l'astre ne l'aura pas,
L'oiseau ne l'aura pas, qu'il soit aigle ou colombe,
Les nids ne l'auront pas, je le donne à la tombe.

dimanche 4 novembre 2007

Something blew away.



Midinette éplorée, j'ai assisté à la rupture du couple Brooke/Lucas (oui, pour la 4535936834e fois), et c'est bête hein, JE SAIS QUE C'EST FAUX, c'est juste une série, mais non seulement ça m'a rendue triste (pour tout un tas de raisons diverses et variées, parce que bon, en dehors de ça, Lucas n'a ce qu'il mérite huhu faut pas toucher à Peyton), mais je me rends compte que j'ai fini la dernière boîte de Pringles.


[- I used to miss you so much. But it never seemed like you missed me. I think because of that I stopped missing you.

I guess I should have said something. Anything. For a guy who wants to be a writer, it suddenly seems like no word have ever been written. But when someone tells you that they somehow stopped missing you, you're pretty much screwed no matter what you say.]



Pour l'anecdote, il réfléchit très fort avec ce qu'il a sous ses jolis cheveux, pour trouver quelque chose qui va pseudo l'absoudre à ses yeux, quelque chose qui va tout effacer, et il faut faire vite, parce que la fille a un truc sur le feu, elle va bientot fermer la porte. "I'm sorry".

Haha.

Il aurait fallu un "M'accuser - juste Dieux! - de n'aimer plus... quand... j'aime plus!" bien balancé et il aurait pu tranquillement continuer à sortir avec la fille (à qui je volerai le visage, mais on en reparlera après).

Vous êtes vraiment foutus, smartboys :) (surtout toi, Tigger, tu vas finir comme les Village People. Avec un marteau.)



Sinon je déteste les gens qui font "youhou" dans le métro.


Aujourd'hui déjeuné/travaillé/dessiné des Kitty/marché jusqu'aux 34234252 Starbucks/ revenue en bus/mangé de la crème glacée Dulce de Leche de chez H-a-a-g-e-n D-a-z-s/ confondu l'autre débile de Daniel Craig avec... Craig David/ trouvé "saloper" pour les mots croisés/ parlé acné et soutifs/ planifié notre futur réseau de distribution de LSD/ fait quelques projets de pyjama parties avec Bao. Boum. Je suis remontée pour 2 jours au moins :D

Il faudrait que je détermine pourquoi mon premier réflexe lorsque je suis énervée/en colère/ affamée/ affreusement triste, c'est d'acheter des BOUQUINS. Un pot de glace Dulce de Leche suffirait. (Sinon, 7 livres sont venus hier rejoindre ma famille :D Un livre, c'est beau. Ca a de la présence. C'est rassurant. Seulement, c'est pas hyper érotique, quoi.)

samedi 3 novembre 2007

Hey Jude, don't let me down...




Hey Jude don't make it bad
Take a sad song and make it better
Remember to let her into your heart
Then you can start to make it better

Hey Jude don't be afraid
You were made to go out and get her
The minute you let her under your skin
Then you begin to make it better

And any time you feel the pain, Hey Jude, refrain
Don't carry the world upon your shoulders
For well you know that it's a fool who plays it cool
By making his world a little colder
Na na na na na
na na na na

Hey Jude don't let me down
You have found her now go and get her
Remember to let her into your heart
Then you can start to make it better

So let it out and let it in
Hey Jude begin
You're waiting for someone to perform with
And don't you know that it's just you
Hey Jude you'll do
The movement you need is on your shoulder

Na na na na na
na na na na Yeah

Hey Jude don't make it bad
Take a sad song and make it better
Remember to let her under your skin
Then you'll begin to make it better
Better, better, better, better, better, Yeah,Yeah,Yeah

Da da da da da da da
Da da da da, Hey Jude
Da da da da da da da
Da da da da, Hey Jude
Da da da da da da da
Da da da da, Hey Jude







Dites, on peut faire de l'amour sa religion? :D

I'm not coming back at all


Pfffffffiu rien de mieux qu'un immense sentiment de colère et d'impuissance (allez encore un petit effort de votre part et je pleure) pour faire le point :)

Tout-va-mal, leitmotiv du jour, de la semaine, du mois.

Une vie sociale étudiante inexistante, des notes juste passables, un père, quel père!, des engueulades incessantes, des vexations sans fin, un temps on-peut-pas-faire-pire, des gens ignobles, un petit ami avec un tact et une sensibilité qui frisent celle d'une carotte cuite, un sentiment de solitude qui allait en s'amplifiant jusqu'à ce que je finisse par atterrir au seuil du Loser's Club, même s'il manquait un membre, mais c'était même plus drôle comme ça.

Mon père. Pfiuuu. Il va mal, du coup nous aussi. Un handicapé de la tête et du coeur. Il devient une tornade ambulante au moindre choc, il n'a jamais été aussi violent, aussi agressif, et auxxi irrespectueux. Et voir ma mère faire autant d'efforts pour se contenir et ne pas faire éclater de dispute, seulement parce qu'elle veut que puisse travailler dans le calme, moi ça me tue. Ma mère mérite de se marier avec le papa de Jake Gyllenhaal. Et d'avoir au moins Fajwel comme enfant.

Bon Dieu, les amis ça vous remet à votre place, quand la vie ne vous ménage pas. Je ne cache pas que tout ne va pas exactement comme dans la petite maison dans la prairie ces temps-ci, mais il y a des gens qui comprennent mieux que d'autres qu'il ne faut pas en rajouter par-dessus et qui se montrent pleins de sollicitude. Sisi. Ce sont des gens qui se préoccupent du bien-être de ceux qu'ils aiment (ou apprécient, parce qu'on n'est pas "lesbiens les uns sur les autres" xDD).

Ben je les remercie (et mon grand frère aussi :D en plus jvais ptet habiter à côté de son ami Pollack, faut que jme tienne à carreaux :D)

Et tant pis pour ceux qui ne comprennent rien.