
I'm so tired I feel like crying every time I sit down. J'aurais besoin de me reposer contre toi.
Avec ce nouveau boulot, la recherche d'appart, la recherche de colocs, les partiels et l'anorexie financière (oui, ya un gouffre), je commence à m'enfoncer dans une genre de routine zombiesque (mais zombie rapide genre "28 jours plus tard") 10h30-19h30 (quand ils sont sympas et qu'ils trouvent que j'ai un air moribond) week-ends compris (oui je taffe le week-end, HOW LAME IS THAT?). Mes collègues de bureau sont très très bizarres et me parlent de quotas de races dans les staffs de la boutique Z&V, surtout que rue des Francs Bourgeois, on doit faire mieux que Benetton, sans virer gangsta. Et je plie, je plie, je plie, je range et je règle au millimètre près l'écart entre les cintres, qui portent des étoffes que je ne regarde pas, des sacs invisibles. Je ne pense qu'au sol des forêts vierges que je foulerai un jour.
Et puis il y a Pierre-Damien, que j'ai rebaptisé mentalement par ses initiales, avant de me raviser (tellement fatiguée que j'ai failli l'appeler comme ça de but en blanc). Il m'achète des Oreos et il m'apprend l'art de faire semblant de plier un même pull pendant 3h. J'en peux plus de travailler avec des gens étranges, sans cesse. I miss you.
By the way. Ne m'appelez plus, ne m'envoyez plus de messages. Je n'ai plus de portable hein.
