lundi 28 juin 2010
Je suis ta petite fiancée folle. Ta toute-angoissée et ta haute-dramatique. Ton Overwhelmed. J'entends des explosions rouge et jaune lorsque je marche dans la ville à 4h du matin en attendant que tu viennes me chercher et que je reviens avec un bras noirci. Il faudra m'aimer loin, parce que je ne viens pas de Vénus. Je viens d'ici.
dimanche 20 juin 2010
Help myself.

Mon petit Gaëtan Roussel, ton clip me fait un peu peur. On dirait quand même un peu des roumains.
Un lundi que je ne comprends pas. Il paraît qu'il y a des trucs spéciaux à faire, tout le monde a compris quoi, sauf moi. Il doit y avoir des codes entre eux pour se donner des instructions, et moi j'entends juste "j'ai pas de culotte" ou "je suis enceinte pour la 4e fois".
Je vais recommencer à compter les heures jusqu'à 18, après je rentrerai sous la pluie battante (encore) pour fermer mes cartons. J'ai un peu peur de partir, mais c'est un peu avec l'espoir que d'ici un an, quand je reviendrai reposer ces mêmes cartons, tout ait disparu, les souvenirs, la lumière et les odeurs qui me faisaient vibrer de façon erratique.
C'est un peu dommage que mes tentatives pour te secouer finissent toujours de la même manière. Me répéter certaines choses ce n'est quand même pas comme mourir.
samedi 19 juin 2010
Try this.

I'm so tired I feel like crying every time I sit down. J'aurais besoin de me reposer contre toi.
Avec ce nouveau boulot, la recherche d'appart, la recherche de colocs, les partiels et l'anorexie financière (oui, ya un gouffre), je commence à m'enfoncer dans une genre de routine zombiesque (mais zombie rapide genre "28 jours plus tard") 10h30-19h30 (quand ils sont sympas et qu'ils trouvent que j'ai un air moribond) week-ends compris (oui je taffe le week-end, HOW LAME IS THAT?). Mes collègues de bureau sont très très bizarres et me parlent de quotas de races dans les staffs de la boutique Z&V, surtout que rue des Francs Bourgeois, on doit faire mieux que Benetton, sans virer gangsta. Et je plie, je plie, je plie, je range et je règle au millimètre près l'écart entre les cintres, qui portent des étoffes que je ne regarde pas, des sacs invisibles. Je ne pense qu'au sol des forêts vierges que je foulerai un jour.
Et puis il y a Pierre-Damien, que j'ai rebaptisé mentalement par ses initiales, avant de me raviser (tellement fatiguée que j'ai failli l'appeler comme ça de but en blanc). Il m'achète des Oreos et il m'apprend l'art de faire semblant de plier un même pull pendant 3h. J'en peux plus de travailler avec des gens étranges, sans cesse. I miss you.
By the way. Ne m'appelez plus, ne m'envoyez plus de messages. Je n'ai plus de portable hein.
mercredi 9 juin 2010
There are no rules.
Il faut que je me décide. Pull out lorsque tu sens venir le débordement. Recule. Enterre-toi. Fais mourir la peur, réduis là à une pierre que tu ajoutes à l'édifice. Garde cela pour toi, personne n'en veut. Ils te mépriseront tous d'être la même à chaque fois, d'avoir sans cesse les mêmes mots à la bouche et de ne pas te résigner. Ils ne veulent rien voir en toi, que ce qu'ils peuvent sauver, le reste n'etant là, d'après eux, que pour les faire mourir. Et reviens lorsque tu peux respirer à nouveau.
Je suis désolée. "Non tu n'es pas désolée". Si, je le suis, vraiment, parce que je ne sais pas quoi faire à part te dire que je vais essayer de ne te donner que le meilleur. Le reste j'essaierai de le garder comme des pierres, je les jetterai sur quelqu'un de moins important. Et je reviendrai à un meilleur moment, il y a toujours un meilleur moment, il ne faut pas déranger.
Je suis désolée. "Non tu n'es pas désolée". Si, je le suis, vraiment, parce que je ne sais pas quoi faire à part te dire que je vais essayer de ne te donner que le meilleur. Le reste j'essaierai de le garder comme des pierres, je les jetterai sur quelqu'un de moins important. Et je reviendrai à un meilleur moment, il y a toujours un meilleur moment, il ne faut pas déranger.
mercredi 2 juin 2010

Je m'efforce d'évoquer ces instants qui me brisent, ces gestes lents et flous que j'ai esquissés pour les tuer tous. Je les évoque pour ne pas me laisser envahir, pour ne pas finir terrassée par l'idée d'avoir pu changer le monde avec toi, mais d'avoir raté la même marche que la première fois.
Je savais ce que je voulais il y a un instant, et maintenant j'ai seulement mal, et je ne sais plus.
Ce jour est effectivement douloureux, sourd. Il faudrait faire résonner dans l'air grimaçant ces fausses Inventions, mais elles sont remplacées, depuis longtemps déjà, parce qu'un jour sur tes lèvres sont nés des mots d'amour en forme de rasoir. Il faudra se résoudre à croire en aveugle, douter de tout et à jamais, parce que les livres nous mentent, et nous le savions déjà.
Il faudra tracer ses propres rayons, comme un soleil errant.
"Alejan....non."
mardi 1 juin 2010
Try to remember.

Mhmm-m-mm-mh...
Penser à aller voir cette fameuse collection Pérez Simon au musée Jacquemart André, avant que ça se termine, hein. Je me souviens de ces après-midis, longuement penchée sur mes crayonnages frénétiques, poignardée par des clairs-obscurs. J'aurais voulu que tu te sois promené silencieusement avec moi, à l'époque, à travers ces lumières crues et puissantes, ces faces plâtrées et extatiques, ces rues délavées, pour t'entendre dire des choses que j'aurais pu comprendre, alors, parce que tu te serais invité dans mon monde, pour me voir vraiment.
"Tous ceux qui, comme moi, ne possèdent pas ce merveilleux don de créer la beauté grâce à l’art peuvent se consoler en admirant des œuvres et en jouissant de se laisser séduire par elles."
C'est ainsi que l'on touche à la vie. Qu'on la manque.
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