dimanche 28 octobre 2012

I really miss you. Je sais que tu es trop occupé à te sauver et à courir en direction de quelque chose qui te manque et que ce n'est pas moi, mais je rêve de te rencontrer à nouveau un jour. Ce nouveau toi que j'ai entraperçu à chaque nouvelle étape, l'ancien et le nouveau-né, ceux-là je les aimerais toujours, je te porte en moi comme une étoile brûlante. Merde, je rêve de toi tous les deux jours, dans des rôles sans aucune importance, et à chaque fois tu es jeune et vieux, et bouclé, et je te reconnais. C'est comme si j'étais persuadée que tu ne me laisseras plus.

dimanche 21 octobre 2012

I did everything right and yet I want to run away from everything I built.

Parfois, je rêve que je suis dans tous ces endroits que où je ne suis jamais allée. Et je pleure de joie, parce que c'est comme trouver une piece de puzzle sous un canapé après toutes ces années. Je suis en train de constuire des choses ici, lentement, sûrement, et pourtant je ne pense qu'à me sauver. Après avoir vu ces yeux, je me suis souvenue pourquoi je me jetais corps et âme dans cette frénésie d'ivresses, dans ces découvertes sans but. I want myself back. I want back in.

dimanche 26 août 2012

Voilà. Tout est bien. Tout va vraiment bien. Cet équilibre précaire entre tous les aspects de la vie, ce jonglage approximatif, voilà, j'y suis. Pourtant, certains jours je me réveille en pleurs, le coeur serré, I miss you so much I feel my heart burning.

vendredi 6 juillet 2012

Je m'étonne de passer si vite de ces instants grisants aux abîmes insoutenables. Tout est devenu si pâle. Je regarde des films dans lesquels les acteurs survolent des vies, et je m'étonne du vide. Ce plan, où assise sur le lit, elle défait sa robe, pause, finit de se deshabiller puis se couche, le chignon n'a pas bougé, c'est ce qui m'attend. Les études, le diplôme, le mariage, les enfants, et puis cette robe avec un zip dans le dos, une belle robe bien ordonnée, au pli coûteux et respectable, c'est cette robe qui m'attend. Mes quinze ans gueulent, au fond, parce que je veux encore le Macchu Pichu, et l'Amérique, et le soleil tyrannique à Bollène, mais pour ça il faut l'Aventurier, le Cruel, l'Absent et le Mégalo, il faut l'Indiana Jones qui me fera pleurer tous les soirs. De temps en temps je voudrais avoir la force d'être quelqu'un d'autre, ou alors de me réiventer, de repousser la robe, mais j'ai sincèrement l'impression d'avoir 50 ans, 30 ans sans exagérer.

lundi 25 juin 2012

One Day.

Force est de constater que je n'ai pas connu de plus grand carnage que le premier, et qu'aussi loin que les choses aient été, j'ai continué à sentir mon coeur s'ébranler un peu dans ma poitrine à chaque fois que je m'attendais à le voir, comme un train au départ, et cela jusqu'au dernier jour, n'est-ce pas. Aujourd'hui, "la vivacité de leurs sentiments, la passion, le désir qui les animaient s'étaient mués en un flot paisible et continu de plaisir, de contentement réciproque, que venait parfois troubler une pointe d'irritation." Celui-là ne me donne pas l'impression que le sol se dérobe sous mes pieds, mais il me rend la vie si douce! Et intérieurement, je m'inquiète de l'absence du battement sourd à mes tempes, si familier autrefois. Il faut que jeunesse se passe.