mercredi 29 décembre 2010

Best Of Everything.

J'aurais pu te parler des trucs dont je me fous complètement. Je veux dire ouais, j'aurais vraiment pu te parler de ces longues séries de tweets sur Julian Casablancas et sur les festivals de musique. J'aurais aussi pu en faire des tartines sur Call of Duty, sur Harry Potter, sur genre des photos de chats, la dernière convers' Kik que j'ai eue avec un gros gay ou encore sur la dernière programmation du Duplex.

J'aurais vraiment pu me rapprocher de ton oreille et te murmurer l'indifférence que j'éprouve à l'égard des mecs qui font de l'humanitaire, j'aurais pu me répandre à te dire combien j'en n'ai rien à secouer de la faim dans le monde, de la maladie, de l'injustice, de la mort. J'aurais pu faire tout ça mais disons que symboliquement ça aurait été moyen, et que de toute façon, tu me connais déjà un peu, tu sais que rien ne me brise plus le coeur que celui de l'autre.

C'est bientôt la nouvelle année, il faut être optimiste. Alors je me couche. Je me donne à toi. Je te fous sur un plateau l'intégralité de mes bottes secrètes. J'étais une énigme ? Je suis désormais une solution. Je te file le top 10 des choses que je kiffe le plus dans la vie en ce moment. Entre les trucs pour lesquels je chialerais pendant des jours si j'en avais le temps et la faiblesse (les six premiers), et mes guilty pleasures quotidiens (les quatre autres), voilà, je te donne tout. Tu feras le tri toi-même. En tout cas prends en soin de ce top, garde-le bien dans un coin de ton ordi et de ta tête, parce que ce top 10 pour les années à venir, c'est moi.

1. La mer
2. L'été
3. Les réminiscences violentes
4. Ton sourire les yeux fermés (j'ai pas osé dire post-coïtal, not very lady-like...) ou t'embrasser pendant des heures
5. Les matins qui se lèvent sur l'île de la cité ex aequo avec grimper dans les arbres
6. Les discussions de right brainers
7. Le serveur du B.I.A.
8. Les jeans taille 34
9. Ma petite guitare
10. Les breakfast burritos

dimanche 26 décembre 2010

Pour Noël, tu m'as offert une petite guitare.

jeudi 23 décembre 2010

Yet somehow, I still have nothing.


Quand j'ai parlé de Creep hier, tout a défilé une énième fois dans ma tête. S'y sont enchaînées No Surprises, Follow Me, et les choeurs d'Avalon. Et j'en parlais comme je parlerais de pays lointains, et j'ai peur de dire "on se retrouvera" parce que je n'y crois presque plus, et que je ne devrais pas dire ça compte tenu des circonstances.

Lorsque je te vois sourire, avec ce truc étrange qui me dit "je suis un tout petit peu heureux en ce moment", j'ai l'impression d'être une voleuse. De prendre à la vie plus que ce que je lui donne. Et je me demande si en fait tu ne te fous pas un peu de ma gueule, après tout, ça me surprendrait moins. Je t'imprimerai sur un morceau neuf, tendre et chaud peut-être, vanilla sweetness.

Au fond de la bibliothèque, je gribouille sur mon cahier: des dessins au bic bleu, des cercles, des hommes difformes. Le widget météo sur l'Iphone annonce 23°Celsius et un grand soleil. Je regarde par la fenêtre: pas d'oiseau lyre, ni la lumière qui doit surement baigner Copacabana en ce moment, et encore moins de mecs bronzés à moitié nus avec leur large dos qui joue dans la lumière, il fait gris, sa race, et on se pèle le jonc. Je rêve de courir sous la pluie, sous des tracks hypnotiques et sous endorphines, ta main dans ma main, mais je suis seule et je n'aime pas les épiphanies solitaires, et en plus j'ai pulmonairement la capacité de courir comme un Depardieu (un mix des deux: 200 kilos et une jambe en moins.)

On ne se refait pas, et j'ai appris à ne pas lutter contre mes obsessions.

I wish I would love someone, someone else, someone new. Special. I hope I will love you.