
Evidemment. On aurait dû en rester au "Je ne t'ai pas quittée pour une autre". C'était léger et sans fard, tu m'avais tout enlevé mais avec grâce. Maintenant tu es tous les autres que je n'ai pas encore connus, et que je n'ai pas envie de croiser.
Bizarrement, ça m'a fait rire, parce qu'il a suffi de ça pour que j'arrête de faire n'importe quoi. Que j'arrête de m'agiter partout de façon tout à fait erratique, pour faire plaisir, pour me faire aimer, pour me faire comprendre. J'imagine que n'ai plus été tout à fait moi-même depuis ce premier jour, il aurait fallu pour ça me voir exulter et m'embraser pour ces choses dont tu n'imagines même pas l'existence.
Bon, ça m'a causé un petit choc d'adrénaline, parce que ne je m'imaginais pas une telle fracture après ces quelques jours de soleil. Je pensais qu'il nous avait rendus tendres et joyeux, mais on ne peut pas prévoir ces petits éclairs qui verrouillent les cœurs.
Tu aurais pu mentir un peu, sur le pourquoi, en gentleman. Mais au fond, qu'est ce que ça change.
Franchement, je crois que c’est ça que je veux de l'autre : qu’il soit fou, vivant, plein de projets et je suis tout à fait capable de tout plaquer pour aller me marier à Vegas et vivre dans la jungle si je rencontrais un taré génial qui me regarderait avec des yeux différents. Pas le ptit branleur type qui te fait des "I like you but i’m not ready lalalala". Ouais, chez Carrefour, ils vendent des paires de couilles en solde si tu veux.
Je suis libre à nouveau, entre abîmes vertigineux et hauteurs fracassantes. Et je ne me souviens plus de pourquoi j'ai essayé de toutes mes forces de m'attacher à toi, boy, pourquoi je suis allée te chercher à nouveau. L'évidence n'est plus la même.
Merci de m'avoir faite autre. Demain, rdv avec l'ailleurs, promis.

