Boum. Paie tes 20 ans.
Mais, je m'offre, en tout et pour tout, une quinzaine de volumes, piochés pour la plupart dans ma to-read list, un peu de Vargas Llosa, du Burroughs encore, un deuxième Joyce et un dernier Bukowski, bref, ne m'appelez plus, je rempile pour des mois de non-reconnaissance de l'entour.
Et pour mon entrée dans le monde, mon premier Bret Easton Ellis.
Je viens de me rendre compte qu'il faudrait que je m'abstienne de l'agressivité de premier abord dont je fais preuve, souvent, cette chose qui me transforme en un petit animal tout en dents, dont on ne reconnaît plus la fourrure.
J'ai essayé d'être toutes celles qu'ils pouvaient imaginer, tour à tour fleur fragile, princesse froide, jusqu'au désordre heureux, et je me suis perdue là dedans, je ne vois plus en moi qu'un défilé de petites poupées peintes, oui, elles sont mon visage.
Tu me tiens entre tes bras, seul le sommeil nous attache, et pourtant... Tu m'as fait entrevoir ce qu'il y avait derrière moi-même, tu as fait trembler la terre, tu m'as montré que je pouvais être une autre encore. Je renie tout ce que j'ai vécu, en cet instant, pour une de ces étreintes, pour un de ces baisers, pour une de ces ruées d'adrénalines qui me prend lorsque je ne suis plus sûre de rien.
Je trouverai le moment pour te crier ce que tu sais déjà.