samedi 31 octobre 2009

"Je ne crois pas aux pressentiments, mais il y a longtemps que j'ai perdu foi en mes incroyances. Les « je n'y crois plus » sont encore des certitudes et il n'y a rien de plus trompeur. "

R. Gary.

Ce premier jour. (Du reste de ta vie.)

Boum. Paie tes 20 ans.

Mais, je m'offre, en tout et pour tout, une quinzaine de volumes, piochés pour la plupart dans ma to-read list, un peu de Vargas Llosa, du Burroughs encore, un deuxième Joyce et un dernier Bukowski, bref, ne m'appelez plus, je rempile pour des mois de non-reconnaissance de l'entour.
Et pour mon entrée dans le monde, mon premier Bret Easton Ellis.


Je viens de me rendre compte qu'il faudrait que je m'abstienne de l'agressivité de premier abord dont je fais preuve, souvent, cette chose qui me transforme en un petit animal tout en dents, dont on ne reconnaît plus la fourrure.

J'ai essayé d'être toutes celles qu'ils pouvaient imaginer, tour à tour fleur fragile, princesse froide, jusqu'au désordre heureux, et je me suis perdue là dedans, je ne vois plus en moi qu'un défilé de petites poupées peintes, oui, elles sont mon visage.

Tu me tiens entre tes bras, seul le sommeil nous attache, et pourtant... Tu m'as fait entrevoir ce qu'il y avait derrière moi-même, tu as fait trembler la terre, tu m'as montré que je pouvais être une autre encore. Je renie tout ce que j'ai vécu, en cet instant, pour une de ces étreintes, pour un de ces baisers, pour une de ces ruées d'adrénalines qui me prend lorsque je ne suis plus sûre de rien.

Je trouverai le moment pour te crier ce que tu sais déjà.

lundi 26 octobre 2009

Bigosaurus.




Tadam-dadam, tada-dadam.

Bientôt l'hiver, trop tôt, trop tard. Il y a toujours eu une multitude de saveurs à cette époque-là de l'année, du miel poisseux et de l'amer, il y a eu eux et moi, infiniment. Je prends un peu d'avance, à vrai dire, la nostalgie elle-même est trop loin pour que je puisse l'évoquer, il s'agit de vérifier si je vis encore , mais rien n'est moins sûr. Tout s'est effacé du jour au lendemain, inexplicablement, comme on se retourne pour remarquer que la personne à côté de soi n'est plus là, voilà, ce n'est plus .


J'y reviens, parfois, pour me rappeler de ne pas faire les même erreurs, mais ce garde-fou m'empêche de me pencher véritablement et de plonger la main dans ce qui nous fait tous disparaître. Je cautionne la théorie du moindre mal, en somme, et je ne sais pas si je dois m'en réjouir. Moins souffrir, moins ressentir.

Mais mais mais mais, on ne me prendra pas à mentir. Ce temps passé (ces matins, surtout, il y a une vraie douceur dans ces matins) avec lui, je ne peux pas m'empêcher d'en savourer chaque minute, même la plus insignifiante, celle en suspens qui ne parle à personne. Il y a une barrière, trois heures, trois jours, trois ans, mais je peux faire de petits châteaux de sable dessus, ça me va pour l'instant.



"Il y a des moments où l'on a l'impression qu'on peut faire ce qu'on veut, aller de l'avant ou revenir en arrière, que ça n'a pas d'importance; et puis d'autres où l'on dirait que les mailles se sont resserrées et, dans ces cas-là, il ne s'agit pas de manquer son coup parce qu'on ne pourrait plus le recommencer."

La nausée, Jean-Paul Sartre

jeudi 22 octobre 2009

Je tends vers l'infiniment lent sans arriver à mal le vivre. Tant qu'il y a un point de chute, un de ces dimanches soirs, il y aura quelque chose de tendre dans l'hiver, et je pourrai encore détourner le regard.
It's agony. Complete, excruciating agony. It's like your heart has been ripped out of your chest and stomped on, and you can't breathe. You don't want to eat. You can't function. It's the most intense pain that you'll ever feel, and the worst part is, there's no way to relieve it. It's unyielding, merciless torture, and you *know* that it's YOURS for life.

dimanche 11 octobre 2009

Il suffirait de vivre...

...seulement c'est hors de question. Rien ne pourra jamais être complet et beau. Tu ne te laisses pas aimer, et il y a dans l'air comme une odeur de passion aigre. Oh il faudrait hurler, repliés sur nous-mêmes, laisser ce cri nous déchirer vivants.

Cet aimant, la démesure.

samedi 10 octobre 2009

Un tramway nommé jeunesse.


"Il ne faut pas se marier. En règle générale, il ne faut pas s'emmerder avec un mec, il ne faut les prendre que quelques heures. Vous avez l'air d'une fille plutôt maligne, on ne doit pas vous la faire. Ah, vous vous êtes laissée prendre à ce jeu? Pourtant on sent chez vous un air de vieille école, mais vous avez encore des choses à apprendre : il y a encore trop de naïveté, vous êtes victime de votre temps. Regardez, là, je vous apprends déjà un peu des hommes. Ils seront gentils au début, ils seront des princes et des fous, mais bientôt tout ça s'évanouira et il ne vous restera dans les mains qu'une conscience morte qui ne vibrera qu'à l'idée de leur queue enfoncée dans une fille. Et les femmes sont toutes les mêmes. Ce que j'en sais? J'ai goûté le monde, moi, et en plus, je suis bisexuel, l'Homme entier est désirable. Mais bon, là vieille là bas, elle doit être bien rouillée, la machine doit plus trop bien marcher, sélection naturelle, si vous me demandez. Elle est moche. Moi je suis bien, seul. Bordel, ce tram met vraiment du temps à venir. J'habite avec une lesbienne qui a un gosse de huit ans. Je ne peux pas la quitter à cause de la fillette. Adorable, cette fillette. Ca lui ferait quelque chose si je me barrais. Elle m'a dit un jour qu'elle m'aimait parce que je lui achetais des bonbons, alors je lui ai demandé si elle m'aimerait toujours si je ne lui en achetais plus. Elle m'a dit que oui, mais moins. Les enfants sont compliqués. Comment voulez-vous qu'ils pensent droit si les parents n'y sont pas? Trop de disputes, trop de divorces. Tout ça parce qu'ils sont trop pressés, parce qu'ils ne savent plus choisir, parce qu'ils tirent au sort n'importe qui pour les aider à vivre et à les détourner de la mort du monde. Je suis sûr que vous lisez un peu. Beaucoup? Oui, c'est écrit dans l'air grave. Vous dégagez quelque chose de bizarrement complexe. Vous avez un air de poupée juvénile, mais l'attitude des femmes des années quarante, avec leurs chapeaux cloches, leurs bas nylon et leurs chaussures immatérielles, lèvres pincées, mais sourire d'enfant. Il ne faudra pas les laisser faire. J'ai l'impression que vous vivez seule, vos parents sont loin, ou absents, ou peut être tués par une avalanche de pierres au Kansas. Mais vous vivez mal avec cette solitude, alors vous comblez, c'est ptet un brave garçon, mais vous ne parlez pas, il ne vous dit pas qu'il vous aime, les hommes ça voudrait éviter de réfléchir. Il vous faudrait quelqu'un pour parler des choses de la vie quotidienne. Quelqu'un qui vous apprenne a mentir et à voir. Voilà, je vous donne mon numéro de téléphone, appellez moi quand vous voulez. Je suis Norbert. Vous m'appelerez ce soir, n'est ce pas? Je ne vous demande pas votre numéro, je sais que vous ne me le donnerez pas. Regardez, mon sac est bien plié. Bonne journée, mademoiselle. " (*baisemain*)


Norbert, si je vous avais rencontré au comptoir d'une petite librairie, j'y serai peut-être retournée vous acheter quelques livres, vous m'avez offert mon premier (et le seul) fou rire intérieur de la journée.

vendredi 2 octobre 2009

300

Today's a new day, yet I'm the same girl.






Take me out tonight
Where theres music and theres people
And theyre young and alive
Driving in your car
I never never want to go home
Because I havent got one
Anymore

Take me out tonight
Because I want to see people and i
Want to see life
Driving in your car
Oh, please dont drop me home
Because its not my home, its their
Home, and Im welcome no more

And if a double-decker bus
Crashes into us
To die by your side
Is such a heavenly way to die
And if a ten-ton truck
Kills the both of us
To die by your side
Well, the pleasure - the privilege is mine

Take me out tonight
Take me anywhere, I dont care
I dont care, I dont care
And in the darkened underpass
I thought oh god, my chance has come at last
(but then a strange fear gripped me and i
Just couldnt ask)

Take me out tonight
Oh, take me anywhere, I dont care
I dont care, I dont care
Driving in your car
I never never want to go home
Because I havent got one, da ...
Oh, I havent got one

And if a double-decker bus
Crashes into us
To die by your side
Is such a heavenly way to die
And if a ten-ton truck
Kills the both of us
To die by your side
Well, the pleasure - the privilege is mine

Oh, there is a light and it never goes out
There is a light and it never goes out
There is a light and it never goes out
...