dimanche 16 août 2009

La belle chair.


Petite journée sans prétention, quelque chose comme une paresseuse rêvasserie sur l'herbe, à l'ombre. La pub Pulco, voilà.

Entre deux crayonnages frénétiques (faudrait quand même que je finisse ça avant demain), je tape "Marie Dolidier" sur Facebook, oh, juste pour voir who almost fucked my ex-boyfriend. The boy's got weird taste.

"Les hirondelles bleues, les symboles mystiques, les faux tatouages de hell angels aux couleurs arc-en-ciel, les paroles de chansons, les extraits de romans, juste des mots comme ça... Le côté romantico-fierce."

En rêve, assise sur un autel sur lequel fument les bâtons d'encens, les jambes gainées dans des bas Chantal Thomass, croisées haut.


Je ne trouve jamais les bons mots pour t'expliquer qui je suis, pourquoi je m'attache, comment j'arrive à te ressentir, parce que moi même je ne le sais pas.

Une petite semaine et je n'aurai plus à penser à ce qui m'écorche, tu m'enlaceras et l'entour ne sera plus le même.

Je hais ce genre de choses. On est souvent bien plus nu qu’on ne le souhaite lorsqu’on écrit pour soi. Personne n’y arrive du premier coup, on en dit toujours trop, ou pas assez, et la clarté de l’exposition de nos idées laisse toujours à désirer. Je ne vais déroger à aucun des écueils habituels décrits ci-dessus, et cela plusieurs fois surement. Je n’y suis pour rien. Je suis dans un état de confusion totalement inhabituel, et c’est ta faute.

A cause de toi, je suis incapable d’être moi, et incapable d’être une autre. Je veux que tu me lises avec la chair de tes doigts, que nos saveurs se mélangent, et qu’on s’envoie en l’air, je veux tes yeux lisant par-dessus mon épaule, et ta joue sur ma main sur mon oreiller, je veux que tu lises dans mes pensées, et t’offrir des livres de poche, je veux tout cela, et bien plus encore, je te le dis la bouche en cœur, et tout et tout. Croix de bois, croix de fer, si je te mens, je lâche l’affaire.

Et avec le peu de chance qu'il me reste, tu vas m'envoyer un truc rageur, encore, et mettre ma patience à l'épreuve avec ces mots qui fâchent. Tu me fâches. Non, reviens, ne me tourne pas le dos.

lundi 10 août 2009

Je crains d'en savoir un peu trop.



On m'a dit que c'était le retour des cow-boys. L'Homme est loin, bien loin, et je meurs d'envie de me dissoudre dans cette vie qui n'en n'est pas une. Echec sur échec, mais des échecs un peu pathétiques, un peu comme lorsqu'on hésite à passer les portes du métro lorsque l'alarme retentit, oh, on hésite, jusqu'à la dernière seconde, et lorsqu'on se décide enfin, c'est trop tard, mais tout le monde vous a vue, de toute façon, et il n'y a aucun moyen de se sortir de cette gêne gluante.

Oui, voilà, je m'embourbe. Aucune raison ne pourrait me tirer de là, ni lui, ni lui, ni lui. Et pourtant je continue à espérer qu'il sera le moteur, même éphémère, de mes impulsions, qu'elles pourront enfin me porter, ailleurs, ici, en mieux. Lui, lui, lui.

Je rêve de pouvoir sourire comme elles, oh, elles me semblent si différentes, d'ici, si vivantes et délicates, comme de petits serpents enduits de miel. Je me sens si pataude et maladroite, incapable même de m'exprimer devant ceux qui ne me laissent pas entrer, je suis si lourde et comme piégée à l'intérieur de moi.

Ce soir, j'ai osé, un peu. C'est tout et rien en même temps. Ce viel aigri, maniaco-dépressif, ce génie raté, ce maître dans l'art du paradoxe, oh, je l'ai reconnu! Et je me suis sentie comme cette petite écervelée, un peu inutile et empruntée.

Whatever works...

Oh, il est charmant, le garçon sur cette photo. Il s'appellerait Maxime. Ou Lawrence.