lundi 30 mars 2009

Petites vérités.

Eagle in the dark
Feathers in the pages
Monkeys in my heart

Tu sais (oh, ce "tu", il me blesse!), ce soir, je me suis penchée à ma fenêtre, pour tenter d'apercevoir les étoiles. Ces étoiles, ces constellations d'une nuit sans sommeil, le goût d'une glace à la mangue. Certains soirs, les yeux ouverts dans le noir, j'essaie de me rappeler le peu qu'il me reste de la séance du Planétarium. Du peu qu'il me reste de nos petites escapades sans sens aucun. De ces après midis sur l'herbe. J'ai tendance à trop souvent évoquer le passé, une manie, sûrement, qui masque la peur de voir tout ça s'échapper, petit bonheur, petit galet. C'est fait.

Je t'ai un peu maltraité, je n'avais pas d'idée précise sur ce que je faisais, c'était la première fois que mon coeur était sur la sellette, il fallait que je t'aime et que je me protège en même temps, tough. I feel so sorry. I did mean to hurt you, actually, but I just managed to slash myself.

"Pas d'avantage ne rayonnait sa voix. Au fond de son coeur, ce qui l'émettait était un groupe de minuscules personnages qu'il gardait secrets."

Ces chansons, qui me font trembler, une voix comme sur ta nuque, lorsque tu es allongé sur le sol. Il y a des voix qu'on ne ressent qu'allongé dans l'herbe, dans le noir, au fond du lit, au bord de la mer. Ecoute donc Falling Awake de Gary Jules.

Lorsque je me réveille et que tu as le dos tourné. Je voudrais te parler, ainsi, te dire pourquoi toi, maintenant. Tu n'aurais pas à me croire, pas de questions à poser. Tu accepterais le simple fait que toi et moi, là et un peu plus. Encore un peu plus.

Allez, les yeux fermés, il y a du bon, aussi. Les odeurs de fruits chez le primeur. J'avais envie d'enfouir mon visage dans ces fraises prêtes à exploser.

Tout le monde sait, personne ne cherche à comprendre. Ce soir encore, la morsure de la solitude. J'allais dire, une envie de partir, de fuir ce qui m'attend, mais l'énergie même me déserte. Dring dring, viens, allons marcher sous la pluie aux Sablons. Ce froid qui a dessiné des cils sur feu mon ipod. I'm a fucking mess.

Je recommence à dessiner, doucement, ce que j'imagine voir.

And that’s just the way it goes
Falling awake
And that’s just the way it goes

lundi 23 mars 2009

Quel est le signe astrologique d'Edouard Balladur?

Une puce, un pou, assis sur un tabouret
Jouaient aux cartes, la puce perdait
La puce en colère, attrapa le pou
Le flanqua par terre, lui tordit le cou...


Un, deux, deux, deux... (click!)

1234 tell me that you love me more
Sleepless long nights that is why my youth was for

Petit jour de soleil, comme une caresse, comme un baiser. Cette surprise qui me donne l'impression d'échapper au monde, autant à la mer que devant un Trivial Pursuit. J'en suis encore au stade de l'émerveillement ("oh, un camembert"), mais cette petite journée a en quelques sortes balayé toutes mes non-espérances.

Old teenage hopes are alive at your door
Left you with nothing but they want some more

Sortir de Paris, tu sais, bientôt cette ligne à l'horizon, cette atmosphère qui s'affranchit des distances, le soleil EST TON AMI, j'ai enfin eu l'occasion de tester tous les titres dont on disait qu'on passerait une fois qu'on aurait la Red Shark de Las Vegas Parano, une autoroute U.S. et la vie devant nous.

Sweetheart bitterheart now I can't tell you a part
Cosy and cold, put the horse before the car

J'aime sa main sur ma jambe, ses éclats, ses petits monologues, ces baisers avec un oeil sur la route, ces tortillements qui s'ensuivent, cette carte très hermétique (j'arrive à la lire si je la prendre à l'envers, c'est dire), ces villages endormis et ces errances ("fallait tourner là je crois").

Those teenage hopes who have tears in their eyes
Too scared to own up to one little lie

Je me laisse bercer, tour à tour par lui, par la mer, et ainsi de suite jusqu'à ce que quelque chose explose derrière mes yeux. Je retrouve ces battements familiers, au bout des doigts, et j'ai trop peur de savoir ce qu'ils veulent dire.

1,2,3,4,5,6,9 and 10
Money can't buy you back the love that you had then
Ohhhhh you're changing your heart

Je suis perdue. Encore. Un sourire aux lèvres.

mercredi 18 mars 2009


Ah, si c'était simple. Sortir de chez moi, traverser des dunes, et m'asseoir sur le sable. Regarder la mer qui gronde et s'épuise. Fermer les yeux et mourir, revivre, mourir, revivre, au même rythme. Le soleil, évidemment.

Toute l'ironie d'un sort.


Encore une journée, petite errance, grande fatigue. Il y a vraisemblablement quelque chose qui me fait défaut, peut-être la faculté de m'en foutre totalement, tu sais.

Trotter dans Paris, à l'arrivée des beaux jours, c'est ce qui me rend totalement brain-dead, allez savoir pourquoi. Des heures et des heures à marcher, là, c'est comme à deux, mais tout seul. La main DESESPEREMENT vide.

I feel fucking free like a river, c'est désagréable, j'aimerais me sentir appartenir à quelqu'un.

Demain, demain, demain...

Je me souviens encore de ces matins, où l'on se retrouvait tous dans le cloître, cette odeur de poussière dans la matin. Ces après-midis à écouter du Lou Reed. Ce présent ou un avenir à écrire. Je voudrais me débarrasser de ces souvenirs pour n'en garder que l'espoir de quelque chose qui vaudrait le coup, une fois encore.


Plus rien d'évident. Je ne veux pas de ce que je suis en train de vivre, je ne veux pas de ce que c'est en train de devenir, peu à peu. Une espèce de médiocrité qui s'étend, une nullité paresseuse, et ma curiosité des gens qui s'émousse. Ils ne comprennent pas. A quoi bon.

mercredi 4 mars 2009

J'ai pleuré aujourd'hui. Comme tous les jours à cette heure là.

Dans ces moments-là, je serais sûrement allée me plaindre à toi, tu sais, te confier mes angoisses, encore, te demander sans cesse pourquoi c'est si dur, parfois, de ne pas perdre de vue ce qui nous aide à tenir debout. Tu aurais sûrement dit que j'allais m'en sortir, en prétextant que j'étais hors-norme toussa toussa. Tu m'aurais prise dans tes bras. Comme la fois où j'ai eu 1 et 4 la même journée. Tu m'aurais pris la main. Fuck I miss those things.

J'aime qu'on me prenne par la main, dans la rue. Qu'on m'embrasse devant tout le monde. Tout l'entour disparaît de toute façon, mais il y a dans ce geste comme un défi au monde. Ce monde pour lequel on se déguise, ce monde pour lequel on se trahit. Il y a au moins une vérité, dans ce baiser. Il est ou il n'est pas.

It was a crappy day, a crappy week. Tout les problèmes se massent autour de moi comme si j'étais un aimant. Il ne me suffit pas d'avoir un compte en banque famélique, mais mon esprit aussi, crie famine. Il cherche de quoi se nourrir, une âme à laquelle se colleter, il cherche un coeur ouvert, comme une plaie.

Je n'en peux plus de cette fausse guerre, celle où les mots veulent à chaque fois dire quelque chose, quelque chose de faux, puisque ce ne sont que des mots. Il ne te viendrait sûrement pas à l'idée de te passer d'eux, tu sais, en me caressant la tête.

Je n'en peux plus de voir autant de gens se tromper sur moi, parce que leur curiosité est purement égocentrique et qu'ils ne prennent pas la peine de me regarder vivre.

Je n'en peux plus de ne pas trouver d'adversaire, de frère, d'ami, d'amant assez fort pour rire de tout. On peut rire de tout. You were a match, boy.

Je n'en peux plus de ne trouver autour de moi qu'un vide QUI NE PEUT PAS SE REMPLIR, puisque personne ne le veut vraiment, en fin de compte. Tu ne veux pas de moi, au fond, tu te protèges, et je suis trop polie pour entrer dans la vie de quelqu'un sans qu'on ne m'y traine par la main. Je voudrais bien, pourtant.

Je n'en peux plus de devoir grandir en avalant les angoisses, les vipères, les frustrations sans nom et cet éternelle incompréhension des autres, étrangers. Sans personne pour me tenir la main. J'attends le moment où je pourrai enfin soulager cette douleur, le moment où enfin, je n'aurai plus à expliquer, parce que l'autre saura, simplement.

Les autres. Ceux qui m'entourent sont des murs aux façades aveugles. Ils sont vains. Ils sont vides. Ils sont laideur et mesquinerie. Ou alors ils n'ont juste pas la même vie que moi.

lundi 2 mars 2009

You know you love me.



Ah. J'ai cru arriver quelque part aujourd'hui, mais je crois que je me suis encore trompée. Il faut que je fasse vraiment très attention à ce que je dis ou m'autorise à ressentir, sinon je vais encore finir en chiffonnade de jambon d'Aoste.

J'aime les gens sans confiance, en général. Il suffit d'une fanfaronnade, d'une remarque anodine ou d'un regard par en dessous pour briser la glace. Jamais fantasmé sur des gens inaccessibles, bizarrement: loin des yeux, loin du corps, loin du coeur. Il faudra toujours rester près de moi, de peur qu'un jour, en te retournant, j'aie disparu.

L'explication, c'est que j'ai rêvé de ce couple d'Allemands, au camping du Cabo Mayor, ça m'a rendue affreusement nostalgique. I miss my best best friend ever. Mais il est des choses qu'il ne faut pas regretter, parce qu'elles nous donnent plus qu'elles ne nous en enlèvent. Douces pensées, tendres baisers pour toi, mon disparu.


Sinon...

"Véridique: Charlotte a réussi à me faire croire que son grand-père parternel était Inca ET ENSUITE à me faire avaler que son grand-père maternel était un shaman tibétain. Plus jamais plus jamais plus jamais.

Véridique: il y a des gens qui rentrent dans les salles par les fenêtres si les portes sont fermées. (oui c'est nous...)"

VIRYA JE T'AIME. Espèce de poisson lune. Je ferai amende honorable pour ne pas avoir été là quand t'es rentrée de Nice. J'espère que tu m'aimes toujours plus que Lucas. Je suis allée faire un tour sur ton ancien blog, là où t'étais encore amoureuse de l'autre débile de boulette ("LA BOULETTE COUCHE?"). J'ai failli pleurer. Où est-ce qu'on en est aujourd'hui? (On faisait de très jolis tags illisibles sur les bords de Seine, j'avais de l'espoir...)