lundi 26 janvier 2009

Sweetness.


Envie de le regarder. Il serait de dos, par exemple, si absorbé, si sérieux, why so serious? Et je lui sourirais sans qu'il le sache. Il y a des choses qui disparaissent complètement lorsque je suis suffisamment près de lui. Le jour, entre autres.

Demain, Picasso, ses maîtres, et la lumière du jour. Le Palais de Tokyo aussi, sûrement. Ca va piquer les yeux.

Au-dessus, les pompes de mes rêves. Par contre, les bas filés, ça fait désordre.

dimanche 18 janvier 2009

L'art de la pensée négative.

Ce soir je regarde des films suédois très incompréhensibles intellectuellement pointus, et wtf, j'enchaîne sur Le Transporteur 3, parce que je veux bien me cultiver, mais je préfère des rêves érotiques avec Jason Statham dedans (il me trimballerait dans le coffre de sa voiture, tu vois).

J'ai failli craquer devant la Bande à Baader.

Fin.


Je me demandais de quelle manière ça allait se passer. Ca m'intriguait depuis le début, à vrai dire, de savoir comment on pouvait se débrouiller pour construire de rien, de RIEN, t'entends, tu prends deux personnes, au hasard et hop, tu les enfermes quelque part, tu secoues et tu vois ce qui se passe. Putain de leçon de vie.


Jolie après-midi. Un tour au marché des oiseaux, j'aime cette connexion entre nous, c'est devenu tellement tendre et rassurant. Même ton odeur m'est familière. Tes bras autour de mes épaules, c'est comme une évidence. Des millénaires nous attendent, parce que nous avons déjà goûté au sublime. Je veux ce serpent.


Il faut s'y résoudre, la sérénité aura toujours chez moi ce goût du médiocre et du pas fini. Une saveur inachevée, jamais bien longue.

Je suis malheureuse lorsque je vais trop bien. L'ennui devient un souci majeur. Un accord presque parfait. Une longue et paisible chute.

Je mange de moins en moins et comme à chacune de ces phases, la tempête n'est pas bien loin. Une terrible attraction. L'envie me creuse l'œsophage et résonne jusque dans mon estomac. Je consommerai donc un peu plus des autres jusqu'à écœurement. Un peu plus de trop. Un peu plus de tout.

Même le sublime lasse, même le beau trompe, la nouveauté seule est infaillible.

L'orage arrive.

vendredi 16 janvier 2009

The Grudge : où l'on apprend QU'ON EST ENVAHIS PAR LES IMMIGRES CLANDESTINS BORDEL



(Matt) Osis ~ http://matthieulavau.com/ dit :
huuuhh hhuuh huuuuhhh huuuuh (feulements grudgiens)

(Matt) Osis ~ http://matthieulavau.com/ dit :
tu vas jeter un coup d'oeil par la fenetre de ta cuisine

(Matt) Osis ~ http://matthieulavau.com/ dit :
et tu vas voir un tit enfant chinois nu

Lothie dit :
...

jeudi 15 janvier 2009

Le seigneur des porcheries : le temps venu de tuer le veau gras et d'armer les justes





Pas de Régine ce soir, ça sera tête à tête avec le réel, encore.

Quelques courses, dilemme cornélien de choisir entre un bon vin ou un dessert. Le vin fera entrer le démon, il fera l'affaire. J'aime le luxe des saveurs, la griserie d'un fin spiritueux (ouais grave se mettre sur la gueule, c'est ça), je devrais passer à un dîner presque parfait (et même pas besoin d'éclater la gueule de celui qui me mettra en dessous de 8, parce qu'avec mon nappage je les tue tous. Je ne parle jamais au sens figuré.).

"Je tombais amoureuse comme on tombe d'une chaise." Apparemment je suis la seule à la trouver horriblement triste.

J'erre un peu dans Paris froid, je voudrais arrêter les passants, leur rire à la figure et leur demander si je fais bien de m'acharner à vouloir être heureuse, seule, tu vois, parce que je voudrais tellement n'avoir besoin de personne pour me sentir vivre putain jsuis pas sortie de l'auberge.

LIGHT OF MY LIFE. FIRE OF MY LOINS. MY SIN MY SOUL. Crié en anglais, ça a tout de suite une autre dimension.

Couchés dans un jardin de pierre.


Je suis coincée. Dans une espèce de comportement primaire et régressif. Je sais que l'amour est quelque chose de simple, d'évident, paraît même qu'il rend heureux. Mais je ne suis pas sûre d'en être capable. Je ne sais même pas si je le mérite.

(Il faut toujours se méfier des gens qui trouvent que la vie est belle, et qui surtout se sentent obligés de le crier au monde entier plusieurs fois par jour).

Pour qu'éclate de joie chaque heure et chaque jour. Parfois je voudrais monter sur scène et chanter, savoir seulement ce que c'est que cette exaltation qui transforme sa face de cheval, à Jacques Brel. Putain qu'est ce que c'est bon, de laisser brûler sa cigarette en gueulant "ALORS SANS AVOIR RIEN D'AUTRE QUE LA FORCE D'AIMER NOUS AURONS DANS NOS MAINS AMIS LE MONDE ENTIER". J'ai même ouvert la porte et gueulé dans la cour. Jte pète les genoux, syndic. T'avais qu'à pas vouloir entrer chez moi à 4 heures du mat. Vive le Che.


Et je vais officiellement mourir de faim dans ma putain de grotte, mes parents ne répondent pas à mes mails désespérés du genre "MAMAN JE SUIS TA FILLE NATURELLE TU PEUX BIEN M'ENVOYER 300 EUROS (ou 30 si t'as pas assez, je comprendrais, juste pour m'acheter de la viande, j'ai l'impression de plus trop savoir ce que c'est...) SINON JE VAIS DEVOIR ME PROSTITUER TRAVAILLER ET JE SAIS QUE T'AIMES PAS CETTE IDEE (si? ah bon)"

mercredi 14 janvier 2009

Naturellement, le monde a cessé d'exister, depuis cette nuit là.

Mes remparts de Varsovie.


Impossible de me défaire de ce sentiment de culpabilité anticipée.

Je n'arrive pas, n'arrive pas à comprendre pourquoi, comment les autres peuvent s'attacher à moi. Surtout lui. Nous n'avons absolument rien en commun, deux vies totalement différentes, deux caractères opposés. Et pourtant lorsque je ferme les yeux.

Dans beaucoup de situations, je me vois posée quelque part, sans jamais savoir quoi dire, en plein monologue intérieur, combat pour savoir LAQUELLE de ces foutues répliques est-ce que je vais bien pouvoir sortir pour paraître drôle et incisive. Bien souvent lorsque j'ai trouvé, la conversation a changé 6 fois. Je passe souvent pour une conne qui ne s'amuse pas.

J'ai énormément de mal à vivre ces temps-ci. Tout me déchire. Tout m'abîme.



Je vacille, me plie, m’effondre.
Dans la tête ça fait plein de lopins en ruine, des gouttes de poison, des germes de ronces. La plaie enivre tous les rêves, les perfusions vomissent les gorges de sèves.
Leurs buts, leurs gains, leurs escomptes.

Pourquoi ne cries-tu pas pour moi ?



Tu vois c’est bête parfois, on dit des choses comme ça, comme on effleure du bout des doigts. Des choses auxquelles on ne pense pas vraiment, des trucs qui nous paraissent évidents.
« À bientôt »
Tu vois c’est bête parfois, on se sourit comme toujours, puis on s’embrasse comme d’habitude, puis on ne regarde même pas l’autre s’éloigner.



Je vais retourner me coucher. Demain, peut-être, il faudra que je brille pour le Régine, j'entrelacerai mes bras à d'autres, je me sentirai plusieurs. Il faudra. Sinon ils sauront ma Soif. Personne ne doit savoir.


Fabrice Lucchini
. J'aimerais parler d'amour avec lui, ou de livres. Il me noierait sous ses paroles, sa façon de parler, son articulation qui rend les choses autour de lui intelligentes et cultivées, même moi, le pot de fleur sans intéret, et bien, j'en ai des frissons. Je veux toucher du doigt sa grandiloquence bordel, cet homme a le don du personnage, du jeu et de l'inutile drame.

"J'ai cru jusqu'à ce jour que c'était l'esprit qui faisait des gens comme vous des personnes de qualité. Mais je me rends compte aujourd'hui que seule votre naissance vous a donné du style."

You'll never belong to me.


Screaming your name on the microphone
Going back home all alone
Listen to the tunes that you sent to me
Listen to them good company
Come and attack me, it's not gonna hurt
Fight me, deny me, if I fear when you're close
Let's make love and listen to death from above


Une nuit de sommeil et mon corps se sent toujours aussi lourd et cotonneux. Je passerai sûrement cette journée au lit, à écouter ces chansons qui m'avaient fait me lacérer les poignets et les mains, mon dieu que j'étais faible il y a quelques années de ça. Maintenant ça me donne juste envie de me pendre.

Je hais le fait d'être complètement lunatique, de passer de l'extase la plus intense eu mode "putainviedemerde" en quelques minutes. J'imagine ce que mon autour doit subir, pardonnez-moi de vous déchirer ainsi, de mes petites mains tremblantes. Je vous tue, je vous secoue, je vous abandonne. Amen.

Je relis Lolita, lentement, pour les "brûlante et soyeuse doucette", "affreux désastre", "cour inondée de poussière". Je sais ce livre, ses multiples identités, "périlleuse magie des nymphettes", je sais sa fin misérable comme nous autres. Ce livre, je l'aime et je le hais, car tout délectable qu'il est il sera toujours celui pour lequel Nabokov sera applaudi, alors que l'ô (?) combien plus riche, ohmondieuohmondieu, Ada, lui... Ada ada Ada Ada ada... J'ai l'impression d'avoir respiré l'odeur de ma chérie, cette petite héroïne à la nuque duveteuse et aux jambes maigres.

J'ai envie de me rendormir, la tête sur tes genoux, la capuche rabattue sur mes yeux. Ainsi, je ne vois plus le monde, et il y a une sorte d'apaisement dans tout ça.

Je veux voir la mer.

mardi 13 janvier 2009

Putting Out Fire. Deviens ce que tu hais.


J'aime le bruit de mes bottes sur le sol, comme autant de coups de fouets.

Déjeuner avec une amie d'enfance, pas l'impression d'avoir grandi depuis plus de 10 ans, seulement le CUL est officiellement devenu un sujet de conversation viable. Découvert l'expression "faire nique nique".

[Je m'attache, je m'attache, je m'attache. SAUVEZ MOI. PUTAIN, PITIE.] Je commence à avoir peur de me laisser aller, je vais encore me faire lacérer mon coeur laborieusement recollé, je le sais, seulement je ne peux/sais pas mentir. Est-ce que j'ai le choix, franchement? Il faudrait que je meure encore ou que je m'enfuie. Je vais m'enfuir.

En parlant de s'enfuir, depuis l'explosion d'antihistaminiques fortuite et TRES surprenante, j'ai recommencé 3 fois. A chaque fois ma main tremblait, je voulais seulement retrouver un peu de calme, dompter mon corps qui se tordait presque de désir, de douleur, d'angoisse. 2 cachets à jeun la première fois. 3 la seconde. Aujourd'hui, 4. Ohmondieu ohmondieu ohmondieu. 4-5 heures de trip de type Salvia (OH LADY S), vision hachée entrecoupée de flashs flous et saturés, mon univers est marbré de bleu et de vert, le corps lourd comme du plomb, mon coeur ralentit, il bat si doucement. J'ai eu peur de m'arrêter de fonctionner un instant, puis plus rien. Réminiscences. J'ai pensé à toi, c'est comme si on m'avait injecté de l'adrénaline directement dans le thorax, Pulp Fiction, j'ai ri je crois. Je ne pouvais plus m'arrêter.

Je descends doucement. Je suis lasse et courbaturée, mais le cri du coeur s'est tu, je suis vide à nouveau. God Bless Me. J'attends mes Utopian Bliss Balls.


["MAIS EN VRAI JE SUIS DROLE, CEST JUSTE QUE LA J'ETAIS PAS PRÊTE, TU M'AS PRISE EN TRAITRE.". Mais je baisse la tête et je pars.]

Existenz, c'est quand même bien la misère. Un Jude Law effectivement en plastique, même son accent ne le sauve pas. Et Twilight, oui, de la merde. Une hilarante merde, mais une merde tout de même.

lundi 12 janvier 2009

Si tu te drogues, fais attention quand même.


Mais j'ai froid, maintenant, putain qu'est ce que j'ai froid.

Un petit lien pour faire rire, parce que, la vdm, quand tu la partages, ça devient jouissif et le départ de plein de remarques tout à fait marrantes et originales telles "oh tiens moi aussi", "aaaaaaah arrête tu mfais trop marrer" ou "fourchette", ça dépend.

Allez, mords ton poing et marre-toi. Tu n'auras que ça pour te tordre les boyaux, alors que moi, déesse parmi les mortels, non mais vraiment j'ai de la chance, on vit pas ça tous les jours, c'est nowel de l'année prochaine en avance, Tigger a chanté/dansé Kiss. De Prince. Le Dieu de la luxure incarné. Comme quoi 1m58, parfois pas besoin de complexer, mais tu vois ça vaut pas pour moi.

Bon pique-nique sur les quais, dans le froid gelé et glacial, il paraît que l'alcool ralentit un truc, et que ça t'empêche de mettre des gants (putain j'aime pas aller aux quais, c'est plein de hippies).

Ah dernière chose. Twilight Boy il est moche au début. Mais après, je pense que j'aurais pas dit non.

dimanche 11 janvier 2009

Un millier de petites résignations. Un millier de doutes.


Il y a eu ce délire du vent froid, la lumière crue, qui m'a remise au monde. Il y a eu ce battement du plaisir, dans le cou, qui m'a faite chavirer de nouveau. Il y a eu cette intuition, comme une autorisation de recommencer à vivre.

Cette moue de petit garçon dans ses chemises impeccablement repassées... Insupportable. Presque douloureux.

Quelques nouvelles, pas de nouvelles. Entre nous, c'est lorsque j'ai abandonné l'attente que tout s'est enchaîné petit à petit, s'est mis en place avec un certain soulagement, le fait de ne plus avoir à forcer les situations m'épargne beaucoup de la vie.

Je recommence à me supporter, petit à petit. Et de nouveau à faire la fête pour la sensation d'absolu que je ressens lorsque je suis avec eux, non plus pour me détourner de ce que je ne veux plus voir. Il me réapprend à regarder les choses en face.

Délicate balance financière. Autant dire que je suis grave dans la merde, le chèque ne sera envoyé que début février. Comptons sur le hasard de la destinée (mais c'est vraiment n'importe quoi).

samedi 3 janvier 2009

Ils ne savent pas encore toute l'étendue de leur malheur.






Coup de/au cœur. L'amour me déserte, je ne vois que ce qui est, effectivement, c'est comme s'il n'y avait plus de lignes entre lesquelles lire. Je me sens désœuvrée.

D'un côté j'ai peur de ce qui pourrait arriver si je me laissais avoir encore une fois, je sens déjà que je glisse. C'est comme lorsqu'on a terriblement sommeil, mais que l'on sait qu'on se réveillera inévitablement seul.

Je fais semblant de vivre comme les autres, à partir de mardi 14h, jusqu'à samedi 18h. Si une âme se sent assez généreuse pour me sauver d'ici là, qu'elle aille se faire foutre. Il est déjà trop tard.