mercredi 31 décembre 2008

Tout n'est que vide.


Je viens de me donner une autre chance de pouvoir me regarder à nouveau dans une glace, sans cette vague nausée qui me prend chaque fois que je repense à la misère et la bassesse de mon personnage.

Il faut que je garde près de moi ceux qui comptent, ceux qui savent voir au delà de ce corps las et de ces minauderies désespérées, ceux qui savent la tristesse et la soif.

Ce soir sera encore une explosion, de celles qui vous font oublier le monde, j'espère, et ce désir que je porte comme une gangrène. Aimez-moi, j'en suis sale. Aimez-moi, je suis basse. Aimez-moi, je suis futile. Aimez-moi, je suis inintéressante. Aimez-moi, je suis invisible de tant vouloir.

Quelque chose chez toi m'a complètement émue. Je crois que c'est ton profil, souriant sous les lumières dansantes. Et, plus tard, ce regard hautain que j'ai vainement essayé d'adoucir, de toutes mes forces, il y avait comme une urgence dans mon geste. Je me sens sans défense.

2009 sera comme un cadeau. Love and Success. Excès et Exultation. Je toucherai le ciel d'un doigt, d'un seul, avant de venir m'écraser dans le berceau de la félicité. Je vous le promets.

Battez vous non pour ce que vous avez, mais contre tout ce qui vous aveugle.

lundi 29 décembre 2008

J'aurais aimé me voir pleurer.




Dennis Hopper : "J'aurais dû être un crustacé furtif détalant au fond de la mer silencieuse."

Un film sur une putain déchue, les seins lourds et la moue énorme, comme gonflée par la tristesse. Quelques toiles mixtes, matériaux sales et des traces de mains, comme sur une vitre. De la vaisselle cassée, seul intérêt de l'expo, un visage brisé sur de la résine, blam, envie de m'y frotter, de voir saigner mes mains caressantes.

Je n'ose plus sortir de peur de me faire écorcher par le froid.

dimanche 28 décembre 2008

mardi 23 décembre 2008

Récits cruels de la jeunesse.


Déléctables lectures.

Il y a quelque chose de fascinant dans le rien, cette vie fangeuse que les autres mènent, se traîner dans la boue par simple mimétisme et découvrir le plaisir très mal jugé de l'eye contact. Fuck the rules. We're only young once, let's fuck it up right!

I'm dirty-minded.

La routine s'est dissolue, aussi simple qu'un vase que l'on brise, certaine satisfaction d'en voir les morceaux par terre, que l'on s'acharne à faire disparaître.

Au nom de l'art, du kitsch et de la bassesse, échappons à la médiocrité du monde par l'excès et la transgression, les fantasmes d'un érotisme pur, l'innocence dans la dépravation. C'est la seule façon de rester intouché, intouchable, tenter le paradis sans effaroucher St Pierre. Nous ne sommes que des enfants.

"Une brûlure ardente se répandit sous sa peau ; un bouillonnement exquis, partant de son coeur jusque dans les chairs de son ventre. Parcourue de frissons, le corps moite et douloureux, empoignant les draps de ses mains blêmes, elle émit un gémissement intense et terrible puis replongea son regard fiévreux dans le miroir, le plaisir violent qui l'embrasait la faisant presque sourire. Elle se mit à compter les fracas du lent mais puissant tambour qui battait en elle. Ensuite, comme une libération, vint le silence."

"Le bleu du ciel" est la seule poésie qui rassemble mes sentiments actuels de désoeuvrement. Je suis surprise de ce que peut faire naître un auteur par ailleurs d'un incalculable ennui lorsqu'il s'agit de débattre des thèmes de société et d'une quelconque misère de l'existence sociale. Lorsque Georges Bataille nous fait partager l'angoisse, c'est son poème qui vibre.
Ce petit frisson, qui naît près de l'oreille, frôle la nuque et s'épuise au creux de reins.

dimanche 21 décembre 2008

I'm not a party girl.

Black black nite again.

Rien d'autre que de le sentir bouger contre moi. Avec l'évidence, peau contre peau, lèvres contre lèvres, d'une nuit qui ne peut finir. L'explosion, dans mon crâne, comme un battement sourd, discordant halellujah. Dance with me again. Get lost with me. No more clocks, no more reasons to think, no more people around. Je me souviendrai de tes yeux dans la nuit, cesse de me regarder de haut. That's the fucking nite, babe.