J'avais complètement oublié que j'avais un blog, dis donc :)
Vacances, mi-vacances. Quand on a l'impression que tout s'arrête, mais que ce n'était qu'une goulée d'air frais avant de replonger dans les miasmes consternantes des concours, quand on a l'impression que le monde manque pas mal de considération, quand on ressent la douleur un peu au dessus du cœur, quand on a la mâchoire qui se crispe et le poing qui se referme sur du vide, lorsqu'on ne serre qu'un souvenir sur son cœur, ô souvenir, et bien ça fait quand même beaucoup d'impressions. Les impressions ne rassasient pas.
J'attendais le moment où j'aurais commencé à vivre, à goûter la vie que j'aurais tenue dans mes mains, et au lieu de ça, tout est intolérablement incertain. Je suis trop jeune pour écrire ma vie. Rien de ce qui s'imprime aujourd'hui ne survivra à demain, tout sera balayé, tout ce que j'aurais misérablement construit, sans force et égoïste. Il n'y a pas de trame, pas d'histoire. Rien de tout cela n'est vivant.
Je les ai vus enlacés. Noyade dans une rue pavée. La survie était comme dans les bras de l'autre.
J'envie ces amours partagées, ces passions qui s'allument, qui embrasent le coeur et l'esprit, transportent mutuellement. L'unique est un fardeau. J'ai faim de partage. Au lieu de cela, une solitude dans l'attente.
Je voudrais seulement un Nous. Je me donnerais pour un Nous.
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