vendredi 18 avril 2008

Être malheureux comme les pierres.


"When you give yourself away..." (trad. : "Stoujours le mec des autres qui cloue des fraises aux murs en se donnant l'air triste que la fille soit partie, et, retournement ultime, après ils grimpent sur l'immeuble en cachette pour chanter leur amour. Moi, j'en ai marre."

Tiens, tiens, j'ai couru partout aujourd'hui. Encore heureuse qu'on en puisse pas me taxer de "je-ne-fais-pas-d'efforts" (oui, je songeais à inventer un mot, ça viendra). Dans l'ordre, aujourd'hui j'ai:

- presque gagné (oui c'était aujourd'hui)
- fait des trucs avec les yeux
- fait des trucs avec le reste, mais on voyait moins, déjà xD
- laissé filer un bus (j'ai fait exprès...)
- dormi (un petit peu)
- détourné plein de fraises ("oui oui, on peut pas les garder trop longtemps, hein, qu'est ce que t'en penses?")
- invectivé le mur, les rideaux, le téléphone, le manteau, mais surtout le téléphone
- marché sur Marie pour éteindre le rap à 10h du matin
- nettoyé ma douche (yuuuuuuuucky >.< oui, même le syphon)
- rêvé devant ma fenêtre ensoleillée que le Prince Charmant sur son dragon vienne m'enlever
- rêvé devant ma fenêtre ensoleillée que ma robe chatoyante (pour monter sur le dragon) était arrivée
- travaillé keu même! è_é
- apporté une photo, rapporté la photo, scanné cette même photo, retouché celle-ci pour m'effacer de dessus (un jeu d'enfant, à croire que jprends pas autant de place que je ne le pensais pfiu), pi imprimé la nouvelle ("pourquoi la cabine vibre, hein? Oo"), pi rapporté tous les documents à destination (pi à cause de moi, une employée est morte)
- aéré ma chambre en me mettant au milieu su courant d'air parce que j'avais trop couru
- posté un paquet surprise (noooooooon après tous ces efforts, faites que ça ne se perde paaaaaas @.@)
- mangé des miel pops
- vu Love Actually (>.< uaaaaaaaaaa, jveux être Johanna-a-a-a), fantasmé à mort sur Darcy etc.

C'est ce qu'on appelle une journée tout à fait constructive.

Buala. Maintenant, peux aller dormir, Tigger va pas m'accuser de faire des trucs louches derrière son dos, comme sauver le monde ou libérer les koalas. Non. Moi, les requins ou les petits enfants qui meurent de faim, j'ai arrêté. (prochaine étape, acheter une baignoire pour le bébé requin *.*)

samedi 12 avril 2008


Il faudrait vraiment des routes désertes, avec du soleil et de la poussière. On marcherait tout le jour vers n'importe où ailleurs, et la nuit venue, l'heure serait aux feux de joie et aux transes folks.

mardi 8 avril 2008

Heart Of Glass : "I'm the one you're using please don't push me aside."


J'ai rêvé que j'étais étendue dans un champ de fraises. L'air était lourd de leur parfum capiteux, presque trop mûr. Je sentais sous mes doigts les fruits humides de rosée, leur chair prête à éclater en un désordre rouge et acidulé.

Well, I feel empty-hearted. I do not belong.

Quatre, Cinq, Six, Cueillir du vice

jeudi 3 avril 2008


Le printemps revient, brutalement, trop même, ils auraient pu prévenir qu'après le 21 mars, ON JETTE LE DUFFLE-COAT. Je reviens tous les après-midis en nage (nonon, pas "à la nage", merci Ti pour cette blague que j'ai pas comprite tout de suite), dans des bus remplis de touristes, comme si c'était le dernier bus sur terre qui pouvait les ramener chez eux.

Bref.

Je devrais arrêter d'être aussi pressée de dilapider mon temps avec n'importe qui, dès que l'occasion se présente. Kewl, keep it down. Mais je ne peux pas m'empêcher d'avoir un peu peu ici, toute seule, peur du truc qui se cache sûrement dans l'armoire, surtout depuis que j'ai vu Lady In The Water, les chiens avec de l'herbe dessus là. Et Radio Latina, ça marche pas vraiment, j'ai l'impression d'avoir des étrangers chez moi, genre la bande des Mariachis ou des immigrés mexicains au noir. Dans le placard. Avec les chiens herbeux.


Move.

Special Needs.




Parfois je m'attends juste à ce que la réponse s'imprime sur ma peau, avec l'évidence d'un baiser ou d'une étreinte. Que l'amour nouveau se déverse, cet amour millénaire, qui renaît de celui, usé, qui saute sur toutes les lèvres, ne s'enfonce pas même jusqu'au cœur et coule quelque part entre les cuisses. Je veux le "transcendant d'un visage" (sic.), que le neuf surgisse de l'habitude, je cherche le feu sous la cendre et le phénix entre deux mains entrelacées. Je veux trouver ce qui force les gens à mourir, ce qui les force à vivre, ce qui les pousse à piétiner leurs tripes sur le sol, à étaler leur désespoir sur toutes les faces, ce qui explose lentement derrière les yeux, ce qui fait vomir le cœur.

Fais-moi ressentir. L'amour. Celui qui n'a encore jamais été dit.

mercredi 2 avril 2008

Marcher dans le soir frais. Comme si je lacérais l'air alentour.

Gone Baby Gone.


Je commence à me rendre compte à quel point je t'écorchais vif quand j'avais la maladresse de projeter un avenir sans toi.

Maintenant le reste est inutile, je voudrais seulement retrouver le sentiment d'être à nouveau désirée dans la vie de quelqu'un, et pas seulement comme un fantôme ou une passade fragile, une salle d'attente pour mieux, mais comme quelqu'un de qu'on ne voudrait jamais voir partir, quelqu'un avec qui il est é-vi-dent de construire un avenir, un avenir dont on ne veut absolument pas voir la fin.

Je n'aurais jamais dû. JE N'AURAIS JAMAIS DÛ. Maintenant je ne suis plus grand chose, sinon plus rien.

I miss you so damn much. And I miss the way I was feeling when I was with you.

Forever and ever.