jeudi 31 janvier 2008
lundi 28 janvier 2008
A propos du documentaire qui a déclenché des gorges chaudes (huk huk), on apprend que la CIA vient de réaliser qu'elle a utilisé des surligneurs noirs dans ses documents pendant des décennies. Une erreur qui a rendu illisible des milliers de pages top secrètes.
Ironiquement, ce sont les passages les plus importants qui ont été perdus à cause de ces surligneurs noirs, plus communément appelés "marqueurs indélébiles".
Ainsi, tout l'historique des opérations de la CIA et son "implication dans de nombreux conflits internationaux" comme que la Guerre Froide est partiellement détruit.
Le directeur de la CIA a déclaré : "Il y avait probablement des informations très très importantes dans ces documents. Mais nous trouvions les surligneurs fluo trop enfantins et tendancieux. Le noir faisait plus sérieux."
Il a ajouté "La CIA a probablement joué un rôle majeur dans plein de conflits. Mais on est pas sûrs."
dimanche 27 janvier 2008
We wish you a happy new year
Le Millenium, 3ème du nom, a déjà accompli 0,8% de ses 1000 ans, et non non rien a changé, tout tout a continué. Costumes argentés, voitures volantes et autres fanfreluches mis à part, des questions restent sans réponse.
[Les stylos BIC : où sont-ils passés ?]
Chaque année, des millions d'entre eux sont fabriqués, permettant chacun entre 2 et 3 km d'écriture.
Pourtant où sont-ils ? On en achète chaque année mais il semblerait que 2 semaines suffisent à rendre impossible de remettre la main sur ce putain de stylo. Le BIC est officiellement l'objet le plus perdu dans la société actuelle.
[Dépression, mal du siècle ?]
Le système commençant à montrer ses limites, des millions de personnes se rendent compte de la supercherie. Mais est-ce vraiment sa faute ? Au final, ça fait des siècles que philosophes, psychologues, et autres lumières ont tenté de répondre à cette question : "Y'a t-il un sens à la vie ou est-ce que c'est juste ça ?" . . . Réponse : "Non non, c'est juste ça."
Pour finir, dites-vous bien que 2008 sera mieux que 2007 parce que 8, c'est plus grand que 7.
vendredi 25 janvier 2008
Les récentes semaines de vacuité bien remplie m’ont laissée avec un terrible mal de ventre. Il faut plutôt t’épanouir, me dit mon entourage, vaguement inquiet, en mentionnant la résilience, l’espoir, la simplicité. Tiens, j’ai même pensé aller cogner à ta porte pour vrai, pour voir, pour vivre, pour me désennuyer de ne pas savoir t’atteindre, ou t’attendre – jamais suffisamment, jamais dans la totalité de ce que ça devrait impliquer. Mais la déception n’a plus sa place au XXIème siècle, dit-on. Il faut plutôt s’épanouir. Alors voilà. J’avoue mon échec. Je carbure à l’insatisfaction, à l’intégrité, au mal du tout. J’ai la démesure de mon silence face à l’éternité. Que faire d’autre ?
Je recherche celui ou celle qui saura me faire changer d’avis, qui saura me faire comprendre que ma vision du monde c’est n’importe quoi, et qui le fera d’un mouvement si puissant, si total et si parfait que je ne ressentirai aucune douleur.
- « on la voit, la tache sur mon pull ? »
- « cette tache, là ? »
- « oui »
- « non, on la voit pas. »
Voilà, c'est ce que j'appelle un mensonge NECESSAIRE. Enfin, je dis ça, je dis rien, hein...
jeudi 24 janvier 2008

Jveux avoir une vie excitante et libre, sans compromis, et qu’il trouve ça chouette avec ses yeux qui rient. Jveux le voir sourire en coin encore une fois en me disant que si je me fourvoie maintenant, plus tard, je ne croirai plus en rien.
Je suis couchée dans le noir, le casque sur les oreilles. Cold To The Touch. Straberry Fields For Ever.
Tout ce qui était subversif, tu l’achètes aujourd’hui en magasin. Les révoltes personnelles, c’est qui reste en toi et va survivre.
La clope entre ses lèvres fines, comme un vol d’oiseau, il me racontait la vie, comme je n’osais pas la vivre, ce qu’il y avait de sang neuf dans un combat contre le pareil, le conformisme. La fumée en volutes. Ce regard narquois, presque cynique s’il n’avait pas été aussi jeune. Et ce coin de sourire, jamais plus d’un coin, quand il vous regardait de par le bas. J’aime quand on me regarde de par le bas, à travers des bras croisés, lorsque seul un œil est visible, goguenard, et un coin de sourire. J’aime quand on me regarde en ne voulant pas que je le remarque.
Et en réponse au mail que j'ai reçu, non, je ne suis pas amoureuse de tous les hommes que je décris ici, des hommes, à peine, des faunes, plutôt. C'est seulement que j'aime les gens enthousiastes, l’énergie qu’ils dégagent suffit à faire tourner mon petit moteur interne, c’est tellement contagieux. J’aime sentir cette poussée vers l’avant, dans mes veines, l’esprit s’éclaircit au point d’en perdre la tête. J'aime les gens beaux aussi. Un instinct visuel, sans doute.
Ce n’est pas celui qui a inventé le pistolet qui compte, mais celui qui appuie sur la détente, et quand je vois la ville d’aussi haut, noire et lasse, il me prend toujours l’envie de sauter.
Je voudrais arriver à mettre le doigt sur ce qui me dérange, où ce que je veux vraiment, je n’en peux plus de toute cette mélasse indéfinie où il y a invariablement un truc qui cloche, comme un caillou dans la chaussure, quelque chose qui me réveille en sueur la nuit, quelque chose qui provoque comme une douleur. Puis soudain, une nausée vertigineuse, incapable de savoir où je me trouve ni qui sont ces gens, encore moins ce qu’ils me veulent. Ils s’agitent dans tous les sens, le même mouvement désordonné et sans grâce, la même agressivité molle et bovine, il faudrait faire jaillir l’eau du sol, une fontaine, un geyser, Bjork. Balayer. Arrêter ce mouvement, où le faire tourner plus vite, je ne sais pas.
Qu’on me parle du feu et du sang, de ce qui fond et brûle, qu’on me parle du goût qu’a l’amour lorsqu’il vous met la claque de votre vie, je veux entendre ce que la vie a de plus fort, je veux savoir qu’il y aura des surprises plus grandes que le fait de découvrir que la vie n’a pas de sens.
Je viens de me rendre compte de mes yeux cernés, mon regard hagard et mon incomparable laideur, je suis toute entière laide, de coeur et de corps. Toute entière corrompue par la hideur du siècle. Mais si j’ai le pouvoir d’envoyer ma vie se faire foutre, alors je pourrai peut-être faire quelque chose de moi. Je cherche en moi cette force, je la veux, je l’aurai s’il le faut. Il le faut.
mercredi 23 janvier 2008
mardi 22 janvier 2008
Erections, ejaculations, exhibitions and general tales of Ordinary Madness.
Merde, ce soir j'ai vraiment de la rage plein le bocal, je creuse, je racle entre les os, j'inspire profondément, rien ne change. J'ai envie de conduire sous acide, de faire exploser le moteur à égale distance de deux stations-service et de me rendre dans celle que j'ai déjà passée.
J'ai envie de marteler un visage avec l'intégrale de Bukowski, un visage de drogué qui détrousse les mamies sans jamais s'être fait prendre. Un putain de skin avec les yeux plus dilatés qu'un anus de curé, dirait-il. (Je ne prends même pas la peine de l’enrober dans des guillemets. Ce soir, je serai obscène.) Sentir ses sinus s'effondrer, estimer le nombre de litres de sang qu'il a perdu jusqu'à présent. J'ai juste envie d'une réalité que personne n'a jamais imaginé. J'ai vraiment envie de l'embrasser. Pas le skin, bordel.
Je n'ai aucun recul sur ce que j'écris, c'est peut-être la meilleure des délivrances parce que ce n'est pas en me torturant les phalanges sur une merde de cinq lignes que je me vide de quoi que ce soit.
Mes neurones dans le coma, je leurs ai même coupé l'assistance vibratoire. J'ai pour la première fois une appréhension face à ce que je pourrais écrire, une transe ridicule alimentée par une folie douce amère.
Les volume est maintenant au maximum dans mes esgourdes, du BJM bien sonné, comme une incitation au crime, autant vous dire que ça va chauffer. Une sorte d'à capella paranormale. N'analysez pas mes lignes, vous vous mordriez la queue, continuez à refouler votre dégoût du monde, à le décorer de boules de Noël et de feux d'artifice.
J'ai jamais eu de médiateur entre la sagesse et ma carcasse, alors je vais m'y accrocher au crochet de boucher. « Faut juste que j'apprenne à fermer ma grande gueule ».
Ma parano se dissout et éclate dans un grand verre de jalousie. Jalousie du monde, je voudrais tout exploser, que tout éclate, leurs faces lunaires, heureux débiles, qu’est ce que je peux devenir au milieu de tout ça ? Pousser le mur pour qu’il s’écroule, ça n’a plus de sens, je n’ai plus cinq ans, plus de place pour de telles espérances. Je veux détruire. Je voudrais lacérer leurs visages, me colleter au bonheur, lui faire avaler ma haine du bon sens et du pareil.
Je voudrais voir le médecin pour ces pilules. Qu'il m'en prescrive et qu'elles me privent de quelques sens bien inutiles. Qu'elles brûlent mes iris, écorchent mes cordes vocales et perforent mes tympans.
Il faudra bien des heures de trouble pour effacer les dernières traces de l’influence, merveilleuses petites bulles d’autre chose, de neuf, quelque chose dont je n’ai pas idée avant de les déposer sur ma langue.
Alors, pendant que certains boivent, frappent, dansent ou vomissent un pigeon mal cuit, je continue à trembler.
Je ne veux pas que ça s’arrête. Je veux me noyer dans ce que je ne connais pas encore.
And that's when I figured out that tears couldn't make somebody who was dead alive again. There's another thing to learn about tears, they can't make somebody who doesn't love you any more love you again. It's the same with prayers. I wonder how much of their lives people waste crying and praying to God. If you ask me, the devil makes more sense than God does. I can at least see why people would want him around. It's good to have somebody to blame for the bad stuff they do. Maybe God's there because people get scared of all the bad stuff they do. They figure that God and the Devil are always playing this game of tug-of-war game with them. And they never know which side they're gonna wind up on. I guess that tug-of-war idea explains how sometimes, even when people try to do something good, it still turns out bad.
Je ne m’en veux pas, je ne m’en veux pas, je ne m’en veux pas, je ne m’en veux pas, je ne m’en veux pas, je ne m’en veux pas, je ne m’en veux pas, je ne m’en veux pas, etc.
Je suis comme qui dirait proche d’un coma affectif, plus rien ne compte en ce moment, que moi même, que tous les autres aillent se faire foutre. C’est extrêmement bandant, comme situation, j’avais prévenu que ça ne plairait pas à tout le monde.
Corso, Burroughs, Ginsberg, toute cette bande d’écumeurs d’hôtels qui vivaient les uns sur les autres, avec défonce et baise en commun, s’isolaient pour écrire, mais moi je n’écris pas, je ne fais que voir en rêve un motel sordide en plein centre de L.A. (ne me demandez pas comment je le sais), un barré à moitié à poil barricadé dans sa chambre, les bouteilles vides et les mégots semblent fleurir sur la moquette, et des feuilles blanches, des feuilles blanches, par centaines, milliers, j’en sais rien, par terre, comme une œuvre d’art, et lui couché dessus. Des volutes de fumée, mais jamais de cigarette. LA LUMIERE ROSE BRILLAIT SUR SON FRONT.
La vie est un carnaval merdique mais j’y tiens. Vraiment, j’y tiens.
By the way, Eddie-boy, tu devrais lire Bukowski. Costes est à tailler en pièces.
dimanche 20 janvier 2008
Jerk Life II: When Tomorrow Dies
Il faudra pleurer partout sauf chez soi, sous la pluie, mordre mon poing de ne pouvoir avancer, de ne pas voir la fin de ce mystère, tendre vers quelque chose d’énorme sans le voir, je sais qu’il y a quelque chose de grand JE LE SAIS j’en suis persuadée, le monde ne tournerait pas depuis aussi longtemps si la vie n’était en fait qu’une farce, je le peux VEUX pas le croire. Je partirai en Alaska s’il le faut, pas seule, non, parce qu’il a regretté de ne pouvoir être heureux, puisque sans partage. Il FAUT que je découvre ce qu’il en est vraiment de cette putain de vie, ce qu’il en est de MOI.
Parfois je me mets à courir, vite, vite, vite, vite, comme pour me dépasser, je veux voir ce qu'il y a au-delà de moi, je vais peut-être me mettre à voler, qui sait, ou sortir de mon corps, me dissoudre. Je tombe toujours lorsque je cours trop longtemps, sur les genoux, et je pleure souvent de rage, de peur, celle de mourir un jour sans savoir ce qu'il y a derrière la vie.
My Red Lipstick On Somebody's Shirt
Premières vacances légères, relativement non self-destructives.
Quelques courses effrénées dans Paris, à maudire cette pourriture d’institution académique et toutes leurs chiures administratives, comme autant de poussières dans l’œil. Je fais la bouche en cœur, je papillonne des cils et m’efforce de me faire reluquer quelque peu par des fonctionnaires ventripotents. Je fais la pute intouchable pour quelques formulaires obscurs.
Et que ça soit clair pour tous ceux qui pensent qu'il suffit de me placer à côté d'une beauf prétentieux qui postillonne pour qu'on fasse 20 gamins, seuls trouveront grâce à mes yeux ceux qui sont inattendus, inespérés et fortuits. Cessez donc de pleurer mon pseudo célibat qui vous renvoie au vôtre et laissez moi rester curieuse.
De bonnes surprises, cependant.
Réunions secrètes autour d’un rouleau de printemps, le printemps, celui qui sent les draps brûlants et chiffonnés, frénétique danse de l’amour, oh oui, amour ! Du doigt je suis les plis du tissu, qui coule de plomb le sommeil de l’Amant, car il s’agit bien de lui n’est-ce pas ? L’Amant qui sautera peut-être par une fenêtre du premier étage, donnant sur une cour complice, ombrée, mais sans cheval blanc. Hélas pour le conte. Retrouver l’Amant sans préméditation, là, le plaisir, le désir, Paris by Night, Paris by Dulce de Leche. Il est secret (furieusement opaque, même), il est beau et brillant comme une guirlande de Noël, déclenche fureur noire ou extase psychologique sans en être conscient, il est un luxe, un luxe, un luxe, un luxe, etc. Ode à l'inconduite.
Un grand-père, lointain, de plus en plus minuscule, je pourrais presque le tenir au creux de mes mains. Une marmaille zo emmerding, un bébé dans le congélo, Haagen Dasz revisité.
Des verres « on the razor’s edge » pris avec une rock star aux mains brûlantes, une vraie, de celles dont on n'en voit plus, qui portent la musique dans le regard et dans la démarche, un détachement certain, la discussion facile et sans heurt, un sourire quasi-carnassier. Tu es beau dans la nuit, boy, c’est agréable de t’attraper au coin de l’œil, comme une photo en noir et blanc. Oh, ses mains portent la courbe d’une guitare comme une évidence, surtout du profil gauche, ne bouge plus, superboy, il faut aider la vie à nous immortaliser, une cigarette aux lèvres. Une pinte en haut d’une pente improbable, quelques policiers en faction, et il paraît que j’aurai plein d’enfants, mais combien d’hommes, combien d’éprouvettes ?
Une séance tardive, une Apple Vodka borderline, comme un Screaming Orgasm, pour faire brûler le temps, une flamme haute et claire, 2€ pour celui qui fera le ménage, et un escalier qui me hurle « laisse-toi rouler jusqu’en bas ». Pause musique, pause toilettes, pause « fermez-la, derrière », payday va, pause film. Oui, il meurt, il meurt, il meurt, il meurt, il meurt, il meurt, etc. comme une musique qui explose derrière les yeux lorsqu’on trippe les trois premières heures sous LSD. Haha, voyage visuel, mais qui bordel, mais QUI verra exactement ce que nous sommes capables de voir chacun de notre côté ?
Tigger, Tigger, Tigger, tu m’as promis le bonheur, mais j’en préfère la quête, parce que je suis un esprit sensible qui a peur de la fin. J’AI PEUR DE LA FIN. Donnez-moi un début. JE VEUX UN COMMENCEMENT d’une vie, d’un amour, d’une passion, d’une œuvre, d’une route ou d’un élan. ALLUMEZ UNE FLAMME EN MOI.
Le Losers’ Club au complet pour fêter à notre doyenne l’an de moins à tirer sur cette bonne vieille Terre. Huiles trans, OGM, sucres saturés, sel en abondance, night fever, goûter d’anniversaire absolument aux normes. Je me félicite de mes « religieuses », très réussies, qui dans mes mains ont l’air obscènes. Monopoly une fois, presque deux, lattage en règle de petite pute (encore une partie ! ne bouge pas, j’essaie le combo, NE BOUGE PAS JE TE DIS), découverte du plus grand secret de Matrix (réalisé ENTIEREMENT au NikonCoolpix numérique), et photos photos photos photos photos photos etc. comme si on commençait à avoir peur du temps qui passe, moi j’ai peur du temps qui passe, très peur, je suis celle qu’on voit le plus sur ces photos. Trop de choses à dire, pas grand intérêt pour mes lecteurs, puisque je veille jalousement sur l’intégrité et le secret de ce feu qui brûle, en backstage, toujours vivant et fou, vivant et fou.
vendredi 18 janvier 2008
Jerk Life: Divine Illusions
Je suis persuadée que c'est quand jvais reprendre les cours et qu'il faudra être zuber zérieux, que je vais avoir une envie irrésistible de disserter sur ma pseudo-vie, vous savez, la fausse, là où manger des pommes vous ramène pas du mana.
Ou sur mon inexistante vie sociale. D'ailleurs concernant ça, une nouvelle méthode. Philosophiquement parlant, capturer l'image et l'être d'un [tas d'amis], il n'en faut plus que la substance. Vu d'ici, il ne manque pas grand chose, hein? Et, nota bene pratique, le [tas d'amis] peut être remplacé, au choix, par un halogène de chez habitat, un contre-président "courageux mais pas efficace" (haha c'est presque beau un sondage parfois), ou un mémé morte.
Tigger: "méthode appliquée, j'ai maintenant un stock de putes rechargeable"
Une frénésie quasi mondaine ces vacances. Note le "quasi", enfonce le poing dans ta bouche et pleure.
Pendant ce temps-là je ferme les yeux encore une fois et je projette sur l'envers sombre de mes paupières, toutes les images que j'aie pu emmagasiner de Taiwan, pays tropical presque parfait, des arbres qui suent leur sève, l'air lourd d'esprits qui s'échappent, et au milieu de cette nature frénétique (j'aurais pu mettre "conceptuelle"... mais non) la belle tour de 101 qui se dresse fièrement telle une b... belle tour de 101 quoi.
Il y a peu de temps, je me pensais cynique et superficielle. Mais en même temps je croyais que le cynisme c'était dire que Harry Potter c'était keu même de la merde (tout en le lisant l'air de rien, oui mais vous comprenez, j'aime pas parler de ce que je ne connais pas) et avoir un regard huhu vous savez le genre de regard qu'on fait systématiquement quand l'autre dit "desfois" au lieu de "parfois" même si nous on fait pareil (enfin vous, parce que moi non *huhu*). Mais en fait c'est pas ça. Du coup, il ne me reste plus que le "superficielle". C'est ce qui s'appelle une analyse efficace et concise de ma nature substantielle ( là aussi, peut être remplacé par conceptuelle, tauromachie ou marelle).
J'ai rendez-vous ce soir, et je suis déjà fatiguée. Misère. Pourvu qu'il ne pleuve pas et que je trouve quelque chose à dire.
J'ai envie de courir dans un champs de maïs et de pêcher des cailloux (oui parce j'arrive pas à pêcher comme tout le monde).




