mercredi 31 décembre 2008

Tout n'est que vide.


Je viens de me donner une autre chance de pouvoir me regarder à nouveau dans une glace, sans cette vague nausée qui me prend chaque fois que je repense à la misère et la bassesse de mon personnage.

Il faut que je garde près de moi ceux qui comptent, ceux qui savent voir au delà de ce corps las et de ces minauderies désespérées, ceux qui savent la tristesse et la soif.

Ce soir sera encore une explosion, de celles qui vous font oublier le monde, j'espère, et ce désir que je porte comme une gangrène. Aimez-moi, j'en suis sale. Aimez-moi, je suis basse. Aimez-moi, je suis futile. Aimez-moi, je suis inintéressante. Aimez-moi, je suis invisible de tant vouloir.

Quelque chose chez toi m'a complètement émue. Je crois que c'est ton profil, souriant sous les lumières dansantes. Et, plus tard, ce regard hautain que j'ai vainement essayé d'adoucir, de toutes mes forces, il y avait comme une urgence dans mon geste. Je me sens sans défense.

2009 sera comme un cadeau. Love and Success. Excès et Exultation. Je toucherai le ciel d'un doigt, d'un seul, avant de venir m'écraser dans le berceau de la félicité. Je vous le promets.

Battez vous non pour ce que vous avez, mais contre tout ce qui vous aveugle.

lundi 29 décembre 2008

J'aurais aimé me voir pleurer.




Dennis Hopper : "J'aurais dû être un crustacé furtif détalant au fond de la mer silencieuse."

Un film sur une putain déchue, les seins lourds et la moue énorme, comme gonflée par la tristesse. Quelques toiles mixtes, matériaux sales et des traces de mains, comme sur une vitre. De la vaisselle cassée, seul intérêt de l'expo, un visage brisé sur de la résine, blam, envie de m'y frotter, de voir saigner mes mains caressantes.

Je n'ose plus sortir de peur de me faire écorcher par le froid.

dimanche 28 décembre 2008

mardi 23 décembre 2008

Récits cruels de la jeunesse.


Déléctables lectures.

Il y a quelque chose de fascinant dans le rien, cette vie fangeuse que les autres mènent, se traîner dans la boue par simple mimétisme et découvrir le plaisir très mal jugé de l'eye contact. Fuck the rules. We're only young once, let's fuck it up right!

I'm dirty-minded.

La routine s'est dissolue, aussi simple qu'un vase que l'on brise, certaine satisfaction d'en voir les morceaux par terre, que l'on s'acharne à faire disparaître.

Au nom de l'art, du kitsch et de la bassesse, échappons à la médiocrité du monde par l'excès et la transgression, les fantasmes d'un érotisme pur, l'innocence dans la dépravation. C'est la seule façon de rester intouché, intouchable, tenter le paradis sans effaroucher St Pierre. Nous ne sommes que des enfants.

"Une brûlure ardente se répandit sous sa peau ; un bouillonnement exquis, partant de son coeur jusque dans les chairs de son ventre. Parcourue de frissons, le corps moite et douloureux, empoignant les draps de ses mains blêmes, elle émit un gémissement intense et terrible puis replongea son regard fiévreux dans le miroir, le plaisir violent qui l'embrasait la faisant presque sourire. Elle se mit à compter les fracas du lent mais puissant tambour qui battait en elle. Ensuite, comme une libération, vint le silence."

"Le bleu du ciel" est la seule poésie qui rassemble mes sentiments actuels de désoeuvrement. Je suis surprise de ce que peut faire naître un auteur par ailleurs d'un incalculable ennui lorsqu'il s'agit de débattre des thèmes de société et d'une quelconque misère de l'existence sociale. Lorsque Georges Bataille nous fait partager l'angoisse, c'est son poème qui vibre.
Ce petit frisson, qui naît près de l'oreille, frôle la nuque et s'épuise au creux de reins.

dimanche 21 décembre 2008

I'm not a party girl.

Black black nite again.

Rien d'autre que de le sentir bouger contre moi. Avec l'évidence, peau contre peau, lèvres contre lèvres, d'une nuit qui ne peut finir. L'explosion, dans mon crâne, comme un battement sourd, discordant halellujah. Dance with me again. Get lost with me. No more clocks, no more reasons to think, no more people around. Je me souviendrai de tes yeux dans la nuit, cesse de me regarder de haut. That's the fucking nite, babe.

dimanche 23 novembre 2008

"Je ne me marierai jamais et je n'aurai pas d'enfants"


Il neige.

L'air est blanc, léger comme un voile. Il n'y a plus aucun bruit.

Je suis submergée par une vague de tendresse enfantine.

lundi 3 novembre 2008




Mon chat est en réalité un petit fennec magique des sables. Ca ne paraît pas très flagrant sur les photos, il faut le voir en vrai, sa petite tête sadique et les dents en avant, ne pas se laisser tromper par le bout de museau rose qui dépasse.

dimanche 2 novembre 2008

I could use a wasted night.


Courir en cercle dans une petite pièce sombre. Voilà de quoi il s'agit. Je fonce dans le mur régulièrement, relève toi petite conne. Je n'ai envie de personne et ce besoin terrible d'être dans les bras de quelqu'un. Juste un soir où la guerre s'arrêterait.

Je vis de plus en plus mal mes tête à tête avec le réel, et mes sursauts de conscience. C'est à chaque fois pire, c'est à chaque fois moins respirable. Je finirai par accepter ce simple paradigme: une idiote inutile. Rien de plus. Rien de moins.

Exulter au plus haut pour finir comme cela: criant presque de douleur, étouffée de larmes, écroulée assise dans l'ascenseur, repartant sans avoir eu le courage de sonner. Ces moments là sont les pires. La douleur est accablante. Je souhaite si fort que cela s'arrête en cherchant les issues possibles.
Il a fait tomber un petit diamant noir sur l'eau sombre de ma mémoire, une goutte d'éros à regarder avec nostalgie plus tard, beaucoup plus tard, quand la chair serait triste et que je n’aurais plus envie de lire tous les livres...

Fire Rings.

Brûlure de cette passion nouvelle, j'aime définitivement ces accords de lumière qui réunissent tous les temps de l'esprit à la même seconde, j'aime ces sous-sols, ces arbres, ces toits, ces labyrinthes et ces éclats de rire qui courent sur des années sans se lasser des premières images.

samedi 1 novembre 2008

That big beating heart of yours.


Black black night. Marcher dans la nuit, sauter bottés dans les flaques, crier pour personne, oh oui oh oui oh oui, trop habillés pour sentir le sol qui tremble, I felt so defeated, now I feel almost alive.



BIG NOTHIIIIING lalalala. Je hais les écureuils, les arbres prétranchés comme de la brioche. I hate not getting drunk when it huuuuurts.



J'aime lorsqu'on joue aux vampires.



I let myself behind tonite.

We'll never be.


L'urgence de dire quelque chose, je ne sais pas quoi, mais vite. La douleur est vraiment là, elle bat, soude, comme sous une écorchure. Je suis trop perdue pour pleurer, c'est comme si j'essayais de sortir de moi-même. Mon corps est trop étroit pour ce qui me détruit.

Il se passe exactement la même chose dehors. La caméra est juste un peu de travers, et la pluie est devenue silencieuse. Comme si tout avait abandonné en même temps que moi.

Every time you walked by, I lost myself. Do you know what it feels like? Do you? You could't possibly know what it feels like to have that person not have the same feelings back. I'm sorry. You missed how I looked at you, but I don't miss how you never looked at me.

mercredi 15 octobre 2008

"Il n'y a pas de preuve définitive de l'existence de Dieu. Soit tu renonces à croire, et ce sera douloureux; soit tu fais le pari que Dieu existe, et si tu te trompes, tu ne risques rien."

Blaise Pascal.

lundi 13 octobre 2008

Entre moi...



Comme la pluie nous manque parfois
Un orage aurait plus d'allure
Pour se crier ces choses là
Se jeter ces mots à la figure
Comme la pluie nous manque parfois
Comme le soleil nous tue
Comme ses rayons nous semblent froids
Quand on ne s'aime plus

Comme les forces nous manquent parfois
Une bagarre aurait plus de gueule
Passer ton visage à tabac
Qu'enfin plus personne n'en veule
Comme les forces nous manquent parfois
Comme nos bras nous trahissent
Lorsque l'amour entre nos doigts
Comme le sable glisse

Comme les pleurs nous manquent parfois
Un mélo aurait plus de classe
Quelques larmes, nous valons bien ça
Mais c'est trop demander hélas
Comme les pleurs nous manquent parfois

Comme la nuit nous manque parfois
Le noir serait plus à mon goût
Ces étoiles comme autant de croix
Tout un ciel en deuil de nous
Comme la nuit nous manque parfois
Comme elle tarde à venir
Quand elle tombe, ne trembles-tu de ça ?
Toutes ces nuits à venir...

vendredi 10 octobre 2008

Take Me Under Your Skin


Il faudrait du temps. Pour souffler et regarder le matin se lever, encore une fois.

Je voudrais avoir cette force, de partir, de t'abandonner derrière, pour nous protéger du temps, cristalliser ce qui nous sauve et fait vivre ce nous. Je voudrais que ça dure, ce nous, qu'il y ait plus qu'un vague peut-être, que le "je n'en sais rien" se transforme en "on essaiera" et que l'avenir nous soit ouvert. Mais je ne suis pas une belle personne.

Nous nous sommes peut-être aimés trop tôt.

Je ne peux que t'imaginer en aimer un jour une autre, que tu trouveras moins usée par l'habitude, moins souillée par les éclats d'une vie que tu voudras recommencer.

Mais je t'ai offert tout ce que j'avais, je n'ai plus de quoi recommencer. J'ai peur de ne plus pouvoir te surprendre, que chaque geste de ma part ne soit qu'un recommencement, ce goût amer de ce qui tue à petit feu, une mimique bien lasse.



Il y avait aujourd'hui un air d'hiver, déjà, ce soleil du matin, si haut qu'il ne chauffait plus, et l'air humide, ce soir, comme lorsqu'on descendait cette rue, emmitouflés, les lèvres échauffées de baisers ardents, plus tôt échangés. Il manque une odeur de poussière et de bois humide.

Je serrais contre mon coeur les impressions nocturnes, ce frémissement de sa bouche, tordue dans un demi-sourire en coin, une mèche de cheveux bouclés barrant un regard crâne. Et cette voix, feutrée comme sa démarche.

Il y a toi, moi, et ce qui me fait peur. Bien sûr, ça sera difficile.

jeudi 25 septembre 2008

Ad vitam aeternam.

Haha, tu ne le sais pas encore, mais je vais te voler un baiser, puis une gifle, puis un deuxième baiser, que je poserai par dessus ton chavirement.



M'enfuir en posant ma vie quelque part dans un coin, comme on abandonnerait le fruit d'un larcin.

Tu m'as rappelée que je t'avais promis de mieux faire. Essayons. Après, on ira se balader à Noisiel, pour que tu tombes dans le lac, encore. J'ai beaucoup de tendresse envers ce mouvement compulsif de ta main, lorsqu'elle sursaute, presque surprise de tenir une cigarette, un stylo, entre deux doigts, comme tu tiens ton existence et la mienne, comme ça, entre deux doigts, fragiles.

Je devrais me tourner vers d'autres, je finirais bien par leur trouver quelque chose.

lundi 22 septembre 2008

L'énormité de l'amour par le corps.


L'air est vibrant autour de moi, et toute sensation est comme prétexte au plaisir. Ce vent qui court sur ma peau, c'est ton souffle qui effleure ma nuque. Je sens leur regard posés sur moi, comme autant des tiens.

“Devenir immortel… et puis… mourir”

Il y a ce reflet d’un moi.

Il y a cette envie ici et cet autre ailleurs. Cette chaleur dans le ventre ce soir.

Il y a cette ressemblance troublante si je n’étais pas cette fille aujourd’hui. La vie est une garce qu’on aime malgré tout.

Je lis, j’écoute cette vie défiler, ce goût à petites doses qui réveille mon impatience, les émois de ces derniers jours. Viens avec moi courir pieds nus dans l'herbe. Viens contre moi, poser ta voix dans mon cou, je sais comment te réchauffer. Des morceaux de l’un, des tranches de l’autre, nous ne sommes que des instants, un passage, des bouts de vie. Nous ne sommes rien et ce tout qui nous bouffe.

Ce soir, j’emboîte les morceaux de ce puzzle. Je lis et relis l’éphémère.

Et je t’imagine, tout habillé des odeurs de la forêt… ce petit cœur à la noisette.

Attache-moi encore. Ne laisse pas ces marques s'effacer.

jeudi 18 septembre 2008

"Ce que tu portais. Quelques gouttes de Shalimar."

Dead Disturbia.


Il est de ces jeunes gens qui aiment poser en vie, narguant les esprits obtus et les plus prudes d'entre nous. Leur enveloppe futile exhale un parfum d'interdit, un air nonchalant d'une violence extrême, celle qui attise le désir animal et voile le regard, la bouche entrouverte et le souffle court, brûlant. Intouchable.
Je nomme violence une audace au repos, amoureuse des périls. On la distingue dans un regard, une démarche, un sourire, et c'est en vous qu'elle produit des remous. Elle vous démonte. Cette violence est un calme qui vous agite. Sa délicatesse surtout était violence. Comme un baiser suivi d'une gifle.


Le bien, le mal, les principes, les croyances, les règles, la culture, la soumission, l'éducation, le respect, la normalité, l'autorité, les valeurs, la sagesse; je commence agréablement à m'en défaire sans tomber dans le côté obscur et ça fait autant de bien qu'un grattement impulsif. C'est bon de prendre du recul sur toutes ces choses, (qui certes ne te disent peut être rien) faire le tri sur ce qui compte vraiment aussi égoïste que ça puisse être, et en tirer la conclusion de vivre pleinement avec le moins d'hésitation possible.
Sèche tes larmes et passons à autre chose, ce fut une lecture incompréhensible émouvante pour toi aussi, je comprends.


L'un des pires paradoxes qui puisse exister, ce sont les gens moches et cons (jusque là tout va bien), mais qui, en plus de tout, sont égocentriques, salauds et calomniateurs. Ce n'est pas dans l'ordre des choses. Il y a comme une erreur quelque part ; un gros bug dans le système. Quand rien ne nous prédestine à être aimé, la moindre des choses serait de rester humble.

Je côtoie coexiste avec ce genre d'individus.

J'étais entré dans le monde facultaire avec à l'idée que je rencontrerais des gens intéressants, distingués, matures. Des personnes qui ne rechigneraient pas à visiter des musées ou à lire des bouquins oubliés de tous, avec qui j'irai boire un café rue du Bac, avec qui j'irai écouter les jazzbands de rue en sirotant un thé au jasmin les après-midi de juillet, au Jardin de la Villette (je m'emporte?). Des personnes qui s'émouvraient devant les nus de Ingres et devant un lever de soleil où nous serions couchés dans l'herbe humide. Des personnes qui assumeraient un style différent et excentrique. Ce genre de personnes qui sortent du lot, que l'on remarque tout de suite et qui vous charment dès le premier coup d'oeil.

Au lieu de ca, je me coltine des êtres banals BANAUX et fades. J'évolue depuis des mois dans un environnement corrompu par la normalité, gangréné par des esprits cloisonnés et primaires. Je vomis la platitude, l'uniformité. Tout cette monotonie, je la conchie.


Tu es devenu inaccessible, à jamais, je ne t'en désire que plus.

Reviens, et nous ferons de la vie un luxe, comme autrefois, les lumières éblouissantes, les trompettes qui retentissent, comme un amour sans fiel, et nos lèvres abandonnées, le coeurs qui s'arrete, reprend, s'arrête, reprend, s'arrête, reprend, veuillez continuer jusqu'en bas de la page, s'il vous plaît.

vendredi 22 août 2008

I'll always be your girl : 28/07 - 13/08


Découvrez Shakira!



Là j'ai déjà une grosse piqûre de moustique... (Proxima parada: Xativa)





Valencia... Sea, Sex and Sun(burns)...





Salade (à l'huile d'olive) de poulpe (à l'huile d'olive aussi)





"Allez, montre comment tu t'amuses trop à Valence..."





2e essai...





"Allez, cette fois-ci je te surveille..."





"Bon on sortira vers 22h, quand il fera un peu moins chaud..."





De retour du fort...






On dirait pas que dans 5 secondes je vais me faire attaquer par des graines de caoutchoutier tueuses hein?






"Mais arrête de crier, c'est que des graines!"






"Guili guili"






Leche merengada





"Allez, mange un peu de choy bok"






Clodo French Guys (feu tout ce qui traîne dehors)





Le sceptre est de moi :)





Best date EVER.





Our love glows in the dark.





Regard intense genre "J'aurais dû prendre un Strawberry White"





"Hihi j'ai dépensé 34 euros en trucs mi inutiles"





Santander (la seule tofo du paysage lol trop des égocentriques)






Mais OU est passée la lampe torche?





Soupe de Tortellinis à l'huile. Miam.





L'usine Milka et ses victimes.





Content de rentrer?








When the friends are gone,
When the party's over,
We will still belong to each other.

dimanche 20 juillet 2008

Moi les émissions culinaires ça me rend folle. ON DIRAIT QUE JE PEUX LE FAIRE. Mais non.

Atelier Alechinsky.


Why do you ignore
That we both felt like this
Before it starts to show
We're all the same
And love is blind
The sun is gone
Before it shines


Photos et vidéos matinales. Dernières embrassades, étreintes désespérées, recommandations de dernière minute, ne laisse pas ta vaisselle traîner dans l'évier, range ta chambre, passe l'aspirateur, on va se revoir, on va se revoir, on est pas loin (!), on t'appelle de l'aéroport, sois sage.

Je les regarde partir.

J'attends d'avoir fermé la porte avant d'éclater en sanglots, sur les marches, contre rien, mes bras encerclent le vide.

Le paquet de cigarettes ouvert, anecdotique, sur le parquet. Je joue avec, distraitement. Je respire l'odeur du tabac, ma mère à peu à peu recommencé à fumer, mais elle ne sent pas la cigarette. Je veux retrouver ma mère.

Je sors sur le seuil, devant la traînée blanche laissée par le destop, et je fume la seconde cigarette de ma vie, le pouce en deuil (foutue protection des briquets). Je m'étrangle au milieu de mes larmes, j'essaye d'avaler cette fumée au goût de poubelle brûlée. J'ai pensé à finir le paquet, je me suis arrêtée à ma 3e, le coeur en cendres.

Ca se finit lentement. Je sors pour acheter des affiches, j'ai besoin de marcher un peu.

J'ai envie de le voir. Douche froide.

Je passe 2 heures au téléphone, je m'épanche, le mal s'évanouit. Je respire.

vendredi 4 juillet 2008

So close yet so far away.

jeudi 3 juillet 2008

Vivre comme il faut.

Plonger la main dans le vide qui m'emplit, m'arracher le coeur par la gorge.

"Ne sait pas exactement « ce qui le possède et le pousse à dire à voix haute », comme disait l’autre – mais demeure certain que la qualité d’une écriture ne saurait tenir qu‘à la profondeur de l’intimité qu’elle atteint."

Oui-da, quelle intimité.

L'illusion rétrospective, qui change ma vie en destin.

Ecoutez-le danser. La poésie lui a prêté son souffle.
I can't resist. Je suis obsédée par ces péchés de désir.

You told me that you'd never leave my side again.


...après les coups de minuit, l'entre-deux jours, écouter le ruissellement de la pluie sur l'herbe, contempler les astres et surprendre le discret murmure du vent, comme autant de voix qui ne meurent jamais. Nos cœurs ont chevauché ensemble, uniques. Il y eut ces brillants instants d'hébétude et les souvenirs, fantômes de la veille. Ces souvenirs que l'on emprisonne, ces fragments de vie, lumineux, que l'on s'interdit d'oublier, que l'on désire voir défiler devant nous avant l'ultime expiration.

mercredi 2 juillet 2008

Why are you lying to me?


I've tried everything and this is dying. I know that I'm pushing you away.

J'ai toujours eu des périodes d'intenses passions. Je me souviens de ces moments passés dans les bibliothèques de la ville, le nez enfoui dans des bouquins ésotériques poussiéreux (J'ai pratiqué le vaudou sur certaines personnes, ai conversé avec un esprit un soir de février et ai un jour arrêté la pluie à l'aide d'un grimoire de poche. A moins que ça n'ait été qu'une pure coïncidence météorologique), ou de ces longues après-midi de chasse au trésor que j'organisais avec des amis que je n'ai d'ailleurs jamais revus.

J'en parle avec nostalgie. Parce qu'avec le temps, je commence à croire que nous nous abrutissons grave. Qui aurait pu croire que la gamine sage, intéressée de tout, sans cesse armée d'un bouquin, oui, qui aurait pu croire qu'elle serait devenue le personnage arrogant, superficiel et blasé que je suis à présent.

J'aime les beautés insultantes, le vin épais, les champs de blé, les regards hautains, les bruns, j'aime l'odeur qui émane de la nuit, le vacarme du silence, les belles mains, la ligne pure d'un cou, j'aime l'argent, les passions, l'ivresse et l'éclat de la mort. Ainsi cela est dit.

jeudi 5 juin 2008

Ok. That's it. On Monday I start wearing make-up.

mercredi 4 juin 2008

I feel so lonely I could die. *dies*

"No Sex In The City" : am I the beggar there?


Bon. Je hais tout ce qui se rapporte de près ou de loin à une serviette hygiénique. J'aime les femmes ménopausées.

11 heures d'activités saines et (lucrativement) constructives (à moi les tous les churros d'Espagne et de Navarre) à la suite, et on enchaîne avec 2h de Jim Sturgess (on en a jamais trop à mon humble avis) et un Tchai Tea Latte pour dîner. Notons également le pigeon écrasé sur la route, croisé alors que je rentrais seule chez moi. Il cherchait sans doute un steak.

Papa-Maman (entité croisée) part fin juin. Un demi mois pour profiter des joies façon "Petite Maison dans la Prairie", et ensuite un vide intersidéral. Mes parents, ma soulmate, ma coiffeuse attitrée, mon second mari (qui est accessoirement mon oncle), et peut-être mon compagnon de maîtrise psychique. Ils vont tous disparaître et me laisser en proie aux turpitudes de la vie genre yeux de vache avec moi-même.

Aw gawd. Pas les yeux de vache.

J'en ai un peu assez de poster des machins inutiles. Vu que tout le monde IRL est au courant de ma vie.

Ah et je hais les petites boîtes en fer aussi.

Hey Jude, refrain. Good job.

Moi aussi je veux un fiancé, tout le monde en a, en plus ils font des dessins et des bisous pour la Saint Valentin.

Il y a les autres. Qui remarquent quand je me fais jolie. But I'm used to "Blind Dates".

Délires.

dimanche 25 mai 2008

J'avais complètement oublié que j'avais un blog, dis donc :)

Vacances, mi-vacances. Quand on a l'impression que tout s'arrête, mais que ce n'était qu'une goulée d'air frais avant de replonger dans les miasmes consternantes des concours, quand on a l'impression que le monde manque pas mal de considération, quand on ressent la douleur un peu au dessus du cœur, quand on a la mâchoire qui se crispe et le poing qui se referme sur du vide, lorsqu'on ne serre qu'un souvenir sur son cœur, ô souvenir, et bien ça fait quand même beaucoup d'impressions. Les impressions ne rassasient pas.

J'attendais le moment où j'aurais commencé à vivre, à goûter la vie que j'aurais tenue dans mes mains, et au lieu de ça, tout est intolérablement incertain. Je suis trop jeune pour écrire ma vie. Rien de ce qui s'imprime aujourd'hui ne survivra à demain, tout sera balayé, tout ce que j'aurais misérablement construit, sans force et égoïste. Il n'y a pas de trame, pas d'histoire. Rien de tout cela n'est vivant.

Je les ai vus enlacés. Noyade dans une rue pavée. La survie était comme dans les bras de l'autre.

J'envie ces amours partagées, ces passions qui s'allument, qui embrasent le coeur et l'esprit, transportent mutuellement. L'unique est un fardeau. J'ai faim de partage. Au lieu de cela, une solitude dans l'attente.

Je voudrais seulement un Nous. Je me donnerais pour un Nous.

vendredi 18 avril 2008

Être malheureux comme les pierres.


"When you give yourself away..." (trad. : "Stoujours le mec des autres qui cloue des fraises aux murs en se donnant l'air triste que la fille soit partie, et, retournement ultime, après ils grimpent sur l'immeuble en cachette pour chanter leur amour. Moi, j'en ai marre."

Tiens, tiens, j'ai couru partout aujourd'hui. Encore heureuse qu'on en puisse pas me taxer de "je-ne-fais-pas-d'efforts" (oui, je songeais à inventer un mot, ça viendra). Dans l'ordre, aujourd'hui j'ai:

- presque gagné (oui c'était aujourd'hui)
- fait des trucs avec les yeux
- fait des trucs avec le reste, mais on voyait moins, déjà xD
- laissé filer un bus (j'ai fait exprès...)
- dormi (un petit peu)
- détourné plein de fraises ("oui oui, on peut pas les garder trop longtemps, hein, qu'est ce que t'en penses?")
- invectivé le mur, les rideaux, le téléphone, le manteau, mais surtout le téléphone
- marché sur Marie pour éteindre le rap à 10h du matin
- nettoyé ma douche (yuuuuuuuucky >.< oui, même le syphon)
- rêvé devant ma fenêtre ensoleillée que le Prince Charmant sur son dragon vienne m'enlever
- rêvé devant ma fenêtre ensoleillée que ma robe chatoyante (pour monter sur le dragon) était arrivée
- travaillé keu même! è_é
- apporté une photo, rapporté la photo, scanné cette même photo, retouché celle-ci pour m'effacer de dessus (un jeu d'enfant, à croire que jprends pas autant de place que je ne le pensais pfiu), pi imprimé la nouvelle ("pourquoi la cabine vibre, hein? Oo"), pi rapporté tous les documents à destination (pi à cause de moi, une employée est morte)
- aéré ma chambre en me mettant au milieu su courant d'air parce que j'avais trop couru
- posté un paquet surprise (noooooooon après tous ces efforts, faites que ça ne se perde paaaaaas @.@)
- mangé des miel pops
- vu Love Actually (>.< uaaaaaaaaaa, jveux être Johanna-a-a-a), fantasmé à mort sur Darcy etc.

C'est ce qu'on appelle une journée tout à fait constructive.

Buala. Maintenant, peux aller dormir, Tigger va pas m'accuser de faire des trucs louches derrière son dos, comme sauver le monde ou libérer les koalas. Non. Moi, les requins ou les petits enfants qui meurent de faim, j'ai arrêté. (prochaine étape, acheter une baignoire pour le bébé requin *.*)

samedi 12 avril 2008


Il faudrait vraiment des routes désertes, avec du soleil et de la poussière. On marcherait tout le jour vers n'importe où ailleurs, et la nuit venue, l'heure serait aux feux de joie et aux transes folks.

mardi 8 avril 2008

Heart Of Glass : "I'm the one you're using please don't push me aside."


J'ai rêvé que j'étais étendue dans un champ de fraises. L'air était lourd de leur parfum capiteux, presque trop mûr. Je sentais sous mes doigts les fruits humides de rosée, leur chair prête à éclater en un désordre rouge et acidulé.

Well, I feel empty-hearted. I do not belong.

Quatre, Cinq, Six, Cueillir du vice

jeudi 3 avril 2008


Le printemps revient, brutalement, trop même, ils auraient pu prévenir qu'après le 21 mars, ON JETTE LE DUFFLE-COAT. Je reviens tous les après-midis en nage (nonon, pas "à la nage", merci Ti pour cette blague que j'ai pas comprite tout de suite), dans des bus remplis de touristes, comme si c'était le dernier bus sur terre qui pouvait les ramener chez eux.

Bref.

Je devrais arrêter d'être aussi pressée de dilapider mon temps avec n'importe qui, dès que l'occasion se présente. Kewl, keep it down. Mais je ne peux pas m'empêcher d'avoir un peu peu ici, toute seule, peur du truc qui se cache sûrement dans l'armoire, surtout depuis que j'ai vu Lady In The Water, les chiens avec de l'herbe dessus là. Et Radio Latina, ça marche pas vraiment, j'ai l'impression d'avoir des étrangers chez moi, genre la bande des Mariachis ou des immigrés mexicains au noir. Dans le placard. Avec les chiens herbeux.


Move.

Special Needs.




Parfois je m'attends juste à ce que la réponse s'imprime sur ma peau, avec l'évidence d'un baiser ou d'une étreinte. Que l'amour nouveau se déverse, cet amour millénaire, qui renaît de celui, usé, qui saute sur toutes les lèvres, ne s'enfonce pas même jusqu'au cœur et coule quelque part entre les cuisses. Je veux le "transcendant d'un visage" (sic.), que le neuf surgisse de l'habitude, je cherche le feu sous la cendre et le phénix entre deux mains entrelacées. Je veux trouver ce qui force les gens à mourir, ce qui les force à vivre, ce qui les pousse à piétiner leurs tripes sur le sol, à étaler leur désespoir sur toutes les faces, ce qui explose lentement derrière les yeux, ce qui fait vomir le cœur.

Fais-moi ressentir. L'amour. Celui qui n'a encore jamais été dit.

mercredi 2 avril 2008

Marcher dans le soir frais. Comme si je lacérais l'air alentour.

Gone Baby Gone.


Je commence à me rendre compte à quel point je t'écorchais vif quand j'avais la maladresse de projeter un avenir sans toi.

Maintenant le reste est inutile, je voudrais seulement retrouver le sentiment d'être à nouveau désirée dans la vie de quelqu'un, et pas seulement comme un fantôme ou une passade fragile, une salle d'attente pour mieux, mais comme quelqu'un de qu'on ne voudrait jamais voir partir, quelqu'un avec qui il est é-vi-dent de construire un avenir, un avenir dont on ne veut absolument pas voir la fin.

Je n'aurais jamais dû. JE N'AURAIS JAMAIS DÛ. Maintenant je ne suis plus grand chose, sinon plus rien.

I miss you so damn much. And I miss the way I was feeling when I was with you.

Forever and ever.