jeudi 23 décembre 2010

Yet somehow, I still have nothing.


Quand j'ai parlé de Creep hier, tout a défilé une énième fois dans ma tête. S'y sont enchaînées No Surprises, Follow Me, et les choeurs d'Avalon. Et j'en parlais comme je parlerais de pays lointains, et j'ai peur de dire "on se retrouvera" parce que je n'y crois presque plus, et que je ne devrais pas dire ça compte tenu des circonstances.

Lorsque je te vois sourire, avec ce truc étrange qui me dit "je suis un tout petit peu heureux en ce moment", j'ai l'impression d'être une voleuse. De prendre à la vie plus que ce que je lui donne. Et je me demande si en fait tu ne te fous pas un peu de ma gueule, après tout, ça me surprendrait moins. Je t'imprimerai sur un morceau neuf, tendre et chaud peut-être, vanilla sweetness.

Au fond de la bibliothèque, je gribouille sur mon cahier: des dessins au bic bleu, des cercles, des hommes difformes. Le widget météo sur l'Iphone annonce 23°Celsius et un grand soleil. Je regarde par la fenêtre: pas d'oiseau lyre, ni la lumière qui doit surement baigner Copacabana en ce moment, et encore moins de mecs bronzés à moitié nus avec leur large dos qui joue dans la lumière, il fait gris, sa race, et on se pèle le jonc. Je rêve de courir sous la pluie, sous des tracks hypnotiques et sous endorphines, ta main dans ma main, mais je suis seule et je n'aime pas les épiphanies solitaires, et en plus j'ai pulmonairement la capacité de courir comme un Depardieu (un mix des deux: 200 kilos et une jambe en moins.)

On ne se refait pas, et j'ai appris à ne pas lutter contre mes obsessions.

I wish I would love someone, someone else, someone new. Special. I hope I will love you.