mercredi 4 mars 2009

J'ai pleuré aujourd'hui. Comme tous les jours à cette heure là.

Dans ces moments-là, je serais sûrement allée me plaindre à toi, tu sais, te confier mes angoisses, encore, te demander sans cesse pourquoi c'est si dur, parfois, de ne pas perdre de vue ce qui nous aide à tenir debout. Tu aurais sûrement dit que j'allais m'en sortir, en prétextant que j'étais hors-norme toussa toussa. Tu m'aurais prise dans tes bras. Comme la fois où j'ai eu 1 et 4 la même journée. Tu m'aurais pris la main. Fuck I miss those things.

J'aime qu'on me prenne par la main, dans la rue. Qu'on m'embrasse devant tout le monde. Tout l'entour disparaît de toute façon, mais il y a dans ce geste comme un défi au monde. Ce monde pour lequel on se déguise, ce monde pour lequel on se trahit. Il y a au moins une vérité, dans ce baiser. Il est ou il n'est pas.

It was a crappy day, a crappy week. Tout les problèmes se massent autour de moi comme si j'étais un aimant. Il ne me suffit pas d'avoir un compte en banque famélique, mais mon esprit aussi, crie famine. Il cherche de quoi se nourrir, une âme à laquelle se colleter, il cherche un coeur ouvert, comme une plaie.

Je n'en peux plus de cette fausse guerre, celle où les mots veulent à chaque fois dire quelque chose, quelque chose de faux, puisque ce ne sont que des mots. Il ne te viendrait sûrement pas à l'idée de te passer d'eux, tu sais, en me caressant la tête.

Je n'en peux plus de voir autant de gens se tromper sur moi, parce que leur curiosité est purement égocentrique et qu'ils ne prennent pas la peine de me regarder vivre.

Je n'en peux plus de ne pas trouver d'adversaire, de frère, d'ami, d'amant assez fort pour rire de tout. On peut rire de tout. You were a match, boy.

Je n'en peux plus de ne trouver autour de moi qu'un vide QUI NE PEUT PAS SE REMPLIR, puisque personne ne le veut vraiment, en fin de compte. Tu ne veux pas de moi, au fond, tu te protèges, et je suis trop polie pour entrer dans la vie de quelqu'un sans qu'on ne m'y traine par la main. Je voudrais bien, pourtant.

Je n'en peux plus de devoir grandir en avalant les angoisses, les vipères, les frustrations sans nom et cet éternelle incompréhension des autres, étrangers. Sans personne pour me tenir la main. J'attends le moment où je pourrai enfin soulager cette douleur, le moment où enfin, je n'aurai plus à expliquer, parce que l'autre saura, simplement.

Les autres. Ceux qui m'entourent sont des murs aux façades aveugles. Ils sont vains. Ils sont vides. Ils sont laideur et mesquinerie. Ou alors ils n'ont juste pas la même vie que moi.