
Déléctables lectures.
Il y a quelque chose de fascinant dans le rien, cette vie fangeuse que les autres mènent, se traîner dans la boue par simple mimétisme et découvrir le plaisir très mal jugé de l'eye contact. Fuck the rules. We're only young once, let's fuck it up right!
I'm dirty-minded.
La routine s'est dissolue, aussi simple qu'un vase que l'on brise, certaine satisfaction d'en voir les morceaux par terre, que l'on s'acharne à faire disparaître.
Au nom de l'art, du kitsch et de la bassesse, échappons à la médiocrité du monde par l'excès et la transgression, les fantasmes d'un érotisme pur, l'innocence dans la dépravation. C'est la seule façon de rester intouché, intouchable, tenter le paradis sans effaroucher St Pierre. Nous ne sommes que des enfants.
"Une brûlure ardente se répandit sous sa peau ; un bouillonnement exquis, partant de son coeur jusque dans les chairs de son ventre. Parcourue de frissons, le corps moite et douloureux, empoignant les draps de ses mains blêmes, elle émit un gémissement intense et terrible puis replongea son regard fiévreux dans le miroir, le plaisir violent qui l'embrasait la faisant presque sourire. Elle se mit à compter les fracas du lent mais puissant tambour qui battait en elle. Ensuite, comme une libération, vint le silence."
"Le bleu du ciel" est la seule poésie qui rassemble mes sentiments actuels de désoeuvrement. Je suis surprise de ce que peut faire naître un auteur par ailleurs d'un incalculable ennui lorsqu'il s'agit de débattre des thèmes de société et d'une quelconque misère de l'existence sociale. Lorsque Georges Bataille nous fait partager l'angoisse, c'est son poème qui vibre.
