Il faudra pleurer partout sauf chez soi, sous la pluie, mordre mon poing de ne pouvoir avancer, de ne pas voir la fin de ce mystère, tendre vers quelque chose d’énorme sans le voir, je sais qu’il y a quelque chose de grand JE LE SAIS j’en suis persuadée, le monde ne tournerait pas depuis aussi longtemps si la vie n’était en fait qu’une farce, je le peux VEUX pas le croire. Je partirai en Alaska s’il le faut, pas seule, non, parce qu’il a regretté de ne pouvoir être heureux, puisque sans partage. Il FAUT que je découvre ce qu’il en est vraiment de cette putain de vie, ce qu’il en est de MOI.
Parfois je me mets à courir, vite, vite, vite, vite, comme pour me dépasser, je veux voir ce qu'il y a au-delà de moi, je vais peut-être me mettre à voler, qui sait, ou sortir de mon corps, me dissoudre. Je tombe toujours lorsque je cours trop longtemps, sur les genoux, et je pleure souvent de rage, de peur, celle de mourir un jour sans savoir ce qu'il y a derrière la vie.
