dimanche 20 janvier 2008

Jerk Life II: When Tomorrow Dies

Lundi, il faudra de nouveau se lever à l’aube, se taire toute la journée, faire les yeux de vache, soupirer après la pluie, sécher les cours avec culpabilité, rêver à des soirées-shaker, aux beaux garçons qui se donnent rendez-vous partout sauf en section SP3 de fac de médecine. Il faudra lire en cachette, s’abandonner sur du Iggy Pop entre deux cours, faire du air guitar dans le métro sur Whatever Happened To My Rock’n Roll, faire taire ce que ce titre soulève d’animal en moi, comme un prédateur, mordre la vie, non pas à pleines dents, mais vicieusement, comme une morsure dans le cou, pour goûter l’homme avant l’abandon.

Il faudra pleurer partout sauf chez soi, sous la pluie, mordre mon poing de ne pouvoir avancer, de ne pas voir la fin de ce mystère, tendre vers quelque chose d’énorme sans le voir, je sais qu’il y a quelque chose de grand JE LE SAIS j’en suis persuadée, le monde ne tournerait pas depuis aussi longtemps si la vie n’était en fait qu’une farce, je le peux VEUX pas le croire. Je partirai en Alaska s’il le faut, pas seule, non, parce qu’il a regretté de ne pouvoir être heureux, puisque sans partage. Il FAUT que je découvre ce qu’il en est vraiment de cette putain de vie, ce qu’il en est de MOI.


Parfois je me mets à courir, vite, vite, vite, vite, comme pour me dépasser, je veux voir ce qu'il y a au-delà de moi, je vais peut-être me mettre à voler, qui sait, ou sortir de mon corps, me dissoudre. Je tombe toujours lorsque je cours trop longtemps, sur les genoux, et je pleure souvent de rage, de peur, celle de mourir un jour sans savoir ce qu'il y a derrière la vie.