Ils ont la courbe du dos en tentation à lire des doigts.
Des chemins à couler le regard, des omoplates en collines de bas côté, des côtes en colonnes à glisser.
Ils ont à la base du cou une saillance qui se meut en entraînant les sens.
Une douceur à nicher leur odeur, une peau plus fine aux allures de refuge, une fugue à l’appel envoûtant.
Ils ont dans l’avant-bras un sillon qui se creuse aux mouvements.
Une onde à faire tanguer les envies, une marque à demander la prison de ce pli, un attrait à soupirer en silence.
Ils ont un aimant juste au-dessus du dernier bouton de chemise.
Un gouffre à plonger en secret l’indiscrétion, une promesse à esquisser des projets, une suggestion à troubler les mines de rien.
Les hommes ne soupçonnent pas combien le parcours des yeux n’est pas leur privilège. Ni combien les formes et les gorges ne sont pas le nôtre.
Mon regard sage ment et je vois à la source de mon ode. Vos corps ont des cris que j’aime à lire tout bas.
