Boogie-Woogie night, mates.
J'aime les émissions nocturnes, genre "Une voix dans la nuit", qui te rappelle qu'il y a des millions de noctambules ou insomniaques dans la France entière, et franchement, on dirait qu'ils ont cent fois plus de problèmes que le commun des diurnes. Et le "papillon de nuit" était un homme... euh une femme, pardon, qui avait de la présence, même par radio interposée.
Je dérive un peu, je me laisse flotter. Je sors par la fenêtre, l'air est glacial, mais je ne sens que le mouvement du vent, pas sa morsure. Il y a quelque chose à attraper dans le ciel, marbré de gris ce soir encore. Je tends le bras et je touche au plus haut, je sens le relief des étoiles. Et je tombe. Encore et encore. Il n'y a pas de fond à ce gouffre, seulement le vertige.
Il n'y a pas grand chose à dire sur moi tout compte fait. A part qu'il se creuse quelque chose de toujours plus profond, à l'image de ce vide, je vais sûrement y tomber aussi, c'est drôle, tomber à l'intérieur de moi, je vais ptet me régénérer en mini-dracosire.
