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Stay Little Valentine.... Stay.... Each day is Valentine’s Day....
La moquette et la pièce enfumée, une lumière tamisée, Chet Baker mérite le Jazz Ambiance.
J’ai eu envie de te voir, malgré l’accroc un peu plus tôt dans la soirée, alors j’ai fait appel à nos meilleurs souvenirs. Tu es comme apparu à mes côtés, fort et chaud, souriant dans le noir. Et je suis restée éveillée jusqu’au jour, de peur que tu ne partes si je m’endormais. Tu ne t’en souviens sûrement pas, mais nous avons discuté toute la nuit et regardé le jour se lever. C’était ce toi qui m’attendait à la sortie de ma fac les soirs d’hiver, et ce moi qui ne pouvait pas monter sur ton vélo trop grand. Comme le temps nous change ! Je me suis endormie sur le petit jour, et tu chantais « you’re my favourite work of art » en me tenant près de toi.
Réveillée, il ne restait que Chet Baker. Stay Little Valentine… Stay… Each day is Valentine’s Day…
Les profs partent en vacances et d’une certaine façon, nous aussi :D Mardi et Vendredis libres, cours qui sautent, un Halloween festif et plus que grivois, med c’est aussi quand ya pas cours xD
[ Dream_Cut
Alexandre me porte sur son dos, Lothie les yeux fermés, « humming My Funny Valentine ». On s’arrête devant un passage piéton, et tu te tiens là toi aussi, seulement je ne te vois pas. « C’est toujours dans les yeux que les gens sont les plus tristes. Parfois quand j’ai le cœur qui fait mal, je regarde autour de moi et je vois aussi la tristesse des autres, comme si la mienne était un laisser-passer au partage. Je peux presque tendre le bras et la toucher, elle paraît si palpable, si proche. Et soudain je me rends compte que cette tristesse, ce n’est pas la leur, c’est la mienne qui déteint partout. Et je pleure, et tout disparaît jusqu’à la prochaine fois ». Je tends le bras et c’est toi que je touche. Mais je ne le sais toujours pas.]
Il suffirait que je me taise. Mais ça hurle à l’intérieur, quelque chose qui me dit de ne pas me trahir moi-même, de ne pas me mentir, parce que ça fait vraiment trop mal, parce que c’est bien plus douloureux que la vérité.
Quatre sketches aujourd’hui, dont un vraiment trop mi, rappelle moi de te les montrer à la prochaine occasion. J’avance dans Auto-da-fé, en essayant de ne pas corner la couverture, entreprise méga-difficile, et j’essaye de ne pas ouvrir le livre trop grand quand je pense au regard réprobateur que tu vas me lancer lorsque tu verras que le livre n’a plus l’air de sortir de l’usine. Du coup, on dirait que je lis en essayant de montrer la couverture aux autres dans le métro, pathétique, mais nécessaire.
