dimanche 14 octobre 2007

Oh! Sweet Nuthin'

C'est dimanche, 15h et un énorme pot de nutella à la main, j'écoute The Velvet Underground. Et je me dis que le monde autour de moi est assez mal foutu, ou alors c'est moi, ça doit être plus probable. Ca manque de vie, tout est trop installé ou alors en attente, d'où l'aide plus que précieuse du pot de nutella. Oh sweet nuthin'

Je voudrais que les gens soient aussi enthousiastes que moi sur l'avenir, je voudrais faire des projets avec eux comme j'en faisais avec Alexandre qui, je l'annonce officiellement, a tenu ses promesses, et ça c'est un grand pas en avant pour nous deux, même si ça signifie qu'on ne se reverra plus jamais... :D

Je voudrais rencontrer des gens qui soient forts, pour pouvoir apprendre à leur contact, je voudrais pouvoir avancer moi aussi, arrêter de m'interroger sur ma vraie valeur, arrêter de chercher sans cesse la reconnaissance ou un amour que je ne peux pas forcer *Lothie plonge la cuillère dans le pot*

Et je me dis que vouloir c'est ce qui nous prouve qu'on est en vie. Etre exigeants, c'était la règle qu'on s'était fixés tous les deux. Ne jamais se laisser avoir par la facilité, ne jamais s'endormir, être constamment en éveil, vouloir des choses, toujours plus de choses, pour sentir ce manque, parce qu'avoir besoin de quelque chose, c'est toujours le commencement d'une quête.

J'ai besoin d'amour, d'affection, de sentir que c'est de moi qu'on a besoin et que c'est ce qui compte, à deux on peut avancer dans le même direction. J'ai toujours été fusionnelle dans mes histoires d'amour, c'est pour ça qu'elles n'ont pas survécu, sauf ma première, mais il vient de partir, et ça au nom de nous justement, c'est un peu comme dans les livres, rien ne sera jamais plus beau que dans les livres, on a reçu le rêve trop tôt et on ne peut plus imaginer quelque chose de différent, de moins brillant que ça.


"Ton nom est dans mon coeur comme dans un grelot,
Et comme tout le temps, Roxane, je frissonne,
Tout le temps, le grelot s'agite, et le nom sonne!"


Je voudrais retrouver ce début, où l'on a encore peur, mais de quelque chose qu'on ne connaît pas, et pas de quelque chose que l'on voit arriver, où l'on a encore peur de surprendre l'autre et non pas de le quitter. Je veux l'inconnu, je veux ce ciel vierge, je veux cette passion neuve, ce feu qui dévaste, je veux pouvoir me dire que si je disparais, il y aura toujours ce coeur en flammes quelque part.

Mais quand on disparaît, on vous remplace. Les autres se remettent bien mieux qu'on ne peut le faire, sûrement parce qu'on attendait plus d'eux qu'ils n'en attendaient de nous.

Je voudrais qu'on soit exigeant envers moi et qu'on reconnaisse ensuite mes efforts, pour que je puisse toujours avancer vers ce qui nous rendra heureux, parce qu'il faut à tout prix que ce "nous" soit possible, et la seule personne qui me faisait avancer vient de s'effacer pour me laisser la possibilité de vivre quelque chose de mieux. Mais je ne vis pas mieux. Je perds ce qui me maintenait dans un état de constant effort, ces défis à relever, puisque je contente déjà ceux qui restent, ils ne cherchent rien de plus en moi que le peu qu'ils aperçoivent.

Je vais mourir.

Je commence déjà à changer. A me dire que je peux arrêter de me battre pour ce que les gens ne regardent même pas, que je peux arrêter de faire des efforts que personne ne les remarque. Cette exigeance je ne peux pas me l'imposer à moi même, je ne peux pas devenir meilleure parce que je le veux, mais je le pouvais parce que je pensais que ça nous aiderait tous les deux à avancer. Et j'étais aussi dure avec toi parce que je savais que tu m'aimais, que tu nous aimais, cette image de nous, ce deux. Et on a voulu que ce deux survive quelque part, quelque chose d'absolument pur, sans aucune ombre au tableau, alors on a fait cette promesse stupide.

Et voilà. Je ne suis plus qu'un encore une fois.