Résultat d'un petit défi: 15 minutes pour composer un petit madrigal sur soi et l'amour.
Lothie mollement allongée dans l'herbe douce
Levait les yeux sur un azur marbré d'ivoire,
Sur le ruisseau clapotant et la feuille rousse,
L'air brisé s'échouant sur le lever du soir.
L'instant se fige.
Le front nuageux, l’œil noir et la moue ardente
Elle entend son cœur défaire de vieux amours.
Déracinés, brûlants baisers, fêtes galantes
Ils se noient sans fin dans un tumulte sourd.
Le temps reprend sa course.
Elle entend à nouveau le chant de l'oiseau perché
Car sur le chemin de pierre apparaît l'Amant
Et c'est ainsi qu'il faut rêver d'éternité
Les mains tendues, le cœur crevé, les lèvres en sang
Urgh. Par contre, Alex gère le contre-la-montre comme un as, son poème est un petit bijou :) (n'empêche c'est du gâchis ce que tu fais xd)
Je suis sortie prendre un peu l'air et avec un temps comme ça, plus rien n'a d'importance :) Le soleil chauffe vraiment, il y a une petite brise, ça sent bon la cuisine, les gens sont en t-shirt et assis dehors, ils rient, sourient, ils profitent quoi. Moi aussi.
Je m'allonge sur le parquet dans ma chambre, il y a un carré de soleil spécial pour moi (mégalomanie quand tu nous tieeens), je suis là, les yeux fermés et je pense à... mhmmmm... franchement... euh... ah tiens, si, il y a une image de nous lorsqu'on est allés à Dieppe, et que je me suis cassée la figure sur les galets, j'ai encore la cicatrice, merci... et là... je suis le nez dans l'herbe, je crois qu'on assiste à un pseudo coucher de soleil aux Sablons, avec de la Piña Colada... et là... ben là je suis toute seule, ah non, tiens, Charlie dort le museau sur mon ventre, il fait au moins aussi chaud qu'ici, il est tout chaud lui aussi... et... là je me souviens de notre excursion entre filles à Deauville... sous le soleil (30 dernieres minutes), les châteaux de sable... et... là... le seul truc qui me vient à l'esprit, c'est que j'ai envie de faire l'amour, là maintenant... oui je sais, chassez le naturel... mais c'est l'été merde xD
J'ai envie de voir les eaux-fortes de Rembrandt ou aller au Louvre ou à Orsay, avec mon carnet à dessins, voir les marbres et les bronzes. Souvent devant ces marbres, je fais des rêves éveillés, je me vois embrasser, caresser et lécher cette forme froide, je rêve d'y planter mes dents, de la voir se changer en lait ou en pâte à pain. Je rêve que je me presse contre Mars, que je l'étreins ou que je m'allonge tout près, silence, entendre quelque chose battre, c'est peut-être le génie. Je voudrais que tu les voies comme je les vois. Du coup, j'en oublie parfois de dessiner. Les gens se demandent peut-être ce que fait une gosse de 8 ans avec la main suspendue au dessus d'un cahier, le regard vide.
Je vais m'acheter un vélo, je vais pouvoir insulter ces connards d'automobilistes, comme tout le monde.
Pitichat reviens, je voulais pas dire çaaaaaaaaaaaaaa-a-a-a... T.T
