mercredi 11 juillet 2007

"Le Poète, l'Amour du Beau, voilà sa foi, / L'azur, son étendard, et l'Idéal sa loi!"

Puru-puru. Wawa.

J'ai l'impression d'avoir fait une bonne action, alors qu'en fait il n'y a pas vraiment de quoi ; je vais forcément le regretter après, mais sur le coup pppppppppffffffffffffffffiu ça soulage :p (jvais me prendre une baffe en plus, je la sens courir jusqu'à moi ;p)

Ai enfin appris les véritables définitions de "procrastination", "prophylaxie", "truisme", "palinodie", "emphysème", "oecuménisme", "uræus", "usufruit" (par contre "nue-propriété" toujours pas), "couventine" et "ascidie", je vais pouvoir les employer sans sueurs froides à la pensée que l'autre saurait peut-être ce que c'est (certains mots laissent à penser qu'ils désignent de petits animaux à fourrure, j'y peux rien moi...)
Et je sais enfin que l'anthracite c'est du charbon.
Bon en même temps ça m'étonnerait que je m'en souvienne longtemps :p
Et je n'arrive pas à me figurer quelqu'un qui parle en "grasseyant". J'attends une démonstration.

Watashi wa genki !


Une fois n'est pas coutume, je lis la préface des "Fêtes Galantes" (tiens, surprise, de Léo Ferré): "La complaisance dans le malheur est un signe évident de la création artistique. Le malheur luit, devant soi, l'on s’y jette et l'on s’y damne. Il n'est de beauté que dans la tristesse." Verlaine variait avec la lune, comme nous autres Saturniens mélancoliques en subissons les marées.


"Les Sages d'autrefois, qui valaient bien ceux-ci,
Crurent, et c'est un point encor mal éclairci,
Lire au ciel les bonheurs ainsi que les désastres,
Et que chaque âme était liée à l'un des astres.
(On a beaucoup raillé, sans penser que souvent
Le rire était ridicule autant que décevant,
Cette explication du mystère nocturne.)
Or ceux là qui sont nés sous le signe de SATURNE,
Fauve planète, chère aux nécromanciens,
Ont entre tous, d'après les grimoires anciens,
Bonne part de malheur et bonne part de bile.
L'Imagination, inquiète et débile,
Vient rendre nul en eux l'effort de la Raison.
Dans leurs veines le sang, subtil comme un poison,
Brûlant comme une lave, et rare, coule et roule
Et grésillant leur triste Idéal qui s'écroule.
Tels les Saturniens doivent souffrir et tels
Mourir, - en admettant que nous soyons mortels, -
Leur plan de vie étant dessiné ligne à ligne
Par la logique d'une Influence maligne."


Ca me rappelle les "cercles littéraires" (le sexchan au complet), dans la cave d'Alexandre (il y fait nuit dès 14h30 :p), hauts perchés :), refaisant sans fin le monde, méditant sur la beauté et le plaisir si accessibles, en écoutant Lou Reed, les Rolling Stones ou Led Zep, et en scandant les Contemplations à haute voix. Un à deux rendez-vous par an. Au-delà, on risque de ne jamais sortir de cette cave, à pleurer entre nous (la descente est parfois dure) et à entamer un suicide collectif (l'acide, ça ronge les dents, tu meurs vite de faim après ça) :) On se prenait franchement pour des hédonistes, adeptes forcenés du Carpe Diem, alors qu’en vérité chacun était là pour enterrer quelque chose… et la plupart du temps quelqu’un.
Ils finiront par grandir, de la même façon que tout le monde finit par me déserter :p



C'est étonnant comme les mots qu'on aimerait entendre sur lèvres de son amant se dessinent sur ceux qui simplement vous aiment.



« Si Adelita se fuera con otro, la segueria por tierra y por mar… » (quand tu vois les « Mariachis » ça fait tout de suite moins classe)

Faire un coquillage. Défaire un coquillage. Faire l'amour. Défaire l'amour.

Je dois aller voir un psy ? Ptet que je suis vraiment malade de la tête hein :p